CL S,, pars prima y p
Le manque d'un état emphatique qui est un trait hébréophénicien se maintient généralement; cependant au vin* siècle se présente une exception dans HjT.
En ce qui concerne le verbe, l'emploi de THi, de npb au passé et de bx Dp dans le sens de j^ Dp est particulièrement hébreu; de même les infinitifs NiSb, bsxb et le participe 1312 -, enfin, la voix mfaZ dans \2bpj et DîI^nJ est inconnue à Taraméen. La conservation du "), troisième radicale, n'oins "'JD, rr^SD, nn^DD est purement hétéenne.
Cependant, au viii* siècle, se manifeste Taramaïsme : m H à côté de la forme indigène n^lH.
La préposition b^< avec suffixe est hébraïque; c'est aussi le cas de fD3 (== héb. ^jDD, "'isb) qui est employé au ix« siècle; un siècle plus tard, il est remplacé par Taraméen DHp-
Les particules sont toutes hébraïques, pas une seule n'est araméenne et cependant elles sont nombreuses : TN, D^,
lî^, ^"Dy ^b (= héb. Nb), bli (prohibitif*), nbT,SD. La particule -D, usitée aussi dans les inscriptions purement araméennes, A i et A 11, révélerait une origine arabe si l'abréviation t|X en D n'était pas si fiicile k concevoir.
Dans le vocabulaire, en dehors de mots sémitiques communs, les mots hébreux constituent la grande majorité, le reste appartient au capital de l'hétéen où l'on en signale un certain nombre empruntés à l'assyrien. L'ingérence de laraméen se fait jour, outre pnx, -^pT), iÇ^D et NpV, dans NID (?), lU et nn (?) et y^î2 (?). Cest bien maigre.
Il est temps de formuler le résultat de cette analyse. L'hétéen, tout en ayant son individualité, appartient à la famille hébréophénicienne; l'influence de l'administration assyrienne y a introduit lentement, mais en proportions grandissantes, des formes et des mots araméens qui faisaient tomber successivement en désuétude les anciens vocables indigènes; néanmoins, tout bariolé qu'il fût de formes exotiques, son caractère fondamental resta invariable jusqu'à l'annexion de la haute Syrie à
1. La forme ;^'];^ pour n^n figure aussi dans la Genèse, xxvii, 29 (cf. Job, zxxvii, 6, et Isaïe, zvi, 4).
2. Il est inconnu aux pièces araméenncs d'Ësdras ; dans Daniel, 11, 24 ; IV, 16; V, 10, il est un simple hébraïsme.
Tempire assyrien sous Sargon, en 721, année après laquelle il n'a pas tardé à disparaître devant la prépondérance de Taraméen qui reçut des renforts considérables lorsque les colonies de cette race furent transplantées en Syrie,