‹ Les deux inscriptions hétéennes de ZindjîrlîChapitre 32 sur 42 · Voyez la note de la page · texte numérisé non relu

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2. M. Millier croit que la question relative à Vhétélsme dos gens qui ont parlé la langue de Sam'al n'est pas assez mûre (Spruchreif); je pense pourtant que Tappartenance du Sam'al au pays de Hatti implique nécessairement cette conclusion.

C'est dans ce but que je me permettrai d'examiner les arguments de mes savants contradicteurs.

En annonçant la publication des fouilles de Zindjîrlf, M. Nôldeke traite très rapidement la question d'origine. Avant de connaître Tinscription araméenne de Barrekoûb, il croyait également que les autres inscriptions étaient de Thébreu mêlé d'aramaïsmes; plus tard, son espoir d'y découvrir beaucoup d'autres hébraïsmes s'étant montré fallacieux, et considérant que les deux dernières inscriptions émanent du même roi et contiennent presque les mêmes formules, il pense maintenant que la présence dans Tune d'elles de l'état emphatique qui est caractéristique pour l'araméen décide en faveur du caractère araméen do la langue de Sam'al, bien que los deux premiers textes ne fournissent pas d'exemples certains de l'état emphatique.

Mon savant ami aurait jugé autrement s'il s'était enquis avant tout de cette différence capitale entre des formules foncièrement identiques et émanant du même auteur. Il aurait dû se demander comment il se fait que le même Barrekoûb emploie dans le n** 2 (= A ï) des expressions araméennes telles que H j:Î, Xp-|X "^yDI, XD13, plDT pbo, >A^'Dbî2y Hiî «n^^D', dans le n° 1, des expressions insolites telles que "î^X et "^SJN, piX n^DI, D2^12, nD3 Ob.2, Obo, p DVJ; comment il se fait que le nom de Tiglatpiléser est constamment orthographié dans le n^ 1 (=Bar.)1DbDnbjin, dans le n°2 nD'^bSâ'nbjn? En me posant ces questions, j'ai été obligé de reconnaître que le dialecte du n^ 1 s'éloigne de l'araméen presque sur tous les points qui caractérisent l'hébreu et le phénicien. En prenant le même point de départ, M. Nôldeke aurait certainement acquis la même conviction, et cela d'autant plus facilement que lui-même finit par admettre la possibilité de considérer ies destinataires des deux inscriptions du genre nouveau comme des Araméens ayant parlé primitivement l'hébreu : des Araméens dont l'hébreu a été jadis la langue mère sont linguistiquement des Hébreux en voie d'être aramaïsés, tels que je me représente en effet les Hétéens du ix* et du vin* siècle avant notre ère. Quant aux formes spécialement hébraïques que mon savant ami espérait y trouver, ses pressentiments ne

Tont nullement trompé, comme il peut s'en convaincre par Taperçu précédent.

M. D.-H. MûUer consacre à cette question un chapitre très étudiée Jusqu'ici, dit-il, on avait regardé comme des traits caractéristiques du rameau araméen la dentalisation des i^ffiantes hébréo-phéniciennes, cependant les inscriptions gravées sur des tablettes cunéiformes, celles de Têma et de Zindjtrlî les maintiennent intactes-, celles-ci ne montrent que le passage de je en p -, on pourrait donc la classer dans la famille hébraïque, si ses formes grammaticales n'établissaient, selon lui, le caractère araméen de la langue de Sam'al. M. MûUer n'admet pas la distinction entre l'araméen ancien et l'araméen nouveau supposée par M. Sachau et cherche à expliquer différemment le phénomène de la dentalisation. Pour examiner les formes grammaticales, il donne d'abord, en la complétant*, la deuxième inscription de Barrekoûb qu'il met sans mot dire sur la même ligne que les deux autres grandes inscriptions, puis expose les marques d aramaïsme qui y sont contenues. Malheureusement, les arguments qu'il présente reposent pour la plupart sur des lectures inexactes ou sur des interprétations insuffisamment mûries. Je les reproduis succinctement alinéa par alinéa, avec un numéro d'ordre et mes observations sur chacun d'eux.

Arquments de m. Muelleb. Mes observations.

1. L'article -n si caractéristique du 1. L'assyrien manque aussi de l'argroupe hébréo-pliénicien manque ticle -,-; et cependant il appar-

totalcment; il est remplacé, sur- tient au groupe hébréo-phénicien.

tout dans B ii, par l'état cmpha- Les exemples de l'état empha-

tique dans les substantifs KplK) tique donnés ici sont tous tirés

iV\ïWi Î<3P3 et j^;37 i^flU» indice de l'inscription B ii( Ai), qui est

évident de formation araméenne. purement araméenne et ne pré-

Dans les deux grandes înscrip- juge rien relativement aux au très,

tions même on en trouve dans Le mot ^^2 "'est pas l'ét. const.

chacune un exemple : le mot de -\i, mais l'infinitif du verbe

M^n (H., 13) et njT (Bar., 22). ^y2 « construire ». Quant au njT

unique de Bar., 22, c'est un barbarisme commis par le lapicide araméen et qui ne prouve rien.

