La forme iu;;]M est exacte
4. Sur l'estampage je crois voir 1:1* pnS * KH * 137» ^e roo* précédent semble être «i^ns ou lanD* Cette lecture n'augmente guère la clarté de la phrase.
rattachent on ne peut mieux. Je vois dans le D la particule consécutive qui s'est déjà rencontrée à la ligne 14 et dans le b la particule du jussif si fréquente en assyrien et en araboéthiopien, et étant donné que le verbe }DrO ^ dans toutes les langues sémitiques le sens de « piler, broyer », je me crois autorisé à traduire « alors qu'il Tassomiiie avec des pierres » ; . le siyet doit âtre la personne qui reçoit Tordre. Nous avons
donc ici l'équivalent de l'hébreu D^JSKD ibpD'i.
Avec ^ini commence visiblement une nouvelle phrase, mais peut-on l'assimiler à l'araméen |n « si »?
Après une lacune, outre une fin de mot, p^ on croit lire Dbn W « ou a changé », et immédiatement après, avec certitude, ^JDXD • nJE^HD^D « qu'ils l'assomment avec des pierres ».
Le mot suivant, "lim, pourrait bien être la particule écrite plus haut ^2TT)) mais comment la rattacher à nJW ' v qui termine la ligne? Si l'orthographe était plus fixe qu'elle ne l'est, on aurait pu affirmer que le bilittère \y doit être soit !|b
« si », soit xb « non », l'expression « à lui » étant TV ('• 23), mais dans l'état présent cette conclusion serait trop hasardée.
Ligne 32. Après n^lI^ND « dans sa place » vient la petite phrase . . ND • "l^y • ^J?bm « et ton œil se troublera en. . » ; comparez l'hébreu ^yb ^121 (Job, vi, 3).
La lacune qui suit, de même que celle de la ligne 26, a causé la perte du verbe qui signifie « se confier », dont les compléments coïncident en partie avec ceux qui figurent sur cette ligne.
Les mots nouveaux sont nrnUJ = héb. îiinîiDJ « sa force »
et nyi2 (1. 33) = héb. Î31J (forme masculine) == ÎH^IJ
« sa générosité ». Je ne m'explique pas comment M. Sachau a pu regarder nmDJJ comme étant à l'état emphatique qui est propre à l'araméen.
Ligne 33. Les mots ...n"II2^^ * ND ' HN, diversement ponctués, donneraient lieu à des traductions très différentes. Le premier mot est ou le pronom « toi (héb. rtHN) » ou la
particule hébraïque DU « avec » ; les deux suivants peuvent
« signifier sa parole droite, sincère ». Ce qui est conservé immédiatement avant et après la lacune consiste en quelques lettres isolées et impossibles à restituer. Puis vient le verbe njinn « tu le tueras », suivi de nD qu'on pourrait compléter en 2iniï « par répée ». Le reste de la ligne semble pouvoir se lire î<Dn[D IN] « ou avec une massue »•, comparez l'assyrien huppa « tige » ; on trouve aussi dans la Mischna ftn « crochet » 5 de là probablement le talmudique CjlD'^n « pieu, cheville ».
Ligne 34. La certitude que nous avons maintenant de la pensée dominante depuis la dernière partie de la ligne précédente nous oblige à introduire quelques modifications dans notre première manière de lire et de traduire ce passs^e. D'abord le premier mot n'est pas pITTI « et lointain », mais
pnjn = héb. pnn (r. ppn) « tu tailleras », verbe qui, avec le complément H^bj? (= héb. V5ï^) « sur lui », semble avoir en hétéen le sens de « couper en morceaux ». Je traduis donc la phrase TxhV ' pHP MN « ou bien tu le mettras en pièces ».
Dans la phrase finale débutant également par IN, le H de ^bxn n'est pas une préformante nominale donnant le sens de « une multitude » (mot à mot : « un millier » tt^N), mais le préfixe de la deuxième personne, l'équivalent de l'hébreu t|Vxn « tu
enseigneras », c'est-à-dire « tu donneras des instructions »; le complément de ce verbe est 1T • 2^N « à un homme étranger » ; le but de l'ordre est exprimé par l'infinitif rUinb (non HJlin^) « pour le tuer ». La vilaine mais utile vengeance peut donc être confiée à des mains étrangères au lieu d'être exécutée par l'intéressé. La fin qui est à peu près détruite pouvait contenir une date.