‹ Les deux frèresChapitre 65 sur 77 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

bre, et leur trace est ineffaçable. (Philippe allant au berceau à droite) Asseyons-nous sous ce berceau. ( souriant ) C’est ici que j’enrageais quelquefois d’être obligé de faire mes devoirs de classe.

ANNE

Je m’en souviens.

PHILIPPE, après une pause.

Qui osera me dire que la vieillesse n’a plus de plaisirs ? En retournant par la pensée dans l’heureux temps de son enfance , l’homme repasse dans sa mémoire ses premières sensations , et ce souvenir est un charme pour lui. Ah ! la jeunesse abuse du présent , et la vieillesse jouit du passé.

( Il se lève et se promène sous le berceau. )

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