2. L'opportunité de compléter conjeeturalement une inscription qui est entre les mains du Comité oriental et d'autres encore n'est pas bien évidente.

. Une autre particularité exclusivement araméenne est la formation de rétat absolu par û que Ton rencontre assez fréquemment dans les deux grandes inscriptions :

1in« (Kmil«) « puissance »

11DÎ (i^rrnST) « souvenir » (H., 13).

1113 (Km-Tli) « honneur, re nommée » (H., 11).

11D1Q (kHIIDID) « Pnx d'achat »

(Bar., 10).

IdSq (NmaSo) « royaume »

(Bar., 17).

T»T1 (KriT'Il) « satiété » J^H., 4), et probablement aussi

yOZB («mD:S)S nom propre fréquent.

. Le pluriel se forme dans les petites inscriptions à la manière araméenne par n et non par m comme en h ébréo- phénicien ; rétat emphatique est >$^-. Dans les deux grandes inscriptions cet état manque et Tétat absolu se termine par ^ comme dans plu-

2. Cette constatation de Tétat absolu araméen repose malheureusement sur des lectures ou des interprétations insoutenables. Tous ces exemples se laissent facilement rectifier de la manière suivante :

niK est en réalité T):aj< « ses forts, ses guerriera ».

IIDÎ est en réalité «j^^-y « ses

monuments », le contexte est du reste très obscur.

T7!3D est en réalité t^^D « ses Cabires »; du reste -j^^ « honneur » est hébreu et non araméen.

11310 est en réalité y\y\Q « ses vendeurs » ; Torthographe pleine 11D1Q est impossible et -^30 <c vendre » est hébreu.

IdSd est en réalité i^Sd ^ ses messagers ».

^l'î'^ n*existe pus; le texte donne i^ia^ro « mon ordre ».

yOZ'D est un nom d'origine non sémitique.

3. Les petites inscriptions étant araméennes pour tout le monde, sont hors de question; mais le pluriel en n revient aussi en assyrien^ et en moabite qui se rattachent à la branche hébraïque.

^ Comme les grandes inscriptions, .. l'assyrien forme le plus souvent

1. L*idée de faire venir tq^jq d'une racine qSs et de voir dans la terminaison des noms hébréo-araméens ^n^a et îq^Sq l'ét. abs. de i^niOC^i» NniD^So (^« ^' îS'i P' 24), tombe par ce fait que le pi^emîer personnage est aussi appelé q^j (Nchémie, vi, 1 et 6), simplification observée également dans les noms nabatéens.

2. M. Millier dit lui-même ; « Es darf jedoch nicht vergessen werden, dass auch das Assyrische den Plural auf î neben den auf dm bildet » {A. L S., p. 46, note 3). Après cela, il aurait été conséquent de retirer tout à &it l'argument n® 3.

sieura dialectes araméens plus modernes. Eu tout cas, le rejet du n au pluriel se montre comme une particnlarité aramt^eïine qui est couDc:£e avec la formation de Temphatique et eoustitue ainaî une caractéristique du rameau aramëeii.

, Un antre îudjce de formation ararneounc est ^t u^ité comme pronom relatif et comme signe du génitif :

■fi"r*'rnciDn"n(H., r) « qui

ai érigé cette stële ^.

«r cette statue que nous offerte »»

11) avons

le pluriel par i, et si quelque!

dialectes araméens récents font de même, cela n'est d'aucune importance. En tout cas rélimînation du rt n^est pas une particularité araméenne; elle est tout à fiiit indépendante de Tétat em> pha tique et est loin de constituer uite carac té ris tique du rameau ara m é en* 4. Dauâ leis grandes inscriptions r^ n a que le sens relatif comme Ta parfois le ht ^^ 1T ïïébreu ; il n'y e^t jamais iudice du génitif*

Ce T7 est le relatif hébreu fi; \ k la ligne 27 f le relatif e&t le phénicien y;^^.

