‹ Les deux inscriptions hétéennes de ZindjîrlîChapitre 39 sur 42 · LA DEICEUBE DES DIEUX · texte numérisé non relu

LA DEICEUBE DES DIEUX

Homère fait habiter les dieux sur le sommet du mont Olympes, situé au haut nord, qui n'est jamais ébranlé par le vent ni mouillé par la pluie, duquel la neige n'approche pas, mais où s'étend une lumière céleste sans nuage et se répand une vive clarté. De même chez les Babyloniens, les dieux habitent la montagne de l'Univers {hursham matâti) ou brille une lumière éclatante pareille à celle du soleil et des étoiles. Là se trouve un palais (e = bîtu) qui est le berceau des dieux Yaou, Sin, Samas, Raman, Ninib et de leurs sublimes épouses {JUratishunu rabâti). Cette montagne, dont le sommet dépasse lô ciel, plonge dans les profondeurs de l'Océan. La meilleure description se lit dans le fragment R. IV, 27, n° 2 :

Sada gal-û an-en-fil-Ial im harsam sa risaâu samami sanna apBU ellim sursudû hiâsusu '

Ina. :^iidi kima rimi ikdu rabgu *

Qarnâsu kimfi sarûr an samsl Utànanbitu

Kîma kakkab rd e kibbû malu ^îhAti

« La grande montagne du dieu Bel, tnoiitaçne oïevée (?) dant k aommot atteint le ciel et dont la base repose dans le pur océan; sur It» montagncâ comme un taureau robuste elle eat coucWo; aes pics brillmit comme l'éclat du soleil; comme Tétotle du cîe! voûté (?) elle est rempliti de clarté* ^

Les textes babyloniens^ autant que noua les conuajsRons atijourd'hui, ne déterminent pas clairement la situation do cotto montagne; cetta lacune est comblée par les écrit» bibliques qui mentionnent la montagne Bacrée (ti?lp IH, Kzécinelj xxvnij 1(1) qui est la demeure d'Elohim, c'est-à-dîre des Elqhîm o« des dieux de l'époque piiïen ne {Ibidem^ 2), Banslsaïe, xiv^ 13, elle est qualifiée de montagne des réunions divine^ située; au haut nord (pDÏ ^rçr\^ lyiO IH)-. ,..,...' i

LE JAAT)IN DES DÏETJX £T LES CUÀM^ DES BIÏSBÏHËUBEUX ^\

Les anciens Grecs croyaient à an jardin dea dieux dont Ja description ressemble à celle d^ TOlympe et « où, dit Sophocle^ le bienheureux seul peut labourer le sol » [Fragm.^ 297 n° 2), On le plaçait soit à Torient, soit, et c'est le plus souvent, ail delà de Tocéan, à Textrême occident ; c'est pour cela qu'onr le nomme jardin des Hespéfides. Là se trouvaient les écuriefe d'Hélios et les auges de ses chevaux* C'esjt dans cette fie que sont amenés les héros, parfois vivants, comme Ménélaos, plu» fréquemment après leur mort, ■« Atlas y garde les ftonlières du ciel et les filles d'Hespéros les pommes d'or; la se trodve le palais où le roi des dieux a céV^bré son hyménée; là jaillit lé nectar; là la terre éternelle offre aux dieux la nourriture d^Jh vie bienheureuse {Od. VI, 43), ' * : -

Une île des bienheureux toute semblable se trouve aussi dan9 Tancienne épopée babylonienne. On s'y rendait de la Babylonie par l'embouchure des fleuves, c'est -a-dire du Tigr^ et de rEuphrate, partant par le golfe Fersîque; Hasis-a^ra, le Noé babylonien, y lut transféré avec sa femme pour vivre cnmmç les dieux {kima ilAm). Pour y arriver, il fallait passer par des chemins difficiles^ dangereux, obstrués par des monsirt^s hideux, entre autres des hommes-scorpions, et traverser le^

eaux de la mort. Ce chemin est fermé aux vivants et n'est connu que du dieu Hamas (^= Hélios), qui seul le parcourt dans sa marche de jour et de nuit^ itinéraire qui indique clairement qu'il s'agit d*une Ile située à l'extrême limite soit de l'occident où le soleil se couche, soit de Toricnt où il se lève. Celui-ci est monté sur un char, assis sur un shassu dont l'attaque est irrésistibldj attelé de coursiers vigoureux aux jarrets infatigables {rakib narkabti askibi sassu (var- sassu) m la immahrl qabaJm ^amid pari qardutu âa lu innahu birkâmn). Nous ignorons sî^ malgré cette derniète expression, les coursiers solaires n'avaient pas une station où ils pouvaient être nourris et échangés^ ainsi que cela se passe dans le mythe grec.

