‹ Les deux frèresChapitre 40 sur 77 · Acte second · texte numérisé non relu

Acte second

LE CAPITAINE, jetant la pipe à scs pieds.

Va-t-en au diable avec ta pipe : lu es un ca* lommateur.

® U L LE R, regardant d’un air douloureux, tantôt le

Capitaine, tantôt la pipe.

vnf,lllIeî’’ calonlf|ialeut' ! (après un silence) Vous ne

T oulez donc pas de la pipe ?

LE CAPITAINE, brusquement.

Non; je ne veux rien d’un homme qui prétend etre bon tout seul. (Butler, très-affecté , ramasse la pipe

Il iïfdX? ia fenêtre' Le Capitaine’ ' —■> Q- fi-

B li t L E R , reprenant sa placé.

Je jette la pipe par la fenêtre.

le capitaine*

Es-tu fou ?

Voo, 1W, refusée , je p,« pl„,

cirrus

calomniateur » ; et cela me déchirerait l’ame • mais

81 ',a piPe est au diable, j’oublierai facilement 1 reste, et je me dirai : «Mon Capitaine est »son intention n’était pas de m’humilier >,

VE ^ AIN Ë, ému, et lui tendant la main Viens, mon garçon, je n’ai pas vouln t’offenser.

n, . . , B P L L E R, arec joie,

Ün l je le savais bien

qu’une vieille hypocrite t ous tro^X^

8$ Dès Deux frères,

prié un bien que vous avez acquis avec tant de peines et au milieu de tant de dangers!

LE CAPITAINE, s'échauffant.

Est-ce que tu recommences?

Faites de moi ce que vous voudrez, mais je ne puis me taire.

LE CAPITAINE, d’un air menaçant.

Buller ?

J’étais tou t-à-lTieure chez le portier ; la bigotte est descendue, le procureur la suivait; ils ne me voyaient pas, et j’ai entendu quelques mots d’unentretien qui m’a fait frémir d’indignation.

LE CAPITAINE, en colère.

Buller, je te le répète; tu es un calomniateur.

BULLER

Et si je vous prouve ce que j’avance?

LE CAPITAINE

Alors. . . . Mais si tu m’en imposes, je te chasse impitoyablement.

B U L L E R , le regardant tranquillement.

Vous ne le ferez pas.

LE CAPITAINE, fâché.

Je ne le ferai pas?

BULLER, de même.

Non, j’en çuis sûr.

LE CAPITAINE, menaçant.

Je te dis que je le ferai, et si tu ajoutes un mot , je te chasse à l’instant même.

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