Cette traduction laisse à dé sirer et la restitution reste douteuse; de pluBj rinscription est aramécQuo*

La lecture et la séparation

des mots sont inexactes»

&. On ne disait certainemeut pa^

nni"Dp^1i forme impossible même

en araméen , mais nniDp^l = béb »

ini«-Dp''> mil in et nn «ont

des intrus araméens et ue changent rien a la nature hébréo-

phcnieicnue de rhétéen,

M, Mûller cherche ensuite à écarter les autres indices que j'aî fournis dans mon travail provisoire à Tappuî de l'hé-

braïsme. Bien qu'il connaisse depuis des acmaiueg ledit travail, il ne nomme pas Fauteur des arguments qa1l réfute, probablement afin de rendre la discussion plus impersonnelle*, Jus-

1. Je ne peux pas. admettre la réfutation anonyme quand on no contesta pas les faits signalés pour la première fois par radveraaire. Or, tous les traits caractéristiques du langag^o de Sam'al dont j'ai appuj'é mon opinion sont reconnus eraets par M, MQller, bien qu'il les explique autrement; il aurait été tout sjïitple de les citer en mou nom. La science, pour être équitable, doit observer la chrouolog^ie des idées en litige. Voici un exemple frappant di- cette nécessité. Des 1H86, je ne cesse d'établir le sémitiôiiic des Ilétéens par des études et des iiotct* qui ont paru dwni

HT! "^T in (^*T 27) « tanière d'un fimvtî y>.

. Le signe de Taccnsatif ni t^a^S nmap^'T est l'aramécn rjij cf. niSi rn^; d'autres fonnea araméennes sont nin, in et n:7 (Bar., 22).

qu^ici tout le monde était d'accord que Tétat absolu du pluriel féminin un, rînSnitif Q(ï7 avec le prélixo ^t la terminaison un du futur des verbes^ étaient des caractéristique!^ foncièrement arainéennes* Mais depuis que j'ai insit^îté sur Tabsenee de ces traits dans les deux ^^randea inscriptions de ^^am^alj on paraît avoir fait la découverte que c'étaient des choses insignifiantes, 8i ridiome de Sam^al fiiit usage du H hébreu au lieu de anj c'est, nous dit-on, que celui-ci est de formation secondaire ; le manque du D qui se rencontre aussi par-ci par-lk dans d'autres dialectes araméens prouve seulement l'archaïsme de la langue; quant au défaut du n au futur, les exemples ^^38^ (Jerémie, x, 11^ VC^rV (Esdrag^ iv, 10) et ÙDiN'' (Papyrus d'Éléphantine, C\ I. S.j ii, 137)^ montreraient qu'un dialecte araméen peut aussi laisser tomljer cette terminaison. On ne saurait donc paSj conclut M. Mûller, tirer de ces faits une preuve positive contre le caractère aramécii de la langue.

Je serais curieux de savoir, après tant d'éliminations trop commodes, ce qui resterait encore eu fait de caractéristiques animéennes. Mais ne Kortuns pas de notre sujet. Les deux premières explications appartiennent à la linguistique préhistorique qui, étant bonne à tout faire^ n entre pas en ligne de compte : nous sommes en présence de Taraméen du vnr siècle et non de Tépoque antédiluvienne que personne no connaît. Les phénomènes de simplification observés dans des patois récents n'ont guère plus de valeur. Enfin, quant aux trois exemples cités pour justifier Tomission du n^ ils sont visiblement dus à une inattention momentanée : VûTT' est un pur hébraïsrae, les deux autres sont des subjonctifs évidents qui rejettent naturellement ïc n.

Après cet exposé circonstanciel, mon savant contradicteur m'excusera de ne point trouver des formes araméennes dans la grammaire de la lanjçue de Ham'al; y a-t-il du moins un vocale Joarruil asiatique et dane divers ûutrea periodiquea. C'était aîors une tht^oriu audacîeLiae ut Uëdaignën par les atitorîttls dti réi-ole hétéologîque* Atyourd'hui, cVat-à-dire *opt uiiâ aprèfj^ Iiîa t*olotiuea de l'Academy fourmiUtiut d'ë*;riv:iijja qui vietiiniiit du lAirti la grfjiido df^eouvtirtLMiue loa Hét^iîus, coatrairernciît à ûg (pie Von pensai t» ëUiuiit une populatiaa purement némitique!

bulaire arampen? M, Mûller répaad affirmativemeot, et pour ce motifj il énumère dix-sept mots araméens d'une ]^rt et quatorze mots hébreux de l'autre. Comme on le voit, la majorité araméenne n'est que de trois, ce qui est bien maigre^ et de pluSj j'ai grande envie de me demander où ces prétendus Aramécns sont allés chercher ces quatorze vocables hébreux, ■ Allons cependant au plus pressé et envisageons un instant ces mots araraéens; de plus, pour être très conciliantj admettons même leur caractère indigène, ce qui n'est certainement piis le cas réel-

Nous venons de dire que leur nombre monte à dix-sept ^ or, îl faut absolument en défalquer : 1° "^tî^Oi TiH, VU qui doivent se lire autrement* 2*^ nZHj pl^T et ^î (génitif) qui ne se trouvent point dans les grandes inscriptions^ 3° HI^lj ^2H et ''î (relatiO qui sont aussi hébreux; il n'en reste que neuf^ savoir : nz*N, "ID, Dyn, H-^IH, nZh HJ^'O, N"ID, DD(?), □np, et avec le nom de nombre nn, dix,

D'autre partj IL MùUer énumère quatorze mots exclusivement hébreux- ce sont : 11^8, "jiX, '^K, ^jD, HD (de n")D),

D2, -)T, rrn (pour nvn), ppn, nn\ iS fn: (passé), -^d

(pour DS'Oj ^Din dont trois : PDj riTl et iD sont illusoires ^ il en reste onze.

