‹ Les deux frèresChapitre 4 sur 23 · LES DESCOINGS ET LES ROUGET · texte numérisé non relu

LES DESCOINGS ET LES ROUGET

lai envoyèrent ses père et mère, il époasa la veuve de son prédécesseur, k ce moment , Descoîngs faisait d'excellentes affaires , et pouvait avoir quarante ans.

Les vieux Descoings vivaient encore à cette époque. S'ils ne faisaient plus la commission dans les laines , ils employaient leurs fonds à Tachât des biens nationaux : autre toison d*or! Leur gendre , prévoyant la mort de sa femme , envoya sa fille à Paris , chez Descoings , son beau-frère , autant pour lui faire voir la capitale , que par une pensée matoise : il savait Descoings sans enfants. Madame Descoings , de deux ans plus âgée que son mari , se portait fort bien ; mais elle était grasse comme une grive après la vendange , et le rusé Rouget savait assez de médecine pour se douter que M. et madame Descoings, contrairement à fa morale des contes de fées, seraient tou- , jours heureux et n'auraient jamais d*enfants. Ce ménage pourrait se passioimer pour Agathe. Or» par des raisons sur lesquelles il garda bien le secret, M. Rouget voulait déshériter sa fille et se flattait d'arriver à ses fins en la dépaysant. Cette

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