‹ Les deux frèresChapitre 39 sur 77 · BULLER, LE CAPITAINE, LE DOCTEUR · texte numérisé non relu

BULLER, LE CAPITAINE, LE DOCTEUR

Bonjour, mon Capitaine.

LE CAPITAINE

Bonjour, Buller.

BULLER

C’est aujourd’hui votre fête de naissance.

LE CAPITAINE

Je le sais.

BULLER, d'un ton loyal et expressif.

Je vous la souhaite bonne, et de tout mon cœur.

LE CAPITAINE

Je le sais aussi.

A (5 T Ë S Ü, C O N Üi àÿ.

BüUER, hésitant.

Hier*.**

LE CAPITAINE

Eh bien ! hier?

Vous avez cassé votre belle pipe*

LE CAPITAINE, avec humeur.

Pourquoi m’en fais-tu souvenir? Quand la dou^ leur me tourmente, je ne suis pas le maître de. contenir mon impatience.

Ce que j’en dis n’est pas un reproche 5 — c’est une introduction.

LE CAPITAINE

Que Veux-tu dire?

B U L L E R, avec timidité.

Je viens d’acheter une pipe de bois cte noyer, avec un tuyau d’ébène ; — si mon Capitaine voulait me faire le plaisir d’accepter ce chétif présent. . * LE CAPITAINE, avec un air satisfait.

Voyons, mon ami, voyons.

Elle devrait être garnie en argent 5 — mais. * . * LE CAPITAINE.

Je te remercie.

B U L L E R, avec joie.'

Vous l’acceptez?

LE C A jp ï Ÿ À I N E.

Sans doute.

ri

5ü LES DEUX( FRERES,

BULLER, de même.

Et vous fumerez avec?

LE CAPITAINE

Certainement. ( il fouille dans sa poche. )

B U L L E R, d’un ton sérieux, et paraissant humilié/

J’espère que vous ne me donnerez rien pour cela.

LE CAPITAINE, retirant promptement sa main. Non, non. — Tu as raison.

B U L L E R , enchanté.

Vive mon Capitaine ! — Que la bigote achète maintenant des friandises avec l’argent qu’elle vous a volé, je....

LE CAPITAINE, l’interrompant avec un air étonné. Buller? que dis-tu là?

La vérité.

LE CAPITAINE

Encore?

BULLER

Cette femme là ne vaut rien.

LE CAPITAINE, fâché.

Tais-toi, je te l’ordonne.

BULLER

Rien n’est trop bon pour elle , et elle vous laisse manquer des choses les plus nécessaires.

LE CAPITAINE, très en colère.

Finiras-tu ?

BULLER

Ce n’est pas tout.

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