Somme toute : -nezif mots araméem en face de onze motâ kSjreiix : deux voix de majorité jjour Vkitbvalsme.

Ce n'est pas tout : tandis que le capital araméen est incapable d'augmenter, M, Miilier n'avait qu'à compulser son vocabulaire pour ajouter à celui de T hébreu. Voici ce que j'y trouve après avoir éliminé les mots inexactement transcrits : n3X ^< fort », j'2^ «c confius », jnHj "^jD^ 1D2 « être honoré j>, n^D = héb. mrW ^D m, -Ï3D ce vendre », p:, IDJ? ^ labourer », H^p; en tout dix mots hébreux.

La comparaison fournît donc, d'après l'aveu de M. Mûller lui-même, vingt et un mots hébreux en face de neuf mots araméens : une majorité de dousïe mots en faveur de Thébraïsme.

Inutile d'ajouter qu'en réalité la majorité hébraïque est encore considérablement plus forte et la minorité araméenne

— ns

micore-plus faible^ Tout le monde |H>urras*<în convaincre eu jcUint un coup d'œil sur le vocabulaire quî termine ce travail,

La situation est bien nette, je pense : l'aramaisoie des deux ji^randes inscriptions ne peut se justifier au point de vue de la i^rammaire que par de-s suppositions arbitraires se réfuj^îant dans les brumes de la philologie préhistorique; au point de vue du vocabulaire, par un parti pris plus ou moins absolu sur le nombre réel des élcments hébréo-phenîciens qui constituent ta langue du Sam'aL

Je terminerai ces notes additionnelles en exposant brièvement les opinions qui ont été émises dans les derniers temps relativement aux dentales araméennes qui répondent a des sifflantes dans le groupe sémitique du nord.

M. Th, Nôldeke^ se fondant sur le parallélisme des dentales en araméen et en arabe , déclare ces sons primitifs et en fait venir les sifflantes hébréo-assyrienues par la voie d*une décadence phonétique; le passage de i, i, ^, en T^ ï, ^ d'une part, en % '0, H de l'autre, s'explique plus facilement que celui de T, ï, ]D en i, Jb, ^ et 1, D? H; la transition de U? en n lui semble surtout impossible* Il ne se charge pas d'expliquer comment le jd arabe a pu devenir p en araméen archaïque et y dans Taraméen plus moderne*.

Cette théorie oblige IL Noideke i considérer tous les textes araméens archaïques comme rédigés dans un dialecte influencé par rhébreu ou par Tassyrien, S'il en est ainsi, Taraméen pur brillerait par son absence pendant les trois siècles (du ix^ au vi^) qui nous ont livré les inscriptions les plus anciennes, ce qui serait bien extraordinaire; on peut ajouter que, du moment oà

1. Des dii mots enumérés d-deasua : nil'K ^s* l'asayrleu aîrw; -^^ ^t BtiSBi h^briiO-aaôjrien ; y^fp atigaî néo-iiëbreu yïiûH ; uyû ftneicn elmnanéen; qs n'oxiete probablement pai; les vocables vraiment araroueua de réduisent aux quatre suivants : j^Hi n:"ÏT did ^t in^

2. La conjecture qu'eu hébrëo-phéûicieu le y ee prononçait primitivement tantôt s, tantôt / (J. /. 6\, p. 40» note 2) ne repose sur rien, La tranacription Tù^oç pour ^y, ainsi que celle de KaSuri; pour ht^j i^aziti, vient de la prononeîation vicieuBO tlea Egyptiens. Le rapprocbement de Vlin s* Xû'>o; prouve indubitablement qne les nuancée y et ^ n'exiatalent pas iilorîï, car ce ï, témoin Tavaméen y^n» répond ïi un ir et devait donner Xe^u^^î.

rétat de nos connaîssances actuelles est notoirement incapable d'expliquer le passagre de jd en p et y^ on ne doit pas attribuer trop de potd.s à rimpossibilité d expliijuer la transition de en n* Le mot de Tune et Vautre de ces énigmes est visiblement dans une nuance de prononciation que nous ne saisissons pas aujourd'hui et que nous saisirons peut-être demain. Il y a du reste bien des phénomènes qui ne seront peut-être jamais expliqués j sans cesser d'être par cela des faits réels.

