‹ Les deux cochers de Québec [microforme]Chapitre 8 sur 36 · HN 7 A · texte numérisé non relu

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aux mourants, quand M. le curé-le voulait absolument.

Sans désirer devenir marguillier ou l’ami

du bédeau, le père Oneil, ce brave citoyen

ne faillit jamais à son devoir envers l'église et l’autel.

En ces jours d'indépendance, la calèche ne menait pas les fläneurs de l’Etat pour de l'argent comptant, ni autrement.

Les amis, les voisins et les électeurs, refusaient obstinément toute voiture que la leur, pour aller voter ou remplir leur devoir officiel ; tant on tenait à conserver une bien noble indépendance. Les plus pauvres allaient voter à pied.

Les députés n'étaient pas encore payés, doublement, et travaillaient pour le pays, par dévoûment.

Les terrassiers de chemin de fer ne pouvaient les acheter ni les conduire p:

le bout du nez.

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MUR hors de l'Etat, en les enrayant ou en

embauchant les cochers.

? 1 L3 L] . L3 L1 l'ami Les juges se choisissaient parmi les bons La

LOYEN EE avocats.

VE On les prend aujourd’hui parmi les mé-

chants huissiers des ministres, les hauts alèche Æ crieurs publics du gouvernemént, parmi , pour Æ ceux qui sont toujours prêts à procéder à : quelque vente officielle ou à l'achat de uelque syndicat.

cteurs, à que'q à,

re que Les Bédard et les Panet sont partis.

ir leuS On intrigue partout sur les bancs et l’on server opine plus que du bonnet politique que es plus l'on a acheté. :

Plus d'Aubeas corpus pour sauver les innocents politiques, protéger les accusés ou les prisonniers. On les pend comme des chiens ou des fous, sans procès formels.

ROn crée des juges ad hoc, des tribunaux dociles ab hoc et ab hac, des jurés à la main, et l’on fait des lois bien commodes tout omme à Régina. ,

Aussi les “ Pendards ” jugent plus faci-

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lement et les pendus meurent plus glorieusement.

Le faux serment n’est plus qu’un double jeu de l’honneur, un- facile instrument.

Les officiers, les députés-rapporteurs et les

jurés, sont enrôlés d'avance dans le régiment des menteurs.

La parole d'honneur, chez le ministre, n'est plus,’ hélas, qu’une duperie préméditée.

Nos chefs tories, cochers dangereux, conduisent ainsi dans l’ornière le carosse à sept roues de la confédération.

Mieux valait pour nous l’unique calèche

du père Provençal. Hélas que. les temps sont changés!

La mère Provençal, de son côté, avait fourni sa part dans l’acquisition de cette calèche si précieuse.

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remplissait, petit à petit, des profits de son petit négoce.

En effet, grâce à ses économies, elle trouvait moyen de tenir en activité une petite échoppe, spécialement assortie, pour accommoder les pratiques dé son mari, les bonnes et les enfants du voisinage.

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