‹ Les deux frèresChapitre 5 sur 23 · LES BESCOINGS ET LES ROUGET. S · texte numérisé non relu

LES BESCOINGS ET LES ROUGET. S

jeune personne, alors la plus belie fille d'Issoudun, ne ressemblait ni à son père ni à sa mère. Sst naissance avait été la cause d'une brouille éternelle entre le docteur Rouget et son ami intime , M. Lousteau , Tancien subdélégué qui venait de quitter Issoudun. Quand une famille s'expatrie, les naturels d'un pays aussi séduisant que Test Issoudun , ont le droit de chercher les raisons d'un acte si exorbitant. Au dire de quelques fines langues, M. Rouget, homme vindicatif , s'était écrié que Lousteau ne mourrait que de sa main. Chez un médecin, le mot avait de la portée. Quand l'Assemblée nationale supprima les subdélégués , Lousteau partit et ne revint jamais à Issoudun .

Depuis le départ de cette famille , madame Rouget passa tout son temps chez la propre sœur de l'ex-subdélégué , madame Hochon , qui avait sa maison place Saint- Jean, et qui vécut fort vieille. Madame Hochon fut donc la seule personne à qui madame Rouget confiait ses peines ; aussi le peu qu'on *en sut fut-il dit par cette bonne dame , et toujours après la mort du docteur. Le premier mot de cette pauvi*e femme, quand son

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