M. D.-H. Mûller croit également à roriginalité des dentales en araméen, mais il attribue les siUflantes des textes archaïques à rinsufHsanee de l'alphabet pour rendre ces sons par des lettres adéquates. Cela revient a dire que, durant plusieurs siècles, les Araméens auraient écrit z, ^^ é et prononcé d/tj tf t; j'estime que l'on aura de la peine à le croire. Il paraît toutefois que, faute de mieux j le son ^, eût été représétité plutôt par D que par î^* puis il faudrait savoir comment à un certain moment donné, les Araméens de la Syrie ont pu s'entendre avec leurs nationaux de la Babvlonie, de l'Arabie, de rÉgypte et de l'Asie Mineure, pour modifier uniformément l'orthographe de leur langue; enfin, la réalité organique do ces mutations est prouvée par la transformation du ja d'abord en p5 ensuite en J?, transformation qui n'est certainement pas d'un ordre orthographique.

La troisième opinion est celle que j'ai émise dans un travail sur le premier fascicule araméen du C, L S-^ et qui, d'après ce que je vois, est partagée par M, Sachau. En m'appuyant sur les textes qui y sont publiés, j'ai établi pour la première fois Tordre chronologique de la transition inégale des sifflantes araméennes en dentales ainsi :

1^ Le T s'est conservé intact jusqu'au iv= siècle et n'est devenu définitivement* 1 que dans les textes de Tépoque grecque î

1^ Meuue de» étudçs jtâve^^ tome XXI, p. 238 (Eecherche^ bibliques, fasc. 2, 602),

2, Contre les dix eiemple* que j'y ai cïtéa et dans lesquels le f est conservé, on ue peut eonâtater de Tépoque aseyrienne que le nom du roî de Damas écrit en cunéiforme Daâ-îâri {=^ ITV nn '')» niais la vraie leeture de ce nom est probablement Bit^idri ^^ héb. Tirr]! (^^^£ '^Jt^)- Deux

2^ Le tî? demeure intact aux temps assym-babyloniens et su change en H à 1 époque perse*;

3° Le jf passe en p dès l'époque assyrienne^ plus tard et selon lea provinces^ il se change en J?,

Ici j'ai simplement constate des faits sans essayer de les expliquer; au lecteur de ehoîsir entre Tévidence et Thypothèse,

APPEÏTDICE

Avant d'étudier l'histoire et les croyances qui reasortent de nos inscriptîonSj il nous paraît utile de faire connaître certaines améliorations qui m'ont été suggérées par un nouvel examen

des paiîsages difficiles que j'ai laissés plus haut sans traduction- Elles appartiennent uniquement au texte de la stèle de Hadad.

La ligne 29 débute par le membre de phraae DDHK TDX^ nniyn qu^ j*ai traduit mot i mot par : « dira votre frère : « détruis »- La particule conditionnelle est omise, comme c'est souvent le cas en assyrien. Cette indication est visiblement incomplète ; le complément doit donc se trouver dans la lacune suivante^ qui est précédée par les lettres 27] et qui, attendu que l'hétéen ne possède point rarticîe hébréo-pbénicien n, ne peut être comblée que par un verlxi à la forme causât ive ou hif% verbe signifiant quelque chose comme bDfiJn « fais tomber », lî^H^n ou rn[jjn « démolis j* ou mieux njn (comme h la ligne 31) « endommage, mutile ». L'objet du verbe qui devait suivre me semble être, non un substantif déterminé, comme ^ statue » {A, L S,j p. 21, L 29), mais le pronom indéfini bD qui, avec XD? signifie « tout ce que ». Le mot n^n^ a été à juste titre identifié par M, Mùller avec le verbe hébreu m^ « jeter, lancer », qui exprime en même

Autres noms, mï^nn (^^ ^* ^m H, 77) et myUTDtP {^^^*j ^ï) ^^^ ausBi un 7, mais, ainai qutt lo prouve la farmo tardive du n *^t du q, ils août sans doute plus modernej»,

1. La lecture Tî^iny (^^ ^* ^^^t ^I» ^^)i ^^^^ i® premier élémeot était îdentiii(5 ïi nnny = inCÎJî est en réalité rîTimy Mri-' LTaw «t secours d'Ouzza »; la deuxièuie et îa cinquième lettre out une forme ab«olnment identique.

temps rîdee dYnnfrtïr \me stèle ( Genèse j xxxi, 51). -Te vois seulement dans la finale de n^*l^ non le correspondant de celle de m*^ {A- L aV.j p. 35) qui supplée au •» radical, mais le suffixe de la troiiïième personne, singulier, ainsi H^*!^ = hc^b, ini^ « il Ta éngé :ù. Les mots riDît ribN^ « au dieu de son père » forment h complément du verbe rT'T' et closent bien la phrase conditionnelle.

