jSa we saurait signifier « char de guerre » {A, L S
raccomplissement de cette mobilisation et s'y distinguait par son énergie et son esprit pratique.
Le nom du roi d'Assyrie est orthograpiiié ici ^DbDnbjin €omme dans II Rois, xvi, 7, la transcription IDxbs nbjn
(II Rois, XV; 29) se rapproche encore davantage de' la forme originale Taklat'{a)pil'esharra « confiance dans le fils d'Esar»(=iV7m6) ; celles de IDXjbs H^jn (I Chroniques, v, 6) et IDjbc nbjsn sont dues à un jeu de mots de mauvais goût qui a voulu y placer la « planche (de Tarche de Noé) » *)D3, que Texégèse rabbinique trouvait dans le dieu assyrien TlhOJ
(II Rois, XIX, 37; Isaïe, xxxvii, 38).
Le mot qui vient après miI^X se lit incontestablement nn^jno = héb. vm^nO « ses camps, ses armées»; le singulier est en hétéennjriD; en hébreu c'est la forme masculine niriD qui a prévalu dans Tusage.
J'ai expliqué ailleurs la forme aramaïsée NpTO pour Thébreu NîfTD; le changement en p et plus tard en p du î^ hébreu lorsqu'il répond à un j2^ pointé arabe (Us., éth. ID0}|), a été déjà constaté par les mots plX et ">p*)^ de Tinscription de Panammou ^^ 12)îyD Xp^D = "^D^ NÎ^ID pour « orient » est une image impliquée dans Psaumes, xix, 7 et l'abréviation ^)tVZ revient dans Psaumes, lxxv, 7. La forme HJ^V comprend aussi les autres régions intermédiaires du nord et du sud.
La nouvelle phrase, reconnaissable par le T resté intact, et qui se continuait sur la ligne suivante, est entièrement perdue ; elle devait contenir à peu près les mots : « [Et il a été honoré dans] les quatre régions de la terre. »
Ligne 14. njJDT est le pluriel d'un substantif HJ^D*) « lieu carré»; la forme araméenne que nous a conservée l'inscription B II est pDT, pi. abs. îpD"), et. constr. ^JJDI.
M. Sachau a bien vu que HiD, ne pouvant répondre à AJ-a.^ « au milieu, entre », semblait rappeler l'assyrien hinûtu « produit », mais il n'a pas réussi à trouver le sens de bn^. En vérité, c'est le verbe ^3^ que nous avons déjà plus haut (1. 6) : Panammou, profitant de sa situation privi-
légiée auprès de son suzerain et de ses fréquents voyages dans toutes les contrées de Tempire, faisait un commerce lucratif pour lui et avantageux pour son pays en transportant les produits naturels ou fabriqués des pays d'Orient dans les pays d'Occident et vice versa^. Dans l'antiquité les grandes entreprises commerciales étaient réservées au chef de TEtat (IRois, IX, 26-28).
Comme le mot r022 qui commence la ligne suivante est plus vraisemblablement un substantif qu'un verbe, on est conduit à supposer à la fin de cette ligne un verbe annonçant que le grand roi a élargi le royaume de Panammou en y annexant d'autres territoires. Un tel verbe est ^Dn = héb.
^^DÎn « ajouter », qui exprime cette même idée dans Tinscrip-
tion d'Esmounazar, où on lit pN* nb^J nb^ D::DD''1 « et ils les ajouteront aux territoires du pays ». Ligne 15. bllJ = héb. biDJ! au propre « frontière » désigne
par synecdoque le territoire tout entier (Amos, vi, 2).
rwp est un pluriel, Thébreu m^p « villes entourées de
murailles ». Le territoire de DJ*1J a été définitivement identifié par M. Sachau avec le district situé au nord-ouest d'An-
tioche : à^j^j=^ Pû^-^^i^-*^» mais il ne paraît avoir rien de commun avec le pays de Gamgum dont la capitale était 3/arqccsi^ aujourd'hui Mar'ash; celui-ci ne paraît pas avoir été un territoire sémitique, mais avoir fait partie de la Cappadoce.
Le groupe qui suit ne se compose que de trois lettres presque tout à fait méconnaissables, et comme il forme la fin de la phrase, il devait ou bien commencer par la conjonction 1 et contenir un nom géographique de deux lettres, ou bien par la préposition D destinée à préciser la situation de DJU; la lecture "inD « dans la montagne » est assez favorisée par les traces perceptibles.
Avec les lettres visibles ^1 commence la nouvelle phrase; il y avait peut-être [^2]^^ « et transportait », mais le complé-
1. M. Mttller, qui a très bien expliqué le verbe Sa"!» traduit n*^ par « filles » (= mia) et entend par là) soit « dos tribus », soit « dos femmes captives » {A. L S.^ p. IG).
ment direct qui suit les mots TOiS ' ^Dîî et qui débute par iDî3 demeure très incertain.
La ligne devait se terminer par une particule signifiant « et après cela » ou « ensuite »•, il est permis de conjecturer que c'était "inXI (Exode, v, 1).
Ligne 16. Il est impossible de considérer JllDî!^ comme un nom propre; le contexte demande le sens de « est tombé malade »; car je ne crois pas qu'on puisse comparer Tarabc 4 lil « percevoir les impôts ». La signification que je suppose pourrait se justifier si ^1D*\D était une forme adoucie de pn.'SîZ^, shaf'el de Thébreu talmudique pnû « achever ». Le verbe a ici le sens intransitif de « être achevé, dépérir ». Le sens causatif du shaf'el ne serait point une objection insurmontable, parce que cette forme verbale perd souvent son rôle transitif pour marquer un simple état. Mais, la question étymologique mise a part, l'interprétation que je viens de proposer me paraît assez vraisemblable.
Toutes les lettres de ^IJlbn sont certaines; en défalquant la préposition D il reste ^*1JJ!), état construit pluriel de "iJlb. Au premier aspect on est tenté de le prendre pour une metathèse de bj!*l « pied » et à rappeler le mandéen N*1JT; après réflexion, on est obligé de renoncer à cette pensée. La raison en est que Tidée de « mourir aux pieds de quelqu'un » se dirait nécessairement bjilb HD ou ^bjll ^-Ssb, jamais ^bjlID HD. On ne saurait non plus songer à considérer ^bj!*lD comme une contraction de "îîîbjn 3 « parmi les piétons»; on s'attend ici à un terme signifiant « chefs, officiers », et cette nécessité nous conduit directement au mot assyrien lagarUy qui a précisément cette signification. Dans un fragment d'épopée qui traite de la descente d'Astarté aux enfers, le monde souterrain est appelé mitshab eni u lagari « demeure des seigneurs et des chefs (antiques) » et j'ai montré ailleurs que les deux noms de rois antédiluviens mentionnés dans la version grecque de Bérose sous la forme de 'AXa/j^wv et de 'A/x7}ya)^po5 étaient la transcription quelque peu grécisée du babylonien amél enu « homme-seigneur » et amel lagaru « homme-chef, noble ».