‹ Les deux cochers de Québec [microforme]Chapitre 31 sur 36 · AE ES SO · texte numérisé non relu

AE ES SO

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pleure ses deux beaux Adolphes, mais, bientôt pour nous consoler, ils seront marqués.au front et-faits, peut-être, tous deux, chevaliers ou barons anglais, pour porter leur honte de français pervertis et maudits.

Qui des deux, sera le mieux apprécié ? .

Sera-ce le cadet ou bien plutôt l’ainé ?

Déjà, la mort de Riel, les a fort également illustrés.

Ils attendent, tous trois, leur monument funèbre et leur récompense nationale.

Ils l’auront !

Siré que tard, (Sir Hector) des trois, le plus gros chefre, toujours assis, entre le zist et le zeste, guettant le vent et le courant, pour se soumettre, sans se démettre, entrainant ses parents, ses gendres ;

ce froid mathématicien, prédestiné au :

chiffre 3%, accompagné d: tous ses coéff-

cients, et calculant toujours entre la #lace

fondante et l’eau ; il a, celui là, mérité

de

rai

depuis longtemps, s ‘ son monument funéraire, ses insignes et ses décorations.

Son thermomètre et ses lorgnons, Tous ses grelots, tous ses pompons, Son ticket et son numéro !

Nihil ! pro bono publico !

Langevin, s'étant fait élire maire de Québec, par les votes des quelques marmitons du Séminaire et de ses frères, pensa devoir, plus tard, se proclamer, lui-même, et tout le premier, légalement, député de

Québec, élu unanimement ; etce, malgré les protestations, venues publiquement, de toutes parts et par un écrit officiel.

Il n’eut pas besoin, de faire, entendre la voix rauque, de son fidèle confrère, le commode officier rapporteur, Hébert, qui devint tout-à-coup, aveugle, sourd et muet, en même temps.

Celui-ci, put gagner, par son silence et par son complaisant serment, sa place, son titre d'honneur, avec celui de. son maitre,

et inscrire ainsi leurs noms, le même jour, à la même heure, dans la même page de notre histoire. Le peuple s’en souviendra et le dira longtemps, dans ses foyers. :

Plus tard, repoussé, dans Québec, chassé de Dorchester, refusé de Rimouski et battu, par le brave et l’honnête Tremblay, à Charlevoix, enfin, répudié de tous les siens, Sir Hector, se refugia, à Trois-Rivières, ramassé par Johny. Cette fois, Langevin, la Force du parti, mais qui sait encore mieux, “ faire le mort,” que son chef Johny fait ses mo?” ic:s,fut cette fois moins arrogant et plus pl: at. Se souvenant de son gros casque, tr avé sur le chemin du Nord, donné et fait par Baby, aux fins de l’amener, en Angleterre, et de le ramener ici, pour amuser, avec lui, les électeurs de Québec, au profit des entrepreneurs insatiables du Grand Tronc et de Cartier, leur premier ministre et leur agent doublement payé, Langevin, ne voulut pas lais-

ser le député McDougall, s’en aller, la tête

nue. |

Il lui promit et lui donna, aussi, un casque, un bonnet de juge, qu’il acheta de

ses électeurs.

Ce petit chapelier politique est, aujourd’hui devenu le plus grand, de nos coiffeurs, à la mode tory. Quel ministre populaire et chéri des électeurs, et quel libéral fournisseur ?

C’est bien là, le vrai chef des honnêtes gens, et des pendards, indépendants élèves de Cartier.

IT est aussi, le seul et le vrai représentant, nous dit-on, de Lafontaine et de Baldwin, si non de Papinean.

‘Il manufacture les gouvernements et.

les premiers ministres, avec les conseillers législatifs et a sauvé, de plus, le pays de l’inexorable Letellier, qui ne voulût pas sanctionner la fameuse loi-Angers, qui faisait main basse, sur les tribunaux réguliers, sur la loi fondamentale et la foi

scale tie du contrat et sur le droit sacré de la nropriétée.

Le Marquis de Lorne, Johny, lui-même, et en Angleterre, aussi, l’on voulut bien

sauver les prérogatives de la Couronne,

mais, Langevin et les siens préférèrent Robitaille, Mousseau, Ross, Sénécal et Chapleau et toute la maison bleue, avec le cordon bleu, d'Ottawa.

Lafontaine, en eût fait autant, dit-on.

Sont-ils, sérieux, vraiment, ces hommés

responsables à la facon des coupeurs de gorges ? , \”

Pour mieux, prouver, leur indépendance, ils ont depuis, pendu Riel, en riant au nez des électeurs.