L'apodose doit suivre immédiatement, autrement la phrase resterait snspendue et s'allongerait outre mesure; on ne vcïit même pas où elle pourrait Jînir. Cette considération rend impossible de rep^arder la particule H'^D qui suit comme Péquivalentderhébreu talmudique Nin*i- ^0(-4*/- S,, p.r^5) c< qui que ce soit»î c^est plutôt «ne co[itraction de nî!?~NO^hcb, taL "'^*"npî les mots xn 13N'' HII^D signifient par conséquent :

<f tout ce que dira, lui » et non : <c si quelqu'un dit : lui

est, etc. 1^ (A- L S.f ibidem).

L'appartenance du pronom XH au verbe IDN^j dont il est le sujetj jette un jour nouveau sur le sens des mots suivants ; niD ' î5iN- En rapportant le pronom précité soi tau dieu Hadad, soit au roij on était obligé de traduire ces mots par : c< 01 ©st) un homme mort {A. L S.j ibidem) ». Mais Tidée de considérer un dieu comme un homme mort est tellement insolite dans l'ancien paf^anisme que Ton ne peut s'y arrêter un seul instant. L'autre interprétation qui entend par l'<f homme mort >& le roi tué pitr ses propres sujets {A^ L *S., 3r>-3(>) est également forcée et peu naturelle. En réalité , le pronom indique toujours Tad versai re ([ui commande de détruire la stèle consacrée par le roi à Hadad^ afin de faire disparaître sa mémoire» et PD * ï^jÎ* ne saurait être autre chose que la qualification de NH « lui, Vhomme du pays »; je lis donc PO au lieu de HO", c'est un

synonyme de DDriN» La phrase se termine, suivant moi, par

les mots bs nnON, dont le premier est le verbe IDî^ ^ dire » à la deuxième personne^ singulier du passé, mais ayant ici un sens futur- le second est la négation prohibitive bx « ô non » qui s'emploie en hébreu avec la particule de politesse ^^ (Genèse, X[x, 7); c'est plur? énergique que la simple négation }^. L'ensemble se traduira donc : « tu dinis : û non j>, c'est-à-dirCj

tu opi>oseras un refus catéj^orique à toute» sas instigations. M. Mûllcr fait de -|3î< - nï DD3 ■ ^s • nnON (1- 20-30) une seule phrase : « tu diras : ne parle pas avec une bouche impie {so sagst du clarauf : .sprich nlcht mît frevdha/tem MuTicle) ^\ il fait cependant remarquer lui-même que Ton s'attendrait à ^DNHj au Heu de Timpératif ~)bX; c'est là une difliculté insurmontable a laquelle se joint la lecture évidemment inexacte des mots TT D33^ comme on le verra tout à rheure.

La lecture H ■ ^D3j déjà supposée par MM, Sachau et Nolâeke^ bien que le premier mot ait Tapparence de 022 sur Testampagâ^ est confirmée par Texpresaion parallèle • |D3 ^*iy * W^H de la ligne 30, où le r final est parfaitement distinct. Cette expreasioUj qui signifie sans aucun doute : « devant (^=^héb. ^JB3) des hommes adversaires ou hostiles », montre

en même temps qu'il faut iire TT « étranger, ennemi » et non 1) « arrogant, impie »; en efTet, il s agit ici de gens hostiles

au roi et nullement de ceux qui se rendent coupables d1mpiété envers les dieux. La phrase devient assez claire : « Devant un homme étranger, dis : Mon œil est engourdi ou troublé, je ne peux dr ne pas accomplir cette besogne, » M. Mûller a très bien comparé riiébreu HOp Vj^J? (Samuel, iv, 15); le verbe n5y semble de lecture certaine; c'est sans doute Thébreu n5X (d'où n^Ni), avec le chLingement de X en y par Finâuence du n. A remarquer la forme masculine des verbes se rapportant à pj? qui est du genre féminin. Le troisième verbe perdu dans la lacune après IX « ou » devait aussi marquer une infirmité ; on peut supposer l'hébreu nHD « faible, sombre »p Le reste se restitue avec assez de vraisemblance : "^"IV ' W2H * fD3 * *'[-yn ' ÎS] « tu répondras ainsi devant des hommes hostiles ».