L'antique croyance des Hébreux semble, ainsi que celle des Grecs, avoir réuni dans les mêmes lieux la montagne desÉlohimavec le jardin des Élohim. Ézéchiel localise le D^nbx ^H dans rÉden du jardin d'Élohîm DM^N fj py2(li:zéch.,xxvm, 13). Les keroubim, marchant sur des pierres de feu, y gardent le trésor qui contient de Tor et des pierres précieuses (ibidem)* Dans la Genèse, où Taneienne demeure des bienheureux est transformée en berceau de Thumanité, le paradis est placé près du conûuentdes deux grandaHeuves babyloniens^ le sot produit toute sorte d'arbres agréables à voir et bons à manger, ainsi que l'arbre de la science et celui de la vie (ii, 9). Il est cultivé et surveillé par les favoris de Yahwé {ibld,y 8), et les keroubim, munis d'épées fiamboyantes, gardent le chemin qni y conduit {ibid.f m, 24). La description suivante de la félicité de Sion justifiée n'est intelligible que comme une copie de la demeure des bienheureux dans la croyance populaire : « Yahwé créera sur toute l'assise du mont Sion et au-dessus de tous ses invités un nuage vaporeux le jour et un doux éclat de feu flamboyant (=:pur)lanuit;ilsfonnerontundais nuptial (riDn)» ombrageant

toute la magnificence, une tente ombrageuse le jour, contre l'aridité', un abri contre lorage et la pluie » (Isale, iv, 5-6). L'occupant primitif du dais nuptial mentionné dans cette description n'était autre que le dieu Soleil (1Î?DIÎ^), auquel un poète attribue une tente et un dais nuptial, comme à un nouveau marié (Psaumes, xix, 5-6), Quant aux chars et aux chevaux du

Soleil dans h pag'anîsmû hébreu, j'ai donné plus haut les indications nécesaairos et il serait superflu d'en reparler A cette occasion.

LK8 DIVINITÉS Dlî PATB DES MORTS

La croyance à la demeure des morts au-dessouR de la terre est très ancienne chez les populations helléniques. Pendant la période épique où les Grecs brûlaient les morts, rimagination s'était résignée k croire que les âmes des décédés étaient dans un état d'ombres faibles et moroses qui se ranimaient en buvant le sang^ du sacrifice qu'on leur oiîrait, mais, aux époques antérieures où prédominait T usage d'enterrer les morts, on se faisait une idée différente de la mort et des divinités qui président à ses victimes, Hadès, surnommé Thanatos ou Eurynomos, était censé avide de chair humaine; il dévorait les mortii autour de lui et n'en laissait que les os (^atu&va eîv^i ™v

mftti^Oist Twv vExpi^v udv^ tr^hiv àizohŒrjyu tx oori, Paufl», Xj 28 j 7). Odysseus craint que Perséphoné n'envoie de THadès la tête du terrible monstre anthropophage Gorgone (xi, 6G3}, Le chien Cerbère dévore celui qui cherche à en fuir, s'il peut l'attraper {ifT${ii Sv x£ )MTm TTuJ&jy exT&trOsv civra, Hésiode, Theog,^ 769). D'autres monstres s'y trouvaient à profusion : Cerbère à tête de lion, la Chimère qui déchire les impies, des serpents, de terribles fauves. Les Erinnyes, qui chassaient primitivement les âmes dans l'air, châtient, d'après Homère, les parjures dans l'Hadès (II, III, 276 suiv.; II, XIX, 258).

Dans l'Hadès babylonien, Nergal partage la domination avec son épouse, la fille d'Anu, Allât ou Eriskigal, dont il s'est emparé par enlèvement. Leur hyménée a eu lieu dans le palais infernal. A côté d'eux se trouvent d'autres dieux, tebque le féroce Namtar, agent de la mort^ Étana, dont la fonction est inconnue, et Ner, qui est une divinité champêtre, ce qui rappelle le labourage des Champs-Elysées chez les Grecs. A cela se bornent à peu près nos connaissances actuelles des divinités chthoniennes des anciens habitants de la Babylonie.

La poésie hébraïque nous offre des notions plus explicites des grossières croyances qui avaient cours aux anciennes

— 1()6 — époques du paganisme, croyances qui coïncident-. visiblement ^vçc eelles des Grecs antéhomérîqaes. Le mot 5iW est synonyme de mo ^ mort » = ThanatoSj plus clairement désigné par ni!2 "lÎDS ^ aîné ou grand chef de la mort », qui se nourrit des rQembres de ceux qui descendent dans son royaume (£110 niDD VID b^Xi- Job, xvrii, 13). Il porte aussi le titre de mn^3 Tl^O « roi des êtres effrayants (=ç?>&poi, voyez plus

loiHj ibtd,^ 14). Le schéol montre un 4ésir excessif d*engloutir les vivants et ne se rassasie jamais (Proverbes, i, 12-, xxvii, 20). Enfin une image pour ainsi dire evhémérisée des démons zoomorphes du schéol se cache sans doute dans la prière des Psaumes^ xsu : « Sauve mon âme de Tépée^ ma vie (motàmot : « mon unique yy) des griffes du chien; retire-moi de la gueule du lion et délivre-moi des cornes des Rêmîm (boeufs sauvages) »< Il est remarquable que les Remfm, dont la force sert de comparaison à la puissance du dieu d'Israël dans les Nombres^ xxHTj 22, sont pour leg docteurs talmudiques des démons malfaisants ; il y a peut-être un reste de réminiscence des anciennes divinités anunales du schéol. ,

î LE SÉJOUR PES KOBTS. — KÂDÈS,

Le mot "Atèn^ (Hadès) se compose de Va privatif et de iôs^y « voir » et indique ainsi le caractère sombre et ténébreux d^ séjour souterrain des morts qui est pourvu de portes (zîias Tru^at)^ L'immensité de cette demeure est personnifiée dans le synonyme Eypuvo|uto;, qui signifie ^ vaste demeure ou pâturage {sbpù-vop^é ^- L' Hadès, appelé parfois Ar/Jn^milo^ « val de Léthé ou de Toubli j», est traversé par trois fleuves, le Styx, TAchéron et le Cocyte^ qui sont parsemés de noirs et sanguinolents écueils {Nekyiaj p. 93); à ces fleuves purement infernaux il faut ajouter leJPyriphlégéthon ou fleuve de feu flamboyant qui a probablement été tout d'abord un fleuve terrestre {ibid.^ p.. 27), Hadès, sous la forme d'un berger, chasse avec son bâton les morts dans une rue creuse (Pindare).

