SCENE V
les mêmes, GASPARD SIMPLET.
simplet.
air , chanson normande.
Rossignolet du bois, ^ ( bit ^ i- ossignolet sauvage , j ^ "' Apprends-moi ton ramage , Apprends-moi zà chanter , Apprends-moi la manière comment Il faat aimer.
(Il entre portant une balle sur It dos j il a un bâton â la main. )
Madame JULIEN.
Ma p'fite Jeannette, voilà ton prétendu. (Jeannette fait la révérence. )
SIMPLET
Eh ! oui , c'est mé, mam'zelle , pour vous servir , si j'en étions capable. Elle est tout d' même bé gentille. Ça tient d' famille, mame Julien, car vous êtes itou bé avenante. JEANNETTE , à part.
Je ne pourrai jamais aimer c' vilain homme-là, d'abord.
Madame julien.
J'étais ben sûre qu'elle vou» conviendrait •, mais ce n'est pas tout, Gaspard, il faut faire son bonheur, et vous me le promettez?
SIMPLET
Foi d' Normand, je 1' f'rons aussi bé qu'un autre : c' n'est point pour me vanter, mame Julien , mai» j'ai un je n'sais quoi qui fait qu' les fillettes m'aimont tout d' suite d'abord. AIR : Ça n' devait pas finir par-là.
Sans étr' coquet, Ft sans caquet, V'ià comme plait Gaspard Simplet. ( lis. )
Je n' rencontrons point un' jeun' fille , Qui me paraisse un peu gentille , Sans l'aborder bé poliment , Pour lui fair'mon p'tit compliment.
{Chanc^eant de voix.)
Vous m' pressez , Finissez
( Reprenant sa voix. )
.^ir m' donn' , si j' m'approche, £n riant un' taloche.
Sans étr' coquet,
Ft sans caquet ,
V'ià mnime plait
Gaspard Simplet. {bis.)
Madame JULIEN.
Ah ! ça , c'est fort ben d'être galant , Gaspard ; mais j'espère qu'une fois devenu mon neveu , vous n'irez pas conter à d'autres c' que vous devrez à Jeannette.
AIR : Vaudeville de Voltaire chez Ninon.
Lui ^arri.int tout' votre amitié , Vous n' brùl're/. plus d'une antre flarnme ; Et si vous voulez qu' vot' moitié N'oubli' jamais qu'elle est vot' femme ,
Vnqç n'imit'rez pas ces lurons ,
<^ai, n'parlant que d' leur doux martyre ,