Le mot qui est en tête de la phrase suivante paraît devoir se lire I^PIDj forme qui se compose de la particule conditionnelle D= héb> ^3 « si, lorsque » et du verbe I^H <ï briser,

endommager j mutiler », que je compare à l'éthiopien hJ^^. » <c infliger un défaut », dérivé de i0>'C ' « tache, défaut » C'est ainsi qu'il faut transcrire partout au lieu de Tjn* Lccom-

plémeiit est NH * H^T « (h' il brise) ce monument >k Le membre de phrase qui suit annonce le but de la mutilation. Je lis : VXD) I nn^X * h2 ■ f Snb , le verbe pr} a entre autres le sens de « affermir et t5tayer une coloane qui menace de tomber »

(PsaumeSj hxxv, 4)- le suffixe de n3 « par lui » se rapporte k 131, tîindis que celui de rtrT'X « ses gens y>j ainsi que le 1 de inDT 86 mpporte à l'instigateur; d'autre part, JITV^H est le sujet du verbe et 1"13T en eut le complément direct , Je traduis donc : <f afin que ses ^ens soutiennent par lui ses monuments », en d'autres mots : pour faire réparer ou affermir Tassise de ses propres monuments. Cet homme doit être lapidé (" mi^nD^D

^JDND) et avoir la tête endommagée [n*^*î<]n ' 1Z^^J mot à mot : « et que Ton endommage sa tête »»

Une nouvelle action non moins coupable est exprimée par la phrase mutilée au début qui se complète avec quelque vraisemblance inn ■ W ' p[N • ^ni • nblÙÔ]- L'ancienne lecture 3^n poiir le dernier mot et ?3 pour le groupe bilittère près de la lacune doit être abandonnée par suite d*un examen re^ nouvelé de Testampage, La traduction littérale du passage me paraît être : « s'il le place dans une caisse ou une fosse », en

hébreu : n"inno Sk înx ri"in3 loûr ^^\ le substantif nnn,

à lire probablement "inn, vient de la racine ninri <ï creuser » La peine est la même^ on doit Tassommer avec des pierres^ ■^i^Xa ' n:Z^àn3^Dî le i est, non pas le suffixe du pluriel, comme je Tai cru jusqu'ici, maistrune nature purement épen-

thétique; en hébreu on aurait ISl^p^^. La mutilation du coupable est exprimée de nouveau par rni^XD | nPlty " ^b ' I^IT « et il lui infligera immédiatement (?) un défaut corporel ». Le mot nni^KD signifie <k dans sa place », mais il semble indiquer ridée de situation et par conséquent de proximité. A noter la forme purement hébraïque du pronom \y au lieu de n^ On peut en conclurCj ce me semble, ou que malgré Tusage ordinaire du H le suffixe se prononçait tout de même o, comme c'est le cas en moahîte, ou bien que la prononciation H — est due ïi l'influence araméenne. Dans Tune comme dans rautrc

de ces alternatives le caractère fondamental du sunixe héléen reste acquis à rhébrafàme.

La teneur ^énérale^ telle que nous venons delà circonscrire^ ne permet plus de traduire T^'^J? " ''^^^'m par « et ton œil ho troublera » d'après T hébreu mJ?? = ar* ^^ ; le verbe hétéen ^yt? doit signifier quelque chose comme « se réjouir ou s'amuser »; à rapprocher peut-être Tarabe ^ « verdir ». Le mot suivant commençant par 3 et formant le complément indirect

est ni ' X3 qui se complt^te avec vraisemblance en Mn[3,X3 « de sa perte »; c'est l'infinitif du verbe HSX « périr j>, IDX^ qui avec les suffixes se prononce '>'l'2Hj ^HDN, HDK (cf. Proverbes, xxVj 2S^\ Abdias, i, 12). La lacune qui suit a dû contenir à peu près les mots flDD ' ^D « car il s'est conïîé », «piî se relient très bien au membre de phrase voisin, se terminant au début de la li^ne 33 par Texpression HDU ' ?î? * ^!< « ou sur sa libéralité 3&.

Les trois mots n^^ ' MD ' HN « toij îci^ juste » sont très distincts, mais le quatrième lu jusqu'à présent Nm est en réalité ^^n = héb. n'^n « rois y>-^ le mot fruste qui suit me semble

pouvoir se lire provisoirement i'X]!^ = héb* IN^D <^ beaucoup, très J>, bien que la haste de la troisième lettre soit longue, La phrase suivante se complète conjecturalemcut par • y) ' ^j]m

l[X' nnià «et inllîge-lui un défaut corporel, ou bien (tu le tueras) j etc. j&. A remarquer la forme r\H qui répond à l'hébreu r^N, nr^N, en araméen éHIS; les mots KS et TZ^'^ appartiennent aussi au lexique hébreu. Je laisse de côté la forme '^Tl dont la lecture n'est pas d'une certitude absolue.