La plupart de ces notions se retrouvent chez les Babylo^ niens. Le pays des morts, Aralû^ est situé sous la terre des

vivants, près des sources de Tabîme (apsti). Il est appelé mat la num/iH « pays où l'on ne voit pas ï>, et ses habitants sont plongés dans les ténèbres (tna efuil shâknu)^ Les épithètes les plus fréquentes d^ TAralû sont mat !a taârl, « pays d'où Ton ne retourne pas », ir^iti rablti o: la jçrande terre »< La demeure des morts est représentée comme une immense enceinte entourée de sept murailles dans chacune desquelles est pratiquée une porte, gardée par un génie incorruptible. On n'a pas relevé jusqu'k présent la plus légère mention des Ueuves de TAralû. Néanmoins, une trace du feu infernal semble se trouver dans IV R. G7, G9^ où on lit lluhit baarat irkailUf qui piirait signifier «c a flamboyé la fiamme {= héb. n"lî?3)

d'Irkalla (= de l'enfer) )>; malheureusement, cette phrase se présente après des mots peu cerùiins et inintelligibles et de telle façon que le contexte ne nous est d'aucun secours.

Grâce à la méthode que nous appliquons à la poésie hébraïquej cette source devient très abondante pour le sujet que nous traitons. Le schéol est qualifié de terre d'obscurité et de ténèbres mobïl nU?n TIN; c'est un chemin sans retour

2WH ta mH^ On y entre par des portes bxK? nys^ et l'on

suit des ruelles étroites QtW ^HÏD)- Celui qui descend au

schéol ne remonte pas (nbT xb bxÙ? 11 V, Job, vu, 9), trait

caractéristique qui a été personnifié dans le nom de bpb3 =

bp' vjîj « celui qui ne fait pas remonter »j qui s'emploie, ainsi

que Hadès, en grec, dans le sens d*enfer et de dieu de Tenfer.

Bélia'al^Hadès dispose de fleuves effrayants (by^^D "bni ^jinî?D''* Psaumes, xvui, ii) remplis d'écueils mortels C*lï^plD D^Oj îbîd,^ 1), Les hommes sont placés dans le schéol comme

des brebis, Mawet* (=Thanatos) les paît {^rm htwh fXÏD Oyi'^ niO, ihîd,^ xLix; 15). Enfin le schéol est qualifié de 7VWZ pK {ibid,, Lxxxvrii, 13 )^ « pays de l'oubli »*

1. Chez les Phénicien b, Mmdk; comparer Orclll, San chu nia thon, p, 36 : Itî^ûv avTûiî ïr«t^a àîrà 'Piac ûvojtiaSdjusvou IVIoiiÔ , - • ^avato'é Sk toùtow xaà

LES DOCTfilNKB UYSTtQUEB CO^CEEHJllïT l/HADl^;:»

L'Hadès homérique n'était primitivement qu'âne maison de retraite pour des ombres împuîssanteRj mais bientôt on commençai A y placer par exception un certain nombre de ^r^inds cri min ois j tels que les anciens gelants* et les trois pénitents TîtyoSj Tantalos et Sisjphos. Ces types ont été généralisés dans les cultes des divinités chthoniennes inaugurés d'abord dans la religion d'Apollon à Delphes, puis dans les célèbres mystères d'Eleusis, L'hymne homérique à Déméterdit : « Celui qui n'honore pas par des sacrifices et des dons Koréj la dame de FHadès, sera obligé d'expier tout le temps », et ailleurs : « Heureux T homme qui a envisagé cela (les consécrations)^ mais celui qui n'est pas initié et ne participe pas aux initiations n'aura pas le même sort dans les sombres ténèbres da THadès. ^ A ce point de vue les hommes forment deux divisions distinctes^ les initiés (^^i^juvot) sont les pieux (cùtr^dç) et les bienheureux, les non initiés {àoùïTroi) les impies (atjiSiï;) qui Sont châtiés dans l'Hadès, lequel est conçu comme un lieu d'expiation; le mérite ou démérite personnel est reculé à l'arrière plan et presque entièrement effacé, car la Prorrhèse des Hiérophantes et des Daduchcs n'excluait guère de la confrérie que les grands criminels^ comme les assassins et les traftres à la patrie. Les initiés étaient dès lors des saints ou purs(G<7t&tj KacSap^O qui, exonérés de toute impiété, étaîentdigtiea d'approcher les divinités de haut rang- La fondation de ces rites est attribuée à Orphée, d'abord un dieu du culte dionysiaque venu de Thracc, il fut considéré plus tard comme un prêtre et un poète. Au témoignage de Platon (^efcyia, p. 72-73), les mystères orphiques enseignaient que les initiés^ appelés aussi « purs » et « justes », portant des couronnes, se réjouiront au festin de THadès, dans une ivresse (,èa£Ôïî) éternelle, tandis que les non initiés, dits impurs et impies, resteront toujours dans la saleté et dans la boue. La déesse du royaume des morts est même nommée B<;^&cûfio^>dp£a,

1, Lô double een» da mot hébreu d^kSI q^î signifie « oiàuas^ ombrea » et 4Ê géttiitfl » suppose un mythe analogue.

