PRISE DE POSSESSION
Maître Beaufumet, le notaire de la rue Saint-Maur, était un homme consciencieux et intelligent.
La Limace et Zéphyrine, revêtus de leurs plus beaux atours, ainsi qu'il convient à de jeunes mariés (Page 668.)
Il ne voulut pas s'en rapporter simplement aux rapports de police et il résolut de poursuivre l'enquête lui-même.
Sa première visite, quand l'administrateur de l'hospice lui eut confié le titre de rente, fut pour la concierge de la rue Fontaine-au-Roi.
Il fit causer cette femme; ce n'était pas extrêmement difficile, soit dit sans ironie; madame Duriveau parla du pompier qui connaissait Rose Fouilloux, tout en affirmant que ce garçon ignorait la résidence de la sœur •en question.
Le notaire se rendit à la caserne de la rue Château-Landon et raconta
LES DEUX O0SSB9.
à Poulot la découverte de la petite fortune et lui apprit que l'enfant n'était plus pauvre.
Etie; ne, peu au courant du code civil, se dit tout de suite queZéphyrine n'héritait pas puisque l'argent revenait à Claudinet. Il crut cependant qu'il fallait la signature de la sœur de Rose dans certaines formalités, et il donna à niaître Beaufumet l'adresse de Bidonneau.
Celui-ci s'empressa de prévenir La Limace de ce revirement de fortune; cette fois, La Limace et Zéphyrine tenaient le magot, car ils seraient tuteurs légaux, à la condition qu'ils fussent mariés légitimement.
La Limace se fit envoyer un peu d'argent par le receleur, et il revint à Paris avec Zéphyrine qu'il épousait dans les délais de rigueur, c'est-à-dire très rapidement.
Courgibet et Bidonneau lurent témoins de la mariée, deux clients du premier assistèrent Eusèbe.
On nous saura gré de ne pas insister sur la nuit de noces.
Ils allèrent chez le notaire de la rue Saint-Maur.
Maître Beaufumet fut un peu interloqué quand il vit un couple aussi bien assorti, au point de vue de l'horreur ; mais, outre qu'il ne faut pas toujours juger les gens sur leur apparence, maître Beaufumet, bien rasé, bien peigné, mis avec une coquette recherche, dut s'entretenir avec La Limace et Zéphyrine, malgré la répulsion instinctive qu'ils lui avaient inspirée.
Les conjoints lîouillard étaient en règle avec la loi ; le notaire n'eut qu'à s'incliner et à faire préparer les pièces traditionnelles.
La rue Saint-Maur n'est pas le faubourg Saint-Germain ; le tabellion avait vudéfiler dans son étude bien des types extraordinaires; jamaispourtant il ne lui avait été donné de contempler un ménage aussi surprenant.
Ses devoirs professionnels s'élevaient au-dessus de toute considéi'ation personnelle; il fit très consciencieusement son métier.
L'Assistance publique ne demande qu'à rendre ses pupilles aux ayantsdroit, pourvu que la revendication soit régulière.
Elle se fait payer ses débours, ainsi que nous l'avons dit, et l'enfant rentre dans la vie commune.
Quand il s'agit d'un enfant trouvé, l'enqui'te est beaucoup plus minutieuse, on le comprend, et pour qu'un enfant soit rendu dans ces conditions, il faut que la personne qui le réclame fournisse des preuves, c'està-dire qu'elle décrive exactement le jour où le petit être a été perdu, les vêtements qu'il portait et les signes particuliers qui ont été notés par l'hospice.
Pour les enfants abandonnés par des parents qui prétendent ne plus pouvoir les nourrir, les vérifications sont plus aisées. Rien ne force une
mère à donner son nom et son adresse et à fournir la moindre indication, quand elle confie son rejeton à la maison de la rue Denfert-Rochereau.
On lui fait des questions auxquelles elle est libre de ne pas répondre, tel est le règlement.
