REMARQUES ADDITIONNELLES
En écrivant cet aperçu, je n'avais que le but de fortifier ma position en face de M. Sachau qui avait, dès le début, déclaré raramalsme de la langue de Sam'al et étendu le domaine du sémitisme araméen jus^ju'k Marasch. J'étais loin de me douter que cette théorie recevrait si tôt le consentement de deux sémitisants aussi distingués que MM. Nôldeke et D.-H. Mûller. Le fait est pourtant très réel : ces savants se prononcent formellement en faveur de la théorie araméenne dans deux écrits très érudits qu'ils m'ont fait l'honneur de m'envoyer^ il y a quelques jours. Me voilà dans la nécessité de m'écrier avec le Psalmiste : « Je lève mes yeux vers les montiignes-, d'où me viendra mon secours? » Il m'arrive souvent cette malechance de rester longtemps seul de mon opinion, cependant l'expérience m'a montré qu'il ne fallait pas trop s'inquiéter de cet isolement qui n'est souvent que temporaire. L'essentiel est de fournir à qui de droit, c'est-à-dire à tout le monde, les moyens d'apprécier les deux opinions contraires et de faire comprendre les raisons qui m'obligent à maintenir ma position.
Bien que les savants précités ne consacrent à mon premier travail qu'une seule mention*, je me réjouis de voir que sur plusieurs détails importants, comme la formation du pluriel par ^, le manque de l'état emphatique et la permutation de D en 3, ils sont d'accord avec moi. Cet accord spontané peut s'augmenter par des explications ou des concessions réciproques qui constitueront le profit net de la philologie sémitique.