I. Causes. — En ce qui concerne les causes extérieu
res et intérieures, la Révolution parisienne de 1 870-1 87 1 se rapproche surtout des révolutions parisiennes de 13 56 et de 141 5.
Dans les trois cas, en effet, nous voyons d'épouvantables désastres dus à une mauvaise administration et à l'incapacité militaire. Louis Bonaparte et Léon Gambetta nous ont laissé évidemment dans une situation identique à celle que Jean-le-Bon et Charies-l'Insensé avaient créées. Sedan (1870) et Belfort (1871) font pendant à Poitiers (1 35 6) et à Azincourt (141 5 .
Le traité de Brétigny (1360) a son analogue dans le le traité de Versailles (18 71). Mais, comme aujourd'hui, Paris échappa à l'occupation ennemie. Puis il subit l'occupation ennemie, après le traité de Troyes (1420). Il en sera de même dans peu de jours, infailliblement, si une prompte réconciliation de Paris et de la France n'écarte pas d'une manière définitive nos vainqueurs, qui déjà s'apprêtent à intervenir.
II. Physionomie générale. — Au point de vue de la physionomie générale, c'est surtout de la Ligue que se rapproche la Fédération de la garde nationale. En 1871, comme en 1588, un hardi coup de main accompli par un pouvoir occulte est parvenu a jeter hors de Paris le Gouvernement légitime. L'Assemblée nationale est exactement dans la même situation, depuis son établissement à Versailles, que le roi de France après sa retraite à Blois.