Voici d'ailleurs l'avis placardé dans la salle d'attente :
« Toute personne qui présente un enfant en vue de l'abandonner est avertie que des questions vont lui être posées dans l'intérêt de l'enfant, mais qu'il lui est loisible de ne pas répondre ou de ne fournir qu'une partie ■des renseignements demandés. La production du bulletin de naissance n'est pas obligatoire. "»
Nous n'avons pas à discuter le document, mais sa reproduction nous a paru intéressante.
Une mère qui agit sous le coup de la misère, a toujours l'espoir de reprendre son enfant plus tard; elle peut s'enquérir de l'abandonné, car des nouvelles des enfants déposés à l'hospice sont données aux parents quatre fois dans l'année: du 16 au 28 février; du 16 au 30 mai; du 19 au 30 août; du 16 au 30 novembre.
Ce n'est pas rue Denfert-Rochereau qu'il faut se présenter ; c'est au siège de l'Assistance publique, avenue Victoria, 3. Aussi, à ces époques, le défilé des mères est-il navrant.
Ilélas! il nous faut bien constater que toutes ne viennent pas. Leurs visites deviennent de plus en plus rares et finissent par cesser.
Mais qu'on se représente les malheureuses, dont la blessure est toujours saignante, et qui n'ont qu'im but au monde : reprendre leur enfant.
Elles comparaissent devant un employé, qui a eu le temps de se blaser sur toutes les émotions, et qui répond d'une voix indifférente:
— « 11 vit », ou bien : « 11 est mort ».
C'est tout.
L'employé fait une croix sur la fiche qu'il a consultée, puis il attend une autre questionneuse.
Naturellement, la mère demande où est son enfant. On ne le lui dit jamais, à moins qu'elle ne soit en mesure de le réclamer et de payer.
Si l'on s'élevait contre une telle cruauté, les philanthropes décorés et bien rentes vous répondraient que vous méconnaissez les progrès accomplis dans cette voie douloureuse.
Autrefois,, les abandons étaient absolus, car on les entourait du mystère le plus complet.
Un petit être jeté dans le « tour » pouvait porter des signes destinés à lui conserver sa personnalité, la mère ne pouvait jamais rentrer en possession de son enfant.
Aujourd'hui, la porte de l'espérance reste entr'ouverte.
Ajoutons qu'il ne suflit pas de rembourser l'administration; celle-ci fait
procéder à une enquête pour établir la moralité de la mère; l'enfant n'est rendu qu'après un certain nombre de formalités et si les parents paraissent dignes de le reprendre.
Pour Claudinet, les choses étaient très simples: il se trouvait abandonné parce que, la mère morte, aucun parent ne se chargeait de lui.
Aujourd'hui, la sœur de la défunte surgissait; elle remboursait l'administration; Claudinet appartenait désormais à madame Rouillard, née Zéphyrine Fouilloux.
Pour lui enlever cette tutelle légale, il faudrait un cas d'indignité ; nul ne le cherchait pour le moment.
Munis des pièces indispensables, La Limace et Zéphyrine, revêtus deleurs plus beaux atours, ainsi qu'il convient à de jeunes mariés, qui savourent les douceurs ineffables de la lune de miel, le rémouleur et la somnambule arrivèrent rue Denfert-Rochereau.
Le directeur, après avoir procédé à l'examen des pièces, annonça que Claudinet allait être remis à ses tuteurs.
La Limace respira un peu ; le drôle, dont le cynisme ne manquait pas de franchise, se demandait ce qu'il ferait s'il était le directeur et qu'il se trouvât en présence de deux têtes semblables.
Ses yeux canailles pétillaient de joie. Certainement, il aurait préféré avoir la fortune sans l'enfant, mais l'un n'allait pas sans l'autre; il fallait en prendre son parti. Il avait expliqué cela à son épouse légitime et il avait ajouté:
— Tu comprends, Zézé, le môme ne nous embêtera pas longtemps; il claquera en cinq secs comme ta sœur.. On le soignera en conséquence... Toute la braise de sa daronne nous restera.