— ion —

^ possesseur du pâturage boueux y>* Cette idée s'adaptait au rite orphique ; les candidats se frottaient le corps d'argile, de boue ou de ^ypse et s'essuyaient après pour symboliser la purification et la lust ration. Cette légère couche de boue parut bientôt Insuffisante et THadès fut pourvu à la fois d'un fleuve de boue, d'un fleuve de saiîg et d'un fleuve de feu, doues d'un fort courant. Par œuvre d'exégèse, les gouttes de sang des écueils de l'Achéron ont été transformées en un fleuve de sang, pendant que le placide Pyriphlégéthon^ est devenu un moyen de châtiment*

D'autres éléments sont venus se fondre dans la doctrine orphique^ le plus important est le pythagorisme, Pythagore prêcha sa doctrine dans la grande Grèce; il fonda une confrérie qui avait pour but le salut de rame, la délivrance de ce corps et la préservation des peines de l'autre monde. Les initiés morts ou mystes recevaient des tablettes qui leur indiquaient la route à prendre et la réponse qu'ils devaient faire aux juges infernaux, non pour être acquittés, mais pour échapper autant que possible au cycle terriblement douloureux des naissances réitérées, car la métem psychose est le point le plus caractéristique de la doctrine orphîco-pythagoricienne* Les renaissances dans divers corps humains ou animaux s'accomplissent suivant les mérites antérieurs de l'âme qui finit par regagner sa nature divine prîmitiv^e, le corps étant une prison et un lieu d'expiation pour l'âme. La source Léthé est maintenant réservée aux méchants seuls, les justes boivent de la Mnémé ou Mnémosyné et conservent le souvenir de leurs transformations- Pythagore est censé se rappeler nette-ment dans la vie et dans lu mort les événements qui se passèrent dans ses naissances antérieures'. L'eau de la Mnémo-

1. Lo livre do Daniel [vu, 10) fuît aortîr un Aruvû de fi^u {yj 17 -^rt:) devant le tronc de Diouî c'eit peut-«tre nn fleuve qui alimente la lumière des astres; au contraire, celui qui est mcutionuc dana Héiioch, iviï, 5j est flHua aucun doute le Pyriphlcgutlion dea Grecs.

2, L'enfer indien a bien des attach(V4 11 Tlladè* gréco-alexandrin. Le dogme de la métem psyclioàe, qui AHét produit clicï les pythagoricicna d'une mauïéro logique et comme un développe m mit naturel des anciennes crojances, sepreaente chez les Indieua d'une fav^^u abrupte, sana aucune prépara tiou. Le terrible circuit des transmigrations {mmaara^ en mongol

syue s'appelle sou vont ^i^vyobj -j^w&j expression qui ne signifie pan seulement « eau froide », mais, témoin les mots sr^^yûv et avûc^^j/Erv, dont elle est fréquemment suivie, « eau récréative et vivifiante », d'où le reWgeritim des anciennes épitaphea chrétiennes en langue latine- La description la pins détaillée de THadès est celle que Platon a mise dans la bouche d'Her le Pamphilien, qui, étant tombé dans la bataille, est revenu à lut sur le bûcher le douzième jour après sa mort et a raconté tout ce que son âme avait vu dans la demeure des morts. Les juges sotit assis entre les gouffres et laissent, adroite, les justes monter au ciel et, à gauche, les impies descendre en bas, après leur avoir appliqué, aux uns des signes évidents du jugement, aux autres des marques pour tout ce qu'ils ont fait. Il a vu des âmes d'une apparence sale et poudreuse qui venaient de la terre, et d'autres, pures, qui venaient du ciel; toutes vont g' installer aux champs (tL rir/- Mt^AÔm) et »e racontent les unes leurs souffrances, les autres le bonheur et la beauté qu'elles ont vus durant leur voyage {-rtoftitizjj dont la durée est de mille ans. Tcmte injustice doit être expiée dix fois, de même la vertu est dix fois récompensée ^ les grands criminels ne sont jamais délivrés* Les pécheurs inguérissables, ainsi que ceux dont l'expiation est insuffisante, sont arrêtés par le gouffre qui mugit à leur approche. Des hommes sauvages (oypiot) de feu emballent les pécheurs, les renversent, les écorchent, les roulent sur des épines, en déclarant pour quel péché ils les torturent. Au contraire, les âmes qui sont dans les ^ champs » se rendent après sept jours à proximité d'une colonne de lumière où siège Ananké, tenant un fuseau de diamant aux huit pesons lumineux, entourée de sirènes chantantes, ainsi que des Mœrés ou Parques, ses

ortchilang) eat bien l'effroyablo ei/cïe de* pytliagoncicus. Eufîn, la figure du Buddîia qui rucontc ses nombreuses «uiesancea uat erreur es u eat évidemment patf autre chose que la copie immeiiBénieut agrandie du portrait de Pjthagore qui se rappel ni t tout son paaaè uii^ra taira. Mais Pythagorc a largement bu a la. source de la Muémosynu, que les mytbogrupheâ de Buddha ont oubïié d'enregistrer daus leur eosmograpliie fabulcuBC, et de telle sorte la eau se de cette mémoire e 3e cep tionn elle do leur hérba demeure une énigme insolnble.

filles, LachésiSj Clotho et Atropos, habillées de blanc et ceintes de ^uirlaudes. Elles aussi chantent à l'unîsson avec les sirènes, le passé, le présent et l'avenir. Là se tirent impartialement les lots des renaissances dans les corps d^homme ou d'animal; celui qui a tiré un mauvais lot n'a qu'à s'en prendre à luimême; les ânaes célestes d'intelligence bornée (ttovwv dyùîivxTZoï = àT:x)^fj.)^t Q'oé'jEi) se trompent souvent dans leur choix et présentent un spectacle moitié ridicule, moitié digne de pitié* Lachésîs donne à chacun le démon qu il s'est choisi comme gardien de sa vie. Tous se rendent, enfin, aux champs dé Léthé et boiVent Veau du fleuve du même nom, A minuit, ils sont tous emportés pour ta nouvelle naissance au milieu des éclats de tonnerre et tl'un ébranlement de Tair.

