SIXIÈME PARTIE
Vous-avez dû,mes enfants, bien reposer, cette nuit, après la fatigue de notre fête d’hier. Aujourd’hui, plus de danse, plus de Jeux, plus de ris, plus de chant !
Travaillons, sérieusement, tous ensemble, pour Dieu et pour la Patrie.
Chacun à sa place, à sa besogne, à son métier. Aimons-nous, les uns, les autres:
Charité!
Que les filles aident à leur mère et les garçons à leur père, sans oublier tous nos frères et tous nos bons voisins.
Soyons tous du même parti politique, celui du travail.
Le travail de l’homme est le plus bel hommage, fait au Créateur, la plus noble prière offerte à Dieu.
Malgré nos hivers, il nous a donné un beau pays.
Il faut donc le conserver, à tout prix, le cultiver, l’enrichir et le défendre, courageusement.
Son avenir, appartient aux jeunes gens,
aux bras les plus vigoureux, aux hom-
mes de cœur, aux bons ouvriers, aux cultivateurs.
Il faut plus de défricheurs, moins d'hommes de profession et plus d'agriculteurs.
Emparons naus du sol, d’abord ; c’est la
. seule richesse, solide et stable de la nation.
Qu'importe, absolument pour nous, 1*s enfants et les vieillards du peuple, les rancunes, le nom, la gloire ou les profits passagers des partis politiques ?
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Rouges ou bleus, nous voulons être unis, comme autrefois, nos ancêtres, et rester de l’école libérale et progressive,et, demeurer, partout, des honnêtes gens.
Ce sont lesactes et non les hommes que nous préférons, et nous aimons la justice, le devoir, avant tout.
Nous ne voulons pas marcher à quatre pattes, ni de reculons. Nous voulons marcher droit, porter le front haut et sans tache, la main sur le cœur, dont un gros sol de cuivre ou une médaille de clinquant, ne sauraient en cacher le battement.
Nous devons choisir, librement, nos hommes et nos terres, et no1is soustraire aux usurpateurs, spéculateurs, ou dilapidateurs, aux trop grands ‘seigneurs et tyrans.
Riel est mort, mais, non la nation. Nous saurons le prouver aux prochaines élections.
Le peuple est souverain.
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Lé droit divin, en politique, ést aux homes qui savent librenent ét largement, bien choisir, leurs rois et leurs représentants, qui he sont pas toute la nation, par héritage du sang.
Les tyrans héréditaires ou usurpateurs s’en vont, quoi qu’on en dise, au vent de la liberté des peuples plus modernes qui
veulent choisir, leurs serviteurs, les ré- . compenser, dignement, .ou les rejeter par
le suffrage universel.
L'aristocratie s’en va, malgré la tyrannie, et les peuples marchent vers la justice
” égale et la fraternité générale.
O nobles du jour, cnsolez vous ; vous conserverez, néanmoins, vos titres dans l’histoire.
. Ministres, pendards, vous vivrez tout comme Riel, dans la mémoire du peuple’!
Vous fûtes ses vilains bourreaux, Riel, fut le noble martyr de sa patrie, le défen-
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seur de ses foyers, du droit des gens.
Syum cuique ! |
Il demandait, depuis longtemps, justice
. et protection, contre les envahisseurs,
voulant vivre et mourir, sur le sol natal.
On a voulu l’en chasser : Il lui a fallu céder, devant les tyrans, pour éviter l’effusion du sang.
. De Riel, suppliant en vain, depuis si longtemps, pour les siens. vous en avez fait un belligérant, malgré lui, en tirant les premiers, sur les opprimés.
McPherson, dormait toujours sur sa chaise, devant Royal, plaidant la juste cause des métis. Crozier et Middleton, tuaient ceux qui demandaient d’épargner les femmes et les enfants. Riel, ne pouvant obtenir justice, et ne voulant pas se sauver, lui-même, avec Dumont, se rendi, volontairement, pour aider sa nation et arrêter la dévastation générale.
Vous l’avez jeté dans les fers, impitoyablement. Vous l’avez pendn, comme le
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