‹ Les deux héritages, suivis de L'inspecteur général et les Débuts d'un aventurierChapitre 45 sur 173 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les Mêmes, puis SAQUEVILLE.

JULIE

Salamalek !

SAQUEVILLE.

Alekoum Salam. — Vous êtes charmante en ce costume! Comment est madame votre mère?

JULIE

Elle est dans sa chambre, qui corrige une épreuve avec M. Sévin. Résignez-vous, vous m'appartenez.

SAQUEVILLE.

Je me résigne, et sans difficulté, car je viens surtout pour vous voir et pour vous parler... Mais que faisiez-vous donc ? Vous jouiez des charades avec miss Jackson ?

JOLIE

Demandez-lui ce que nous faisions... et ce que nous disions.

MISS JACKSON, bas.

For shame!

SAQUEVILLE.

Je crains d'arriver en trouble-fête. Il faut pourtant que vous m'accordiez cinq minutes d'audience. Savezvous que j'ai à vous parler... et très-sérieusement?

En effet, je vous trouve la mine que vous devez avoir un jour de razzia. — Allons, venez par ici. — Miss Jackson, faites-moi l'amitié de rester à votre place et de broder cela lestement. — Prenez un siège, Cinna.

SAQUEVILLE.

Je regrette d'être si vieux, quand je vois la gaieté de votre âge. — Dites-moi, vous avez vu Louis hier?

JULIE, arec distraction.

Si je l'ai vu hier?... Attendez...

SAQUEVILLE.

Comment ! vous ne savez pas ?

JULIE

Ah ! oui, je me rappelle ; il avait son cheval bai, qui porte si mal les oreilles.

SAQUEVILLE.

De quoi avez-vous parlé ?

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