Ces doctrines mystiques ne datant que du vi*^ siècle avant notre ère et sont restées longtemps secrètes. De plus, l'elTacement des œuvres personnelles j bonnes ou mauvaises, devant le seul acte de rinitiation, répugne à Tesprit sémitique et tout particulièrement au monothéisme juif. 11 est donc tout naturel de ne point y chercher Torigine du mysticisme orphique- pythagoricien* Le pythagorisme présente au contraire une remarquable similitude avec les idées égyptiennes : les tablettes funéraires de la grande Grèce ont le même but et en grande partie les mêmes formules que les papyrus funéraires des Egyptiens, et, chose à noter, le vi= siècle est précisément répoque à laquelle les Grecs, grâce à la colonie de Naucratîs, commencèrent à avoir des relations suivies avec TEgypte; Pythaf^ore lui-même paraît avoir séjourné dans ce pays. Les juges infernaux, ainsi que le soin qu'ils mettent à examiner et à peser dans une juste balance les œuvres des morts, la puis* sance accordée aux âmes justifiées de quitter leurs tombeaux et de se revêtir du corps qui leur plaît, sont bien des conceptions égyptiennes, Pythagore a fait de cette incarnation libre une renaissance forcée et un moyen d*expiation qui dure mille ans pour les philosophes et dix mille ans pour les autres hommes. Donc, on ne se trompera guère en assignant à la mythologie égyptienne le fond de la doctrine pythagoricienne. C'est probablement ;V la même influence égyptienne que doivent être attribuées les proportions énormes qu'avaient prises

— lli^ —

^lors on Palestine les sacrifices d^enfantB aux divinités infernales chez les Hébreux païens (II Rois, xxi, 6 ; Jérémîe^ vu, 31; XI Xj 4-Ô)» Avec le retour de Uexil et la prédominance du mo-

nothéisraej riiifiuence égyptienne, disparut de la Judée qui n'avait non plus rien à emprunter à ses dominateurs perses- Le développement de Thellénisme à Alexandrie a fait pénétrer dans le judaïsme^ outre certaines notions antiques qui lui étaient arrivées par des canaux sémitiques, plusieurs croyances eschatologiques d'origine égypto-grecque. Les paroles de l'Ecclésiaste, ix, 10 : << Fais tout ce que tu es capable de faire, car il n'y a ni œuvre, ni compte (à rendre), ni conscience, ni sagesse dans le schéol où tu iras », sont une polémique évidente contre la doctrine orphique^pythagoricienne qui place dans THadès Texposé des œuvres individuelles, leur évaluation par les juges et la profession de foi des défunts. L'expression sagesse (noDH) est particulièrement intéressante; Tinitié porte en effet régulièrement le titre de saye (ao^*^), et dans la lormule qu'il récite, il affirme s'être toujours conformé à la sagesse {lo'fU}. Les PharisienSj qui tenaient beaucoup à la pureté ût aux lustrations, acceptèrent facilement les purifications mystiques de l'ame dans le schéol, c'est-à-dire les peines infernales^ ils accusaient leurs adversaires les Saducéens de faire du schéol un lieu de refuge pour les criminels. Le dicton suivant aurait pu être prononcé par un orphique ; <é Sache que tout est exactement compté, que ton génie (= démon) ne te rassure pas en affirmant que le schéol sera pour toi une maison de refuge î tu as été conçu malgré toi, tu es né malgré toî, tu vis malgré toiî tu mourras, do même, malgré toi et toujours malgré toi, finalement, tu passeras en jugement et tu rendras compte (de tes œuvres) devant le roi des rois, le saint, béni soit-il *.» L'élément pythagoricien propre, la métcm psychose, a, en revanche, trouvé une barrière infranchissable dans la croyance populaire à la résurrection finale des morts pour être jugés dans la valléû de Josaphat^ près des murs de Jérusalem, croyance fondée SLir Joël, iii-iv, 1-17, et Isaie, ucvi, 24^ et antérieure à la formation des sectes adverses que je viens de nommer.

