Manière affeclucusc cl protcciricc d'adresser la parole
PREMIER ATAMAN
Oui, tu as soif, voilà Don Ivanovitch..
BASILE
Outre l'eau du Don, petit père, vous avez du k vas, de Teau-de-vie...
PREMIER ATAMAN
De Teau-de-vie, petit père ? On ne veut plus que nous en buvions.
BASILE
Au contraire, le tsar la fabrique exprès pour vous.
PREMIER ATAMAN
Est-ce de Teau de-vie du tsar que tu bois, père, quand tu veux te mettre en gaieté ?
BASILE
Vous voudriez bien avoir vos distilleries comme autrefois?
PREMIER ATAMAN
Chacun tient à ce qui lui a appartenu.
BASILE, bas à Fëdor.
Les marauds sont mécontents. (Haut.) Eh bien ! mes amis, adressez-vous au tsar ; sans doute, il vous accordera tout ce que vous lui demanderez, et, quand vous aurez obtenu de distiller votre eau-de-vie, nous irons en boire chez vous et manger des esturgeons.
Si Semen Godounof nous accorde la permission de faire le voyage.
PREMIER ATAMAN
il VOUS faut une permission pour aller où vous voulez ?
BASILE
Assurément. Nous prends-tu pour des gens de rien?
PREMIER ATAMAN
Vois-tu, petit père, je ne changerais pas ma peau de mouton contre ta pelisse de renard noir, s'il me fallait
ruser dans le Kremlin... Mais n'est-ce pas le patriarche qui entre? A genoux, enfants, et demandons-lui sat)énédiction. Je me trompe fort, ou c'est là tout ce que ûous rapporterons au camp.