Zéphyrine avait riposté :
— Bien sûr qu'on le soignera, c't'amour d'enfant... S'il lui faut un bouillon d'onze heures... on s'arrangera pour qu'il pe le prenne qu'à midi.
— Nous dirons que c'est Bidonneau qui nous a vendu la toquante... Le mouvement était en avance...
— Ça ne fait rien, Eusèbe, tu ne diras plus que ma frangine était une douillarde à la mie de pain.
Le docteur quitta son moelleux fauteuil.
— Monsieur Rouillard, reprit-il, je dois vous prévenir que le docteur Beautreillis. qui a rendu la santé au jeune Claude Fouilloux, a manifesté l'intention de vous voir.
La Limace et Zéphyrine se regardèrent, dérangés déjà dans leurs infâmes calculs.
Ils avaient hâte de sortir de l'hospice en emmenant le petit, dont
personne n'aurait plus à s'occuper. Est-ce qu'on allait les moucharder maintenant ?
Le fonctionnaire poursuivit :
— L'enfant était bien chétif... II est en bonne santé aujourd'hui. Cependant, le docteur vous fera des recommandations pour que le traitement continue.
Les époux se regardèrent encore, ne sachant trop quelle contenance tenir.
Un garçon de bureau les invita à le suivre et les conduisit dans un petit salon où le médecin et Claudinet les attendaient.
Beautreillis ne put réprimer un haul-le-corps en voyant les conjoints Rouillard.
— Diable ! murmura-t-il, ces gens-là ne m'inspirent qu'une confiance tout à fait relative.
— Salue bien ! monsieur, commença La Limace, qui avait retrouvé son aplomb... C'est nous qui venons chercher Claudinet.
L'enfant eut un petit frisson de crainte, qui n'échappa pas au docteur.
— Eh ben I moucheron, fit la somnambule, tout de suite très expansive, tu ne viens donc pas embrasser ta tante?
Claudinet fit quelques pas.
— Cet enfant ne vous a jamais vus, dit Beautreillis.
— Faites excuse, rétorqua La Limace; nous allions souvent chez sa mère.
-Ah!
— Seulement, à cet âge-là, on perd vite la mémoire. Zéphyrine pressait son neveu sur son cœur.
— Alors, reprit le médecin, comment se fait-il que vous ayez laissé mettre ce bambin aux Enfants-Assistés?
— Nous étions en voyage, répliqua Eusèbe.. Ma belle-sœur a été enlevée subitement, la pauvre bougresse!...
Et La Limace écrasa un pleur absent.
— C'est bien ! interrompit le docteur, je n'ai pas à exammer vos affaires de famille.
— Heureusement ! marmotta Zéphyrine.
— Nous pouvons emmener notre neveu? demanda Eusèbe.
— Vous en avez le droit, puisque la loi est pour vous, répliqua Beautreillis.
La Limace se redressa.
— Pardon, monsieur, s'écria-t-il, vous croyez peut-être qu'il ne sera pas bien chez nous.
— Je vous avouerai sincèrement que j'en ai peur.
— Si on peut dire, gloussa la somnambule... Ce pauvre enfant du
bon Dieu! il sera choyé, dorloté; il aura son chocolat tous les matins. Elle embrassa de nouveau Claudinet, qui restait bien triste, comme s'il entrevoyait son avenir, mais qui subissait passivement les démonstrations affectueuses de la somnambule.
— N'est-ce pas, mon bijou, que lu adores ta tante Fifine et Ion oncle Eusèbe?
Claudinet inclina la tête, toujours très apeuré.
— Pardon! fit La Limace, nous sommes d'honnôtes gens... Nous élèverons ce moutard comme s'il était le nôtre.
— Je vous y engage, riposta le docteur, et je vous préviens que j'aurai l'œil sur vous.
On le voit, Beaulreillis dédaignait les périphrases; il ne voulait pas dissimuler l'opinion qu'il avait immédiatement conçue en se trouvant en présence de Zéphyrine et de La Limace.
