‹ Les deux consciencesChapitre 5 sur 7 · ROSINE · texte numérisé non relu

ROSINE

y> P.-S. — Je préfère que vous ne me répondiez pas. »

FERKÉOL 323

Les hommes sont difficiles à satisfaire. Des regrets ilatteurs pour son amour-propre, mais développés avec l'abondance ordinaire, l'eussent fait grogner. Il se trouva mal servi par un adieu si laconique. « Vraiment, songea-t-il, on dirait que nous nous sommes trompés de parapluie et qu'elle me renvoie le mien. Son billet ne serait pas tourné autrement. » Pour comble, Rosine ne désirait pas voir la prose du fiancé rendu libre.

Désobéir entraînait un travail de rédaction fort ennuyeux. Obéir était « petit garçon » en diable. Un ami que Félix consulta, laissant croire qu'il s'agissait d'une rupture de la main gauche, lui donna ce conseil :

— Il faut toujours, en pareil cas, y aller d'un bouquet. C'est plus cher qu'une lettre ; mais on est certain de ne pas dire de bêtises, qui traîneront Dieu sait oii !

Le soir même Rosine avait une gerbe de roses qu'elle laissa le lendemain dans sa chapelle favorite. On peut croire qu'elle y laissa autre chose que les fleurs, car sa visite fut longue. Madame de Cussigny attendait avec impatience sa filleule, le dimanche suivant.

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