En terminaat, je demande la permission do citer textuellement le passage auquel j ai fait allusion au commencement de cet appendice et qui fait partie de ma réponse aux affirmations de MM. Renan et Derenbourg. Après avoir rappelé la grande influence que les rites égyptiens ont eue sur les Phéniciens et les Âraméens, j'ai ajouté les considérations suivantes :

« Pour revenir à la question de Timmortalitéchez les peuples sémitiques^ tout nous porte à croire que^ si cette doctrine avait manqué dans les anciennes religions sémitiques (ce que nous n'admettons pas), elle s'y serait introduite par les rites égyptiens que les Sémites voyaient se pratiquer sous leurs yeux thaque jour. Les monuments attestent, d'ailleurs, qu'ils étaient loin d'avoir de la répugnance pour cette doctrine et pour ces ri tes j et cela nous dispense de faire intervenir ici Platon, dont les écrits n'ont jamais été traduits dans un idiome asiatique et dont le nom même n^est probablement pas venu à la connaissance des anciennes populations indigènes des paya sémitiques. Remarquons encore que le fond de la doctrine eschatologîqtie de Platon, ainsi que celle des pythagoriciens ses prédécesseurs, doctrine qui tranche singulièrement sur la conception vraiment grecque de THadès comme demeure éternelle des ombres, a grande chance de provenir elle-même d'une source égyptienne. C'est du moins Topinion d'Hérodote, qui ne manque certainement pas d'importance. <c Les Égyptiens, dit cet auteur, prétendent que Déméter et Dionysios (Cérès et Bacchus = Isis et Osiris) régnent sur les morts. Or, ils sont les premiers qui aient parlé de cette doctrine selon laquelle l'âme de l'homme est immortelle et, après la destruction du corps, entre toi:Ùours dans un autre être naissant. Lorsque, disent-ils, elle a parcouru tous les animaux de la terre, de la mer et tous les oiseaux, elle rentre dans un autre corps humain : le circuit (= cycle) s'accomplit en trois mille années. Il y a des Grecs qui se sont emparés de cette doctrine comme si elle leur était propre^ les uns jadis, d'autres récemment. 2> Les nouvelles recherches de l'égyptologie confirment le jugement de l'historien d'Halicarnasse. M. Renan se prononce dans le même sens à propos du travail de M. Pierret; voici ses propres termes, remplis d'une sage réserve : « M. Pierrot a étudié dans la religion

égyptienne le dogme de la résurrection. Ses citations, empruntées au Livre des morts ou rituel funéraire, prouvent, pour ceux qui en auraient pu douter, que rorigine, ou du moins Tune des origioeg de ce dogme^ doit être cherchée en Egypte, Ainsi la religion égyptienne semble prendre une place de premier ordre danf^ r histoire du développement religieuse du monde. Quelques-unes des croyances les plus essentielles de Thumanité semblent être venues de ce côté. :^ Il est presque superflu de faire remarquée que) dans la religion égyptienne, la résurrection n'est qu'une phase du dogme de rimmortalité dont Tex position minutieuse constitue le but principal du Livre des morts. »

Ce qui précède a été écrit en 1872, Les recherches desder* nières vingt-deux années nous ont fait comprendre tout d'abord que le père de l'histoire entend sous Tépithète d'ancietis les orphiques et sous celle de récents les pythagoriciens; puis, elles ont introduit une importante modification dans le jugement d'Hérodote et de l'égyptologue nommé ci-dessus au sujet des corps variés que reirêtent les morts selon la croyance égyptienne. Il est maintenant admis que « Tassomption de toutes ces formes est volontaire et ne marque pas le passage de ITime humaine dans un corps de bête. Chacune d'elles était une des figures de la Divinité; l'entrée de l'âme en elles marquait seulement l'assimilation de l'homme au type divin qu'elle représentait^ » Cette dernière clause explique rerreur d'Hérodote qui ne pouvait imaginer des dieux-bêtes. Le dogme de la résurrection n*est donc pas égyptien \ les découvertes assyrio- Ic^iques ont établi que l'origine en appartient à la Babylonîe, 011 les grandes divinités, et tout spécialement Marduk, sont qualifiées de « faisant revivre les morts ». Dans mon étude sur le cylindre de Cyrua, que j'ai traduit en 1880, j'ai commenté longuement le passage : Bélu sha îiia tulculU sha uballitu mitutam « Seigneur, mon protecteur*, qui vivifies les

KG. Mai?perOj Hktoirc ancienne des peuple de r Orient^ p, 37, note 3.

2, Mot ù mot r « qui eat daos ma confiance, j*. Je no m'explique pas pouïquoi M. Darmcsteter, dont l'opinion sur l'âge récent de rAvoata^eflt depuis longtcmpe la mienne, non iculement ne m'a pas fait l'honneur d'une mention, comme Ta fait avant lui M. de Harlez dans la préface de

— Ufi —

morts »^ en concluant que le do^me de la résurrection a été emprunté par les Perses aux Babyloniens ^ Chex ces derniers, la résurrection est un acte de puissance que les dieux exercent au moment qui leur plaft. Les t'erses, qui doivent sans doute aux Egyptiens le dualisme du bien et du mal^ divinisé dans Ormazd et Ahrîman, la lutte entre ces deux dieux et la victoire finale du premier, qui rappellent la lutte d'Osiris et de Set et la défaite de ce dernier j ont transformé les douze heures de n uit qui marquent la durée de la disparition du soleil-Osiris en une période de douze mille ans à l'expiration de laquelle ils ont placé immuablement la résurrection des morts- C*eât, comme on voit, une combinaison des doctrines babyloniennes et égyptiennes qui suppose une longue occupation de TÉg-ypte; elle "n'implique pas nécessairement le dogme des récompenses et des châtiments d'outre- tombe qui est bien d'origine alexandrine; la division des hommes en ^purn (asàavan) et impurs (anaskàvan) est aussi une conception égypto-ori^hique et pythagoricienne.

