EPILOGUE
Vers la fin de cette année, Georges, désireux de soustraire ses parents à la tristesse qui les accablait, partit pour l'Italie avec toute sa famille, après un voyage à Pouilly, dont le souvenir était toujours vibrant dans son cœur.
Il s'établit à quelque distance de Gênes, et consacra tous ses instants à rendre heureux tous ceux qui l'entouraient et à élever son
fils dans les sentiments d'honneur et de loyauté dont il avait lui-même hérité de son père.
Diélrich et Jean Castelnau moururent en \8%\ ; Rosette et Fritz les suivirent à peu de distance. Georges et Blanche sont aujourd'hui presque des vieillards ; mais leur tendresse a survécu aux années, et ils s'aiment encore comme aux beaux jours de leur jeunesse. La comtesse Maria touche aux dernières limites de la vieillesse ; mais la tendresse qu'elle porte à son petit-fils lui fait oublier son âge, pour ne s'occuper que de lui et de ses enfants.
Chariot et Gauthier sont toujours de la famille.
Le fils de Georges, après avoir servi l'État et s'être distingué en Algérie, habite maintenant une retraite charmante, loin des soucis de l'ambition, et trouvant le bonheur dans l'amour d'une femme aimable et de gracieux enfants, qui promettent de ressembler un jour à leur aïeul.