‹ Les deux frèresChapitre 63 sur 77 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LE DOCTEUR

Il a raison; — vous ne devez pas le laisser en butte aux soupçons.

Mais s’il se trompe ?

LE DOCTEUR

Alors c’est sur lui que retombera sa dénonciation.

LE CAPITAINE, vivement.

J’en serais bien fâché , car je l’aime.

BULLE R

Je ne crains rien. — Lisez.,.. ,

LE DOCTEUR

C’est de l’écriture de Raffer.(il lit) «Tout est perdu; »le procès est terminé , et la réconciliation suivra » sans doute. Le plus prudent est de remettre entre »mes mains ce que vous avez de plus précieux, »pour éviter îfes suites d’une recherche qpi pour- »rait faire soupçonner votre probité. — Si l’on vous » demande des comptes que vous ne puissiez rendre, » accusez Buller de tout » *

Le scélérat !

LE CAPITAINE

Ceci me fait voir que Raffer est un mauvais sujet ; — mais qu*est-ce que cela dit contre madame Wolf?

BULLER

Continuez , M. le Docteur.

LE DOCTEUR continue.

« Répondez-moi , sur ma lettre même. Je ne

» serai tranquille que quand elle me sera rendue»* Ceci est de 1 écriture de madame Wolf « Je crains » que ce misérable docteur», s’interrompant) c’est moi « abusant delafaiblesse de mon vieux bourru» , (de même) c’est vous , «ne le porte à revoir son fret e » , (engageant le Capitaine àsuivre dos yeux ce qu’il va

lire) « puiàsérit-ils mourir tous les trois avant ce fatal moment »!

le CAPITAINE, outré.

Ah , la malheureuse !

BULLER, en colère.

A présent , laissez-moi faire.

LE DOCTEUR

Réstez , Buller. — Vous avez trop d’emporteïuent, et le Capitaine trop de faiblesse, pour entreprendre une pareille expédition. ~~ Je m’en charge • prenez ma voiture , allez tous les deux au jardin, et laissez-moi le soin du reste.

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