Hùiûire aticîennç des pçt^ks de TOrienf, p. -ïfi?, ^i
hiéroglyphes grossiers que l'on trouve répandus sur le sol de l'Asie ilineure- Nous savons même que Je roi qui a gravé les inscriptions d'Hamath est le même que Tauteur de Tinscription du lion de J^Lirasch, ainsi que de celle de fiulgar-Ma'den \ à ce moment; te Ilatti et la Cappadoce devaient donc former un seul royaume. Cela seul dénote déjà un grand développement de puissance et de prospérité. Il est à supposer que, pareils aux Hycsos en Egypte^ les ÂnatoHens du Hatti s'assimilèrent autant que possible la civilisation plus avancée des Bémitës^ pour les habitants du pays, ils restèrent néanmoins toujours des étrangers.
L'extension prise par le grand empire assyrien du côté de Touest enleva tout d'un coup à la dynastie anatolienne du Hatti toutes les provinces du nord qui formaient le berceau de sa race. Tiglatpiléser P"" défit la milice hétéenne, composée de quatre mille Kaskî et d'Ouroumî, qui s'était emparée de quelques villes de Schoubarti, province soumise à l'Assyrie, et s^ avança vîctoriousement jusqu'à Comana de Cappadoce^ dont le territoire fut annexé à T Assyrie. Dès ce moment le Hatti fut, du moins nominalement, tributaire de Tempire assyrien, qui atteignit la grande mer de TOuest, c'est-ànlire la mer Méditerranée. Cet avènement de la suprématie assyrienne, qui eut lieu vers la fin du xi*" siècle, introduisit peu à peu une administration composée en grande partie de fonctionnaires de race et de langue araméennes. Plus belliqueux et moins souples que les Babyloniens, les Assyriens tenaient moins à répandre dans les pays conquis le goût des sciences et des lettres et se contentaient de veiller à Tordre matériel et à la perception régulière des impôts. Les Araméens avaient une aptitude particulière pour ces sortes de bcsfjgnes et ils devinrent ainsi les porte-parole de la cour de Ninive- C'est par Varaméen que les peuples de Touest communiquèrent dès lors avec leur suzerain, de manière que tous ceux qui étaient revêtus d'une fonction politique étaient obligés de rapprendre, La domination de la lanpTuo araméenne comme une langue officielle en Syrie date pour le moins du règne de Tigkt pi léser 1*^'*
Dans le siècle et demi qui suit ce grand conquérant, T Assyrie, paralysée apparemment par des guerres avec la Biiby^
lonîe j se montra rarement dans Fouest \ les peuples syriens profitèrent de la trêve extérieure pour se combattre entre eux. Le llatti se divisa en plusieurs royaumes. Les tribus hébniïqaes, unifiées en royaume sous Saûl, se taillèrent presque un empire sous David au détriment des populations voisines, les Iduméens, les Moabites, les Ammonites, les Damascéniens et celles delà Cœlé-Syrie dits Aram-Çôbâj qui étaient les ennemis jurés du royaume hétéen d'Hamath, lequel devint par cela même Tallié de David ^ L'Hamatène et par elle le reste du Hatti, peut bien îi voir conclu avec le royaume hébreu un traité formel qui accordait à celui-ci Fhégémonîe dans les affaires politiques^ De telle sorte , la Palestine des règnes de David et de îSalomon eutj pour ainsi dire, deux frontières, une frontière idéale formée par TEuphrate, et une autre, réelle^ touchant presque la banlieue d'Hamath (nDn NIDO). Parmi les Hatti, les plus sympathiques a Tall lance hébraïque furent naturellement ceux qui formaient Télément anatolien et étran^r au pays, élément dominant mais non réconcilié complètement avec les indigènes qui les considéraient comme des usurpateurs. Pour les patriotes israélites, la suprématie de l'élément anatolien, qu'ils appelaient Japhétites, sur Télément aborigène, qu'ils désignaient par le nom général de Chananéeng, était la condition même de l'existence de leur nationalité, qui risquait de succomber sous le nombre si ceux-ci pouvaient disposer librement de leurs forces éparpillées et tenues en grande partie en éthecpar la domination japhétite. On comprend ainsi Timportance et Taetualité du vœu exprimé par la Genèse, ïx, SÎ7 : « Puisse Elohim donner de vastes territoires* a Japhet, aftn qu'il demeure sous les tentes de Sem (^^ Israël), et puisse Chanaan être leur esclave ! » Japhet habitant dans les tentes do Sem est bien le royaume anatolien du Hatti, installé sur un territoire appartenant à Israël par la promesse d'un oracle*, sinon par le droit des traitée, et ayant pour but de coopérer avec lui à l'asservissement du Cliananéen, Le vœu de Técrivain hébreu ne s'est pas réalisé» Salomon