‹ Les deux héritages, suivis de L'inspecteur général et les Débuts d'un aventurierChapitre 158 sur 173 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

DEUX COSAQUES

PREMIER COSAQUE

Comment! le tsarévitch Dimitrii, le fils du Terrible?

DEUXIÈME COSAQUE

Lui-même, et bien vivant. Comment il s'est échappé, je ne l'ai pas trop bien compris, car c'est au milieu du dîner que le moine nous a expliqué la chose; mais cela n'est pas douteux, puisqu'il nous écrit, et à sa lettre il y a un sceau qui pend, rouge et large comme la paume de ma main.

PREMIER COSAQUE

Un sceau de cire rouge?

DEUXIÈME COSAQUE

Rouge, avec toutes sortes de caractères alentour. C'est en bonne forme, va. Et son envoyé, par ma foi ! depuis l'ataman Pachkof, à qui Dieu donne le paradis, je n'ai pas vu son pareil. C'est un moine, mais il en vaut dix. Il a bu à la santé de chacun de nos atamans, pleine rasade, coup sur coup et d'un seul trait; ce u'esl que lorsqu'il en est venu à l'ataman Tchika, qu'il s'i'st arrêté un instant pour respirer à moitié de sou gobelet

PREMIER COSAQUE

Quel gaillard 1

DEUXIÈME COSAQUE

Le dîner fini, n'en pouvant plus, moi je m'étais allé coucher sur du foin; mais on m'a dit qu'il s'est plongé la tète dans un seau d'eau, et il n'y paraissait plus, si bien qu'il s'est mis a chanter des psaumes, et c'était plaisir de l'entendre... Mais tiens, le voilà qui sort avec nos anciens. C'est aujourd'hui que l'armée décidera ce qu'elle doit faire. Vois, on plante déjà les bountchougs * et les timbales nous appellent.

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