Pour résumer j les considérations exprimées alors par moi au sujet de rorigine pré- platonicienne de la croyance à rimmortalité de Tâme chez les peuples sémitiques, et tout particulièrement chez le peuple juif, ont été corroborées par les découvertes récentes- Les croyances supposées dans les écrits bibliques étaient celles des Babyloniens, des Ilétéens et des Phéniciens, pour ne parler que de ceux dont nous avons des documents; elle rappelle bien des particularités de THadès pré- homérique, moins l'Hadès homérique et orphique et fort peu THadès pythagoro-platonicien.Que les idées post-bibliques des peines de l'enfer aient pris naissance dans Thellénisme

aa traduction de TAveata (p. cxoit), mais n'a pas même donné ma traduc* tion du passage en question qui date de douïie ans (JÎÊUiie d«£ ttu<kjt juives, 1880, p. 3^>); cela est d autant plus singulier que les traductions qu'il cite du vccncil de M, Schrader et do M- A. Stroug, savoir r Der Flerr u^ekhçr im VcrtTauen darauf (loBS er Todle îtbendîçi muçM, et : « le dieu(l) parla foi do qui il reaj^UBCÎtc les mutts {le ^itànvesinj 111° v^l-, p. lxxiv)» n offrtut pas de ^vm satisfaisant , pas mÊmo pour lesuon astsyriologuea. Il paraît que Tautt/rité s'accroît va\ raison d^ la distance.

1. Naturellement pas avant Cyrua, car e'<;8t avec ce conquérant seule* ment que les Perses entrèrent un relations intimes avec les Babyloniens.

no —

alexandrin^ cela peut se soutenir avec ime grande vTAtgemb lance, mais le côté le plus noble de l'immortalité chez les Sémites, rîncorruptibilité de Tâmeet la récompense des justes remonte incontestablement à Taube de leur développement intellectuel.

VOCABITLAIKE

tl ^X (hdb, Sn)i »%^ prohib. « ne,

Bon j&, H. 23, 29,

^^Sh (h' = bob. vhii) « enaei^n^i",

commander»,^ iShîH ^t" cornmaiidoras », H. 34.

înSx *^ dieux s^, Bar, 23 ; e£.

eouflt. M^î4, Bar. 2^2 \ une fois aans i Bar, 2. — Avec auff. ^nSx « uiCB dieux », H, 4, 12. ^ ThS^ « nos dieux »y H. 2,

hSk (béb. nSw) * malédiction », Bar. 2,

jQ[^ (héb. pnt*! « pacte, alliacée », H. 11,

^j4 â père ». — i^i< « mon père », H. 5, 7; Bar. 4, 7, 10, 15, 16, iBj ïdf 20, ^- n2« ^ s'O" P^re », Bar 1,2,3,7,9.

UN ^ périr », Bar. 5. — ni^li* ^* ^^ perte », H. 32<

^;j^ (luib, ii3k) <t fortj grand ». —

111K *^ *^^ forta, grands », H,

DJlH (^0 contracté de q;; 7^ «(alors

aussi » ou Je pj rit( <t et ausui w.

Bar. 5.

•SM a ou » H. 25, 2tï, 27, 30, 32, 33,

fH (héb. ^) a alors », H. 7, 15,

HN ^ frère ». — in« (ii*^^- ■'nïî) pUî adj- (li<^b. -pn) q coustaiïl,

«frère de », Bar. 5;pini^ ^ votre frère i>, H. 29,

"ïnK « t^wir? ÉsaiBir », parf, 7^1*1 Bar.

11, 12 ï irnp. — THN^ H. là, 20, '■2b\ Tn« (^Tnk)t H. 3,

fTN (b.}« gens », 11. 28 î nmH *( ^ gent », Bar. 3; "ryt^ « gens, familiers », Bar. 3.

43K « manger ». — nSsK ^^ tu as

fidèle». — ^^1 « ruiaseau permanent »ï Bar. 21.

1D4* « dire ». — i'qh flt^<^ture incertaine), H. 2.^*, — ni3» «j*î dis », H. 21 ; nTCN " *^ diras », H. 29, — -iT^K « fiiH », H. 30,

mQN (héb. niaîi) ^ pat 1er, élo-

qnenee ». — nniTOK *^ ^^ pari)liî, son éloquence», H. 29^ 32,

mangé », Bar. 9, — ^^^^^ « à, -1;^^ [phën. -j^ji) « moi, je », H. 1,

pour manger », IL 23.

^3tt(héb,SjK)^ nourriture 3&, II. 9, Sh (téb. Sn) « le dieu El »^ H. 2,

11, 18^ Bar. 22.

^t( {liéb , Sk)i Pr'îp ' <f K sur, contre » ,

— niN Dp ^ ^'*^t levé contre lui », Bar. J.

^lïlK (héb, 13^11) « moi, je». Bar. 19, ^*^l^ « homme », H. 29, Bar. 23. — PI, i2^:k, h, 30,

[n]:Ct*(h-îcf.syr, pj»)) «blé mjj an grenier ». — PL xyiZH ^ (ï^îi" bei liées (?) », Bar. 7.

1ÏK t= lïlt^) ^ trésor », Bar, 7,

— ir

■^l# (hëb. y]^) ft h dieu Or ou Lumière )>^ H. 11.

niïi (héb. nik) * cbômîîi, raate ^, Bar. 18.

p[|i{] ff boîtef CAÎsie ;», H. 31.

plK {prouonciatioa araméenneponr Y^^^l/!;'^ « terre, paya », H. 5, é, 7; Bar. 14, — Avec su ff. ipiK « mon paya s^ Hr 10. — IplH « son pays i>. H, 13.

y;^ (h^b. -cnn) « homme », H. 34.

ti?N (pbéu. Tï^x)» proti. roi. «f celui

qui », H. 27.