Il n'avait pas été trop surpris, d'ailleurs, puisqu'il avait dit à Sœur Simplice ce qu'il pensait de ces tuteurs qui surgissaient seulement à la minute où l'on découvrait que Claude Fouilloux avait des ressources.
Eusèbe aurait voulu répondre insolemment. Ce médecin se mêlait de ce qui ne le regardait pas ; mais le drôle ne put soutenir le coup d'œil expressif dont Beauti'eillis ponctua ses paroles.
La Limace ne se rassurerait complètement qu'après avoir franchi le seuil de l'hospice ; en outre, le notaire de la rue Saint -Maur ne lui remettrait pas immédiatement les quinze mille francs; il fallait ruser et courber l'échiné en affectant la mine la plus hypocrite du monde.
Le gredin prit son air le plus affligé et il répliqua:
— Vrai! si vous croyez nous faire plaisir en nous disant cela, vous vous trompez, monsieur le docteur... Nous sommes des saltimbanques, c'est vrai, mais personne ne vous fournira de mauvais renseignements sur notre compte... Nous sommes honorablement connus partout où nous avons passé!
— Pour sûr ! appuya Zéphyrine, retenant le flot d'invectives qui voulait s'échapper de ses lèvres, mais qui, par imitation, essayait de se montrer aussi astucieuse que son mari.
Eusèbe avait ses raisons pour ne pas river le clou à ce charlatan; Zéphyrine ne devait pas contrecarrer son petit homme.
Dans son étroit cerveau de buse, elle chercha comment elle appuierait La Limace, pour lui prouver qu'elle n'était pas si bote qu'il le lui reprochait quelquefois.
Elle s'écria :
— Mon mari ne veut pas vous dire pourquoi nous étions en froid avec ma sœur... C'est parce qu'il craint de me faire de la peine.
Beautreillis eut un geste signifiant qu'il ne voulait pas en entendre davantage sur ce sujet; mais Zépliyrine n'en poursuivit pas moins avec une volubilité contristée :
— Rose buvait un coup... La malheureuse croyait que cela lui faisait du bien à sa maladie... C'est des idées, n'est-ce pas? Eusèbe et moi, nous lui avons dit cent fois de renoncera pictonner... Elle nous a envoyés à la gouille... Mon sang ne faisait qu'un tour quand je la trouvais éméchée... Et puis, ce qu'elle empoisonnait le tord-boyaux!... -Eusèbe me calmait...
— Dame! fit La Limace, on n'aime pas à voir des brouilles dans les familles.
— Tant bien que mal, nous patientions, monsieur le docteur ; mais un jour ça été plus fort que moi... J'ai éclaté... Rose avait donné de l'absinthe à l'enfant... Le pauvre chéri en était vert pomme... Voyons! à ma place, est-ce que vous n'en auriez pas fait autant?... J'ai dit à ma sœur qu'elle ne nous reverrait jamais.
Beautreillis haussa les épaules. Il savait parfaitement que la tireuse de cartes était morte alcoolique, mais il voyait fort bien que l'ignoble visage de Zéphyrine dénotait sa propre intempérance; cependant, cette créature pouvait dire la vérité et son explication paraissait plausible.
— Tu t'en souviens bien, Claudinet? fit Zéphyrine.
— Ma pauvre maman buvait un petit coup, reconnut l'enfant.
— Là!
■ — Enfin, s'écria le docteur, vous me racontez des choses qui ne m'intéressent que vaguement... Ce n'est pas de votre sœur ni de vous que je m'occupe, c'est de mon petit ami Claudinet... J'entends qu'il ne manque de rien.
— Vous serez satisfait, prononça Eusèbe Rouillard... Rien ne vous empêchera de nous rendre une petite visite, quand vous le voudrez; vous serez toujours bien reçu.
— Songez que vous pourriez être déchus de votre droit de tutelle. - — Et pourquoi?
Beautreillis répliqua, de façon à ne pas être entendu de l'enfant :
— Claude a été très malade... C'est par miracle que j'ai pu l'arracher à la mort.
