‹ Les deux fusions, 1800-1873Chapitre 13 sur 27 · Livre 19, p. n · texte numérisé non relu

Livre 19, p. n

A Paris 1800.

Peu après les massacres des 2 et 3 Septembre, d'Orléans s'était traîné de lui-même au dernier terme de la dégradation. Il était monté dans la tribune des Jacobins, portant pour diadème le bonnet rouge. Là il avait déclaré solennellement qu'il n'était point le fils du dernier duc d'Orléans ; que l'opinion publique, qui voulait qu'il dût le jour à un valet d'écurie, disait la vérité ; qu'il était notoire que son grand-père avait constamment refusé de le reconnaître pour un membre de sa famille, pour un Bourbon, et qu'il souscrivait à ce jugement ; qu'il était non moins notoire que sa mère n'avait jamais respecté l'union conjugale, et qu'il avouait, avec le public, qu'il était le fruit d'un des adultères de cette moderne Messaline. Ainsi le malheureux consacrait avec solennité son propre avilissement et la prostitution de sa propre mère. Pouvait-il descendre plus bas?

Il avait écrit ces honteuses et criminelles folies à la

Commune de Paris, lui demandant un nouveau nom qui prouvât que ce n'était pas le sang de Henri IV qui coulait dans ses veines. La Commune avait en conséquence pris l'arrêté suivant :

Le Conseil général de la Commune de Paris,

Arrête,

Sur la demande de Louis-Philippe-Joseph, prince français :

i° Louis-Philippe-Joseph et sa postérité porteront désormais pour nom de famille: Égalité.

2° Le jardin connu jusqu'à présent sous le nom de Palais- Royal s'appellera désormais Jardin de la Révolution.

Louis-Philippe-Joseph Égalité est autorisé à faire faire, soit sur les registres publics, soit sur les actes notariés, mention du présent arrêté.

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