Langevin, ministres des travaux publics, scût toujours accepter, avec beaucoup de bonheur et d'honneur, des plus rusés entrepreneurs, et, cela, publiquement, leurs

épingles magnifiques, pour mieux piquer

les contrats, et y attacher les extras !

À Paris, cependant, TESTE, ministre, aussi, fut envoyé aux galères, pour avoir,

permis, à sa femme, d'accepter un tout petit rubis.

Quels drôles de pays et pourtant si maudit ! |

BelKnap, fut banni par Grant, pour le même délit, aux Etats-Unis.

On voulait mettre, l'honneur à l'abri, et faire triompher la modestie, la pudeur, sauver le caractère des hommes publics, celui des ministres et celui des administrateurs honnêtes. On fit un exemple ;

Îci, on en rit! Langevin reçoit ses épingles et Johny aussi, en se frottant les mains, de contentement. Bien des honnêtes gens, sans compter notre Corporation, profitent de leurs leçons.

Oh ! nous avons un sacré pays !

On a nos Whites, nos McCarthys, nos

MeGreevys, nos Babys, et le pire partitory, du monde, peut-être.

. Aux Etats-Unis, en Angleterre, quand

les coupables sont pris on les punit; aussi, ils n’y retournent plus.

Ici, la majorité parlementaire, les licencie et leur donne des prix !

Si je mens, mes enfants, punissez moi, aussi.

Les sauvages et les métis, du Nord- Ouest, ces. perspicaces infidèles et malheureux compagnons de Riel, avaient bien pressenti, mieux que nous, le patriotisme, la religion et la colonisation, à la Valin, de Langevin, chevalier anglais, compagnons de St. Grégoire et enfin, compère des orangistes, en même temps.

Les pauvres sauvages, mais, ce n’est pas leur faute, ont été chassés ou pendus, en rctour de leurs prières et de leur neuvaine, faite à l’apôtre de Pembina, puis, Langevin, a été canonisé dans son nouveau canton avec les siens. Caron, a dansé de joie, autour de l’échafaud des suppliants et, Chapleau, les a pendus.

Heureusement, qu'une voix tombée du ciel est vesue nous consoler un peu et nous réveiller.

L’'Archevêque Taché a voulu nous défendre et confesser publiquement la lâcheté de nos trois ministres si pleins de cruauté.

La mort de Riel a jeté un grand cri de ralliement ; nous l’avons entendu, et nous saurons repousser encore toute politique ‘barbare et sans justice, qui ne veut que :

des titres ou des cordons dorés.

Hélas ! que le père Provençal eût beaucoup pleuré.

Tout le sacrifice n’est pas encore .consommé, et l’école de Cartier, n’est pas fermée.

Au banquet de la confédération, ce festin de Balthasar, nous n'étions d’abord que deux convives d'invités. Nous sommes, aujourd’hui déjà SEPT, en attendant le hui-

tième ; et, déjà, les mauvais serviteurs ont enlevé ou dérobé tous les plats. On a voulut nous étouffer, nous fermer la bouche ; on nous a lié les bras, mais on a pu

nous arracher encore, ni le cœur, ni la foi. a

Pour nous servir et nous conserver les restes, Cartier, le chef de la cuisine anglaise, nous a laissé que soixante-cinq serviteurs, paralysés dans nos chambres législatives, sans jamais pouvoir aug.nenter le nombre de nos repr ésentants, et.les survenants augmentent, toujours.

Sur ce chiffre insuffisant, treize (nombre fatal) ont les mencttes anglaises, dans les treize comtés anglais, formés par lui, dans le Bas-Canada, cet enfant, venu de la France, qu’il a trop serré dans ses langes et aujourd'hui livré aux caprices de parrains cruels, qui n’ont pas voulu même lui donner, au baptême, un nom français, et l'appellent, leur cher Dominion.

Ils voulurent l’ étouffer dans son berceau.

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Citier, voyez-vous, avait déjà livré son cœur à Londres, où il désirait mourir, a-t-il dit. |

Ses vœux ont été accomplis. Il nous a laissé, cependant, son corps en partage pour

le faire promenader avant de le faire

enterrer. Sa famille éplorée, a préféré, néanmoins, rester à Paris pour toujorrs, et porter son long deuil, à l'étranger.

Paix à ses ossements, mais justice à ses œuvres ! que l’histoire et le peuple, ont droit de juger, maintenant, au profit de la postérité.

On a droit dé lire, aujourd’hui, son testament politique.

Dans ce testament, notre chef de famille, a trop livré les siens aux caprices d’une

protectrice étrangère qui ne fut pas tou-

Jours pour nous, une marâtre impitoyable ; mais, le père Provençal, ce bon père cana- dien, ce bon cocher du peuple, eût préféré | toujours la France à l'Angleterre, comme gardienne de ses enfants.

fl.

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