‹ Les deux héritages;Chapitre 23 sur 138 · SAQUEVILLE, LA MARQUISE, JULIE, LOUIS, MISS JACKSON ET M. SÉVIN · texte numérisé non relu

SAQUEVILLE, LA MARQUISE, JULIE, LOUIS, MISS JACKSON ET M. SÉVIN

JULIE, à Louis.

Vous ne savez ce que vous dites ! C'est Whitefoot qui gagnera.

LOUIS

Gageons douze paires de gants que c'est Mascara.

JULIE

Done !

M. SÉVIN

Madame la marquise, il est tard ; il faut que je prenne congé de vous. Demain matin, de bonne heure, je passerai chez l'imprimeur, et je verrai ces pauvres gens que vous savez.

LA MARQUISE

Vous êtes la bonté même, monsieur Sévin; mais, écoutez, ce n'est pas tout d'être malheureux, il faut voir d'abord si ces gens vivent régulièrement.

M. SÉVIN

Aussi, je compte passer d'abord chez l'abbé Ballon,

C'est le plus sûr. Tout ce que vous ferez sera bien. Adieu, mon cher monsieur Sévin.

LOUIS

Mon oncle, il faut aussi songer à la retraite.

JULIE

Déjà? Mon Dieu ! que je déteste les gens qui se couchent de bonne heure ! J'avais un million de choses à vous dire, colonel. J'imagine que vous avez des chevaux arabes. Présentez-les-moi. On dit que je monte comme Caroline.

LOUIS

G*est vrai.

SAQUEVILLE.

Je n'ai pas de chevaux à Paris.

JULIE

Oh bien ! vous trouverez ici une bête qui vous fera travailler. Votre neveu s'en abstient prudemment... Vous verrez que je suis en état de faire une razzia avec vos spahis. — Mère, nous allons tous un de ces jours en Afrique, aux bains de... (a saquevuie.) Comment ditesvous?

SAQUEVILLE.

Sidi-Hhamdan.

JULIE

A la bonne heure, mais je ne me charge pas de demander le chemin. Le colonel nous fera venir je ne sais combien de tribus qui nous apporteront des plumes d'autruche, des dattes, et qui nous feront des fa7it a sia. s. Vous viendrez , monsieur Sévin , et vous sermonnerez les Arabes. — Et vous, monsieur de Sa.qnQvi\\e Jimior, vous étudierez sur les lieux la question de la colonisation. Le colonel et moi, nous irons raser un douar, et nous vendrons miss Jackson à Abd-el-Kader.

ou DON QUICHOTTE. 83

MISS JACKSON

Oh I miss Julia !

SAQUEVILLE, à la marquise.

Et VOUS, madame, ne venez-vous pas en Algérie avec nous ?

LA MARQUISE

Je suis trop vieille pour voyager, mon cher colonel. Adieu, messieurs. (Bas à saquevuie.) Eh bien ! je vous enverrai un de ces jours mon notaire. Adieu. — Ah ! miss Jackson, prêtez votre exemplaire au colonel. — Vous m'en direz votre avis, n'est-ce pas ? — avec votre franchise... brutale.,»

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