Voici maintenant la transcription rectifiée de la partie que je viens de discuter :

^ mm ■ n2« ^ hSnS ' nn'r ' ^[a * S:: ' i]:n ' nntrn - a^nn ' iqïT' 29

' "^JH * p2 ' M::rh * \t ' nhil ^ in ■ nSy ^ *n ' '^z'^^ ' ap * "icn ' ni 30

TEADCCTIOK

29. (Si) votre frère dit : ûêtruîâ, ]nu[tile tout ce] qu'il a consacré au

dieu de son père ; quoi que dira cet homme du payà^ tu dîraa : a non! 7> Devant

30. nn ëtraugcrf dis: Mon œil est engourdi, ou troubla ou (faible; tu ré-

pondra» aiuii} en préiience d'hottimes hostiles, S'ilmutile ce monu ment pour que i<eâ ^euA s'en servent pour maintenir

31. ses propres manumcutS} qu^on TaBsommo avec deft picrroH et qu^on

lui inflige des bleseuraa k ];& t[êtc. S'il Va. mis dans une caiB]se ou dans uu fossé) qu'on TasBommc avec di^ picrrcfi et qu'on lui indigc dca infirmitde

32. immédiatement et ton regard se rejouira de sa perte [parce qu'il

à'eat confie] k son arc, ou a sa puissance, ou a sou éloquence»

33. ou à sa libéralité. Toi (qui sera^) ici, soi» équitable et inflige- lui des

infiruiités ou bien tu te tueras^ etc.

Un mot pour terminerp L'expression hétéenne HD " ^IH <K homme du pays ou du peuple », qui forme antithèse avec "lî « étranger» ou 1Ï ]!^ZH «homme hostile », faisant visiblement allusion aux g^arnisons asi^yriennes qui occupaient alors le paya, rappelle involontairement Tex pression phénicienne que j*ai lue, comme plusieurs avant moi^ nSHO DIN, et traduit : « rhomme du peuple »> C'est donc a tort que les rédacteurs du Corpus phénicien ont transcrit rOT\ D^SIN {CK L S>^ 3, il et 165j 17) et traduit : <st cea hommes », en admettant que la forme hébraïque HOn vient d'im ancien HI^H qui se trouve

en sabéen- J'ai toujours contesté cette comparaison a cause du développement très différent du pronom sabéen-, le parallèle hétéen met fin à toute discussion à ce sujet,

L'épig^raphie indigène de la Syrie, dans Tétat actuel de nos connaissances^ ne permettant pas de remonter au delà du !3t* siècle de notre ère, ^ous devons recourir aux sources

babylono-nflsyriennes pour y puiser des renseignements historiques en ce qui concerne les époques antérieures. Naturellement ces sources ne nous apprennent que des faits généraux rcMSultant desrapports^ pour la plupart du temps hostiles, de ces puissîmts empires avec les roitelets de la Syrie, Les anciens conquérants se contentent très souvent de mentionner la Syro- Phénicie tout entière sous Tépithète de Aharrûy <c pays d'Occident y> qui est plus tard appliquée à la Phénicie seule. (Cependant, dès la conquête de la Syrie par Tutmès III, le nom de Hatti^quL semble avoir désigné d'abord la principauté de Karkemisch, s'étendit k la Syrie septentrionale, A l'époque assyrienne^ ce nom englobait souvent la Syrie entière. Nous mettrons sous les yeux de nos lecteurs les textes anciens, hétas trop rares, à Taide desquels nous établirons les premiers jalons de l'histoire hétéenne.

Nous distinguons trois époques ;

L L'époque archaïque est contemporaine de Sargon I" et de son fils Naram^Sin, qui ont régné entre B800 et 37 5Ô avant J,-C, Voici un extrait du livre des omlna faisant allusion aux expéditions que ces rois entreprirent en Syrie et à travers la Syrie en Egypte ;

CqI. L [5] Surrukln sit ina Mr antii atia mat aliarr! ilUkoma [6] mat aharrû iniru kibrâtî îrbitta qa(t)su iksudu,

[13] Sarruk: in sa ina sir ao ni ana mat aharrî [14] îUikuma mat abaTTU Iniru kibrâti irbîtta qa(t)Bu ikaCidu.

[16] Sarrukîn sa ina kit annî aoa mat abarrî Hlîkuina [17]- , . Au pa az asarldutisu [IB]. > . qablu uddu^u.

[2î2] Sarrukln sa ina sir annî [33] [ana« . .] il&mma sanina la isù sulumraatsu eli [24]. , . tamtu sa crib samsi îbiruma sattu m kan inn. erib samsi [25]. . , qa(t)au ikstidtt pisu asat îsten ukinu i^almi^u ina erib Kamsi [2G] [uà-xi-jzn sallaeunu ina matl tanitî usebîra.

Col. IL [6], . , Sarrukiu sa iua sir annî mat Suri-ki ina gibbisu napèatisu anakakkîsu tkmlsuma [7] Sarrukin .^ubatisuuu u^o^cbuma tahta(V) sunu imbti^u kamarsunu iskunu unimansunu rabîta [£)j [usamkitii?]ti (?) clUtisu uqaila ana agade-kî uî^cribn.

[16]. . . Naram-Sin sa ina i^lr annl [17] aoa mat Maganna inikunia mat maganna î^batnma [18]. . . ^r mat maganna qa(t)âiL ik^udn.

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