‹ Les deux cochers de Québec [microforme]Chapitre 4 sur 36 · AUX · texte numérisé non relu

AUX

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et tous:

des

uces

lotvent sort.

:s et 1 deent, s nOSient tout

Sans

retour, les têtes de nos grand-pères ou déjà saupoudré les mèches de cheveux de nos tendres mères.

C’est le temps, pour les vieillards pas trop refroidis d’essayer de réchauffer en eux et de räppeler quelques bons et utiles souvenirs du passé, ne füt-ce que pour instruire où amuser leurs petits enfants, en ce jour de raffollement et de leurs joies si naives, lorsqu'ils voient tomber la première bordée de neige et le vent du nord en soulever la première poudrerie qu’il leur jette dans la figure pour rafraîchir leur teint rembruni par les chaleurs de l'été.

Une glissade dans la longue côte du pas-

sé, leur plaît toujours.

Une petite histoire auprès du poële et qu'ils sauront bien transinettre à leurs des-

cendants ne sait rarement les ennuyer en

ce jour de fête annuelle et. si pleine de

uaieté. | C’est par cette tradition et ces contes si

sincères dans la famille que se forme l’his-

LA

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méconnu de ses contemporains, trop oublié

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toire la plus vraie du peuple et qui transmet à la postérité les noms et les actions louables de ses plus humbles enfants tout comme les bassesses des plus hautains.

Rien ne saurait étouffer à jamais cette voix commune quand elle a parlé dans les hameaux en jetant ses échos tout autour des châteaux et jusque sur les toits des

palais.

A l'abri de l’aquilon, je viens raconter au foyer un bien humble et vrai, récit et aux plus jeunes, l’histoire d’un humble moineau que j'ai connu vieux dans ‘mon enfance, tirant d’une patte et battant de l’aîle en ces climats rigoureux.

Il fut toujours content de pouvoir vivre sur ses vieux jours des provisions qu’il avait su ramasser sur la voie publique, après avoir indiqué aux siens l’endroit où placer

leur nid pour gagner plus facilement leur

nourriture et celle de leurs petits.

Il est mort comme tant d’autres, trop

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de ses disciples, et jusqu'ici dédaigné de nos grands historiens.

Essayons de le faire revivre un instant

dans votre mémoire, mes enfants, vous qui

êtes si joyeux de voir voltiger si gaiment ces olseaux de neige qui nous reviennent en ce jour, danser leur ronde annuelle de la Ste Catherine. *

“Notre spirituel chroniqueur sur les vieux habitants de notre rue St-Jean, feu le Dr LaRue, a passé trop fièrement devant

J’humble demeure du héros de mon his-

toire et sans détourner la tête un seul instant.

M. “ Lemoine aux oiseaux ” comme le peuple de nos faubourgs l'appelle. dans l'originalité naturelle de son langage, ou notre savant historien et prolifique ornithologiste, comme le désignent les gros savants de la ville, M. Lemoine n’en a rien dit, non plus.

Et pourtant a-t-il écrit sur tous les sujets, parlé et reparlé de tous nos oiseaux,

PAR à, PR

chassé et rechassé dans tous les vieux châteaux.

Mais pour nous, hélas, il a semblé trop oublier nos boutiques, nos chaumières, nos oiseaux si aimés.

Il a préféré hanter les vieux manoirs.

Il vient encore de nous annoncer une nouvelle avalanche de légendes nobiliaires.

Compilateur impayable, tenant la pioche ou la pelle à la maiïn, et sa sabretache rempli de parchemins, il remue sans cesse la terre ou la neige, monte ou descend les escaliers, fouille dans les cüisines ou dans les greniers, il ébranle et sonde les murailles des vieux châteaux dans son insatiable ambition d’étonner les plus gros savants ou d’étourdir, encore plus,les étourneaux de tous les pays.

À chaque retour des saisons, 1l ne manque jamais de nous parler de novo du plumage ou du vol du même oiseau et de raconter ub ovoda vie qu’il mène en chantant tout près de ses créneaux ou de ses places d’eau.

URSS |, EP

Nos moineaux de piace restent toujours plus ignorés ou négligés,

Dans notre noblesse volatile, tous les oiseaux: les plus utiles ne sont pas pourtant toujours des Condors ni des Aiglons, des Corbeaux ni des Goëlands,

Notre peuple encore enfant aime de préférence les petits oiseaux de neige, ses colombes et ses pigeons domestiques, les

oiseaux de place qui rasent plus la terre

et chantent sur les places publiques ; ceux-

là il ne les oublie jamais.

Je viens en causer aujourd’hui. A d’autres la tâche trop difficile d'asieer les plus gros corbeaux.

Comme les cœurs tendres et compatis-.

sants je vois toujours avec plaisir les ébats plus naturels des oiseaux les plus petits, mais plus choyés des enfants.

‘Quelle réjouissance, en ce jour. en les

voyant voltiger si gaiment en file tout le long de nos rues, tantôt en glissant, tantôt

en courant, revêtus de leurs plus chauds plu-

NU

mages, puis aller s'abattre en peletons sur Feurs nids journaliers, dans le voisinage de leur église ou de leurs casernes détruites, comme pour invoquer Notre-Dame de bon secours ou prier en plein air le Dieu des armées.

Pauvres pigeons voyageurs, mais apprivoisés, demeurez donc nos hôtes enrégimentés, bien disciplinés et tous bien numérotés. | |

Ayez aussi vos joies et vos espérances.

V'oici le temps de la moisson sinon de l’abondance.

Les enfants sauront bien demander à leurs pères quelques grains de froment pour Vous nourrir suffisamment durant l'hiver. |

Qui osera vous détruire ? la loi? Non!

jamais ! Les enfants vous protègeront toujours. Ils sont vos meilleurs amis. Vivez en paix: leurs mères vous aimeront à leur tour. Aussi, les voyez-vous, ces moineaux de place, comme ils paraissent ras-

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