— Pauvre mignon !
— J'ai désespéré plusieurs fois de sa guérison.
— Maintenant, il est recalé, repartit Eusèbe Rouillard, de sa voix la plus joviale.
— 11 a une mine comme un curé de canton, renchérit madame Rouillard. La vérité était que le fils de Rose Fouilloux ne toussait presque plus
et que son teint était redevenu aussi frais qu'avant ses premières maladies. Les yeux étaient encore un peu abattus, surtout en ce moment oîi l'enfant éprouvait un gros chagrin; mais l'état général paraissait très satisfaisant.
— Par conséquent, reprit le docteur, je vous engage à ne pas le laisser dépérir.
— Oh là là! prolesta La Limace, il n'y aurait qu'un morceau de pain à la maison, il serait pour lui.
— Or, comme il vous procure le moyen de manger du pain et de la viande, poursuivit Beautreillis, je compte qu'il ne subira aucune privation.
Eusèbe cligna de l'œil ; avec son sans-gêne de voyou, il saisit le bras du docteur et lui glissa ces mots dans l'oreille :
— Entre nous, monsieur, le cœur sur la main, quoi!... Est-ce que vous craignez que le gosse ait chopé la maladie de sa mère?... Faut nous prévenir, parce que nous ouvririons l'œil.
Le médecin se dégagea et instinctivement, du revers de sa main, il essuya sa redingote.
11 répliqua tout haut :
— Je n'en sais rien... Seulement, quoi qu'il arrive... Tâchez que ce ne soit pas trop tôt... Je vous garantis que je ne manquerai pas de vigilance... Vous savez qu'on peut toujours demnnder des comptes aux tuteurs.
— Quand on voudrai clama EusMjc, fièrement.
— Je vous ai prévenus... Maintenant, partez.
— C'est malheureux tout de même, glapit Zéphyrine rageusement, qu'on vous prenne pour d'autres.
— J'ai l'honneur de vous saluer, conclut froidement le docteur Beautreillis.
— Au revoir, monsieur, fit La Limace, à l'avantage...
Beautreillis embrassa Claudinèt, qui pleurait silencieusement, mais qui était prêt à suivre son oncle et sa tante.
Depuis que sœur Simplice était partie, l'enfant ne manifestait plus aucune préférence.
Le garçon de bureau revint et remit à La Limace un reçu timbré et paraphé, constatant que maître Beaufumet avait versé la somme de trois cent soixante-dix fraacs pour l'année que Claude Fouilloux avait passée aux Enfants-Assistés.
L'administration, quand elle rend un de ses pensionnaires aux ayantsdroit, exige cette somme par année, jusqu'à ce que l'enfant ait atteint un certain âge et ne soit plus à la charge de l'Assistance publique.
— Trois cent soixante-dix balles 1 dit La Limace à Zéphyrine, quand ils furent sortis, tenant Claudinct par la main.
Tu vois, espèce de sale môme, vociféra-t-elle, tu nous coûtes déjà les yeux de la tête. (Page 673.)
— Ils sont rien filous! s'exclama la somnambule.
— Ils n'attachent pas leurs chiens avec des saucisses clans cette boîte-là. Zéphyrine secoua rudement Claudinet.
— Tu vois, espèce de sale môme, vocife'ra-t-elle, tu nous coûtes déjà les yeux de la tête.
L'enlant frissonna.
Ses yeux se reportèrent vers l'asile, oii il avait ve'cu si tranquillement, oi:i le docteur l'avait soigné avec tant de sollicitude, où sœur Simplice lui avait fait entendre de si douces paroles.
LES DEUX GOÎSES.
— Ma pauvre maman ! murmura Claudine!, pourquoi n'es-tu plus là?
— Allons! allons! fit La Limace, conciliant, et empêchant Zéphyrine de rudoyer encore le petit, le lardon nous revaudra ça... En attendant, allons boire un litre chez le troquet, là-bas, au coin... On dira au notaire qu'il porte ça sur sa note.