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plus vil des meurtriers, le plus grands des scélérats, après, l'avoir torturé jusqu’à le jeter dans une noble folie, que vous n’avez voulu guérir que par la corde.
Ils n'étaient qu’une poignée de Métis, armés de méchants fusils, sans mitrailleuse, sans cartouches, sans provisions, et vous étiez une armée !
Leurs propres maisons, leurs églises, leurs propriétées ont.été brûlées et sacca- gées et, vous avez tiré les premiers !
Sont-ils. donc, les seuls auteurs de ce
carnage, de la destruction générale et de .
la mort des leurs ?
À qui la faute, si de pauvres sauvages, trevant de faim et pourchassés par les
blancs, ont versé le sang des leurs, et celui de leurs ennemis, dans leur fureur bar-
bare et surrexcitée par leurs tyrans ?
Vous n’avez, jamais voulu écouter leurs justes plaintes, ni leur rendre justice.
Hommes politiques et sans pitié, spoliateurs inassouvis, il vous fallait, de plus, le
dé
sang des métis, qui, jusque là, du moins, avaient pu contenir la fureur des sauvages dont vous vous moquiez.
‘Vos ministres protestants, tout comme nos missionnaires catholiques, se sont plaints, publiquement, de la voracité de vos blancs, et de leur immoralité.
Vous avez pendus les métis, les pauvres sauvages, aussi ; et vous avez épargné, sauvé et récompensé vos blancs, énivrés de leurs exactions. A qui sera la faute, ancore, si les enfants vivants de ces sauvages massacrés, usent, plus tard, de répresailles ? Vous avez tué les métis, ces amis de la civilisation, qui tenaient les bras vengeurs de ces barbares! suppliants!
Tout un peuple, demande, à genoux, clémence, pour tous les opprimés.
Non, il vous faut encore des victimes, pour plaire aux oppresseurs !
Vous voulez conserver le pouvoir absolu, le droit des tyrans !
- Vous voulez, blesser au cœur toute une