"nïTN '^ Assyrie w, Bar. 7, 11, 12,

13, 15, 16, 17, lî).

OU^it ^b. = Qtïy) « nom »,

'^TÎJN (^8' a^ru, aram. ip^;) « lieu, endroit, place », H. 27^, Bar. 18, — Avec 8uC mtPK *^ s* place, eon existence?», H. 11.

nt( (lecture et aignifi cation BOnt douteuses), H. 33.

2 Préposition : 1° de iieu, a dans, vers, au milieu de » : niM Pil2î Bar, 2, 3; inia^T Bar. 5; p^^^^ i-TK^t Bar. 5; nK^Si H. 25; TtTKl, H. 27, 32.; niK2» Bar, 18; n:naii Bar. 16; ^^12, Il 2, 8; ty33, Bar. U. — *2« de temps, ^ peudantf durant, lorsque ï>; ^n, ïl. 9.10, 12;ini,2,Bar. 10,

iâ;n^DTai Bar. 9;ti:i:l, H,2a;

KVS3.H.24;S^Sn.Bar. la- 3" d'ïuâtrumeut ou de prix <t avec^ par, k » : ijiNli H. 31 î i:iî^ piï^ ipisaii Bar. 19; np*TïiinnDDna>

Bar. ll;SpîïriTBar. 6; ^ini. H.

25; tîErai "^- '^^^* " ^^ de circonstance « avec, dans, en » : 7^13, H. 2(i. — Avec suff. n:iî H. 18,

n*i2 ^^ maison, tainiïle », H. t*, 22; Bar. 2, 7,8,9.

^D3 (h. = licb, n^^J ^ pleurer »; *T31 « ïl l'ft pleure 3, Bar. 17, 19^ nn^^3 ^ elle Ta pleuré s-, B. 17.

^33 [b» ^bcb, n^i) <( eoustmire »;

n^:^. H. 14 ; ni::n. Bar. 20. —

Infinitif «21^, H. 13, 14.

131 (h.) « eeuvrcs », H, 10.

j^'j [h. =^ as. ô(rtûi) « produits »,

Bar. 14, ^3f^ ^ seigneur, mai tre, possesseur » ,

Bar. 11, 22, — VI coust. i^V^ï

Bar. 10.

•^2 (a^ram.) « tils »^ K* 1, 11; Bar,

ilJ. (b.) û grand jour », H. 23.

lïl^ï u. pr. m. Bar. 1, 3, 15, 20.

X!lia, n. pr. m. Bar. 1. — 2:5-12,

Bar. 19.

Su (^^^' bm Ptén. Slj) « territoire », Bar, 16, — Avec suflf, nSaa. Bar, 16.

n-125 (béb. nina) « force, puis

San ce » ; avec suff. nni^Ji H, 32»

SaS;i ('leb. SlSa) « rouler, trftua-

fcrer i>, Bar. lîj.

Qj [héb. Q^)j conj. c£ aussi », H, 8,

9; Bar. 16.

IDJ « achever, détruire », H. 28.

D3?Ji n- de l. « Gurgum », Bar, 16.

in*T «t pousser ». — n'^r^'l'^ « '^ poussera », H. 27.

n^m(l)i lecture possible du mût précédent, « lieu écarté, cabinet de débarras?».

^^ «sang», H. lô.

DUHDTï û, de 1, « Damas »j Bar. 16 j

^;}j prou. pars. <i lui, il », lî. 30; Bar. Il, 22.

'Tin, u- pr. d'un dbu, H, 2, 8, lij 13, U, Iti, 18, 23 î Bar. 22.

i^rn (,!**) ^ ôtre, se trouver ». — n^in « cllt! a- ët<5 », Bar, 5.

;i^pl(h*'b,)« tuer, masii^(^rcr ï> ; passé ain, Bar. 2[ imp. la^nn « *^il" lui tue (= a tué), lîar» 5. — nsinn ^ ^^^ ^^ tueraa », FI, 33, — Inf. HilinS^ pour le tuor. H* 23.

^j conjonction fréquente, m- (héb. nin, indice de raceu&atif), nmDpiT = bi^b. iniH Op^l « et il

t-, voir to

147, pron. dëmonst., H. 18, 19.

rQ7, V. <i aacriiîer », u^Vt I^- 1^-

fQy, D. c» « sacrifice », nniiTi li-

IB, 22, 3fn, n. c. «or », Bar. 11.

If pron. relatif (héb* ^, rpr, as. *»),

-\jjf V. « mentionner 3s> ; ^^y^ H- 16, 17» — Participe 137 a qui mentionne, atteinte », Bar. 22,

13tT °' c, <K mention, monument »^ ^IjT ^^ nion "^tn >>j H- 10; ^^37 « mon monument». H, 2B. — PL avec auff. 1^37 « ses ornements », H, 31.

n^7, prépoe. (béb. rh^l) ^ ^^^^ ^> Bar. 10,

n, pron. démonst., H. 1, 14; B- 1,20.

njT(aram.) Bar. 22.

-)7 (héb, ^^7) « L*tranger », H. 30, 34^

y^7 a Bcmence, postérité *, H. 2^j.

"rn (aram.) <t un », Bar, 5.

j)^*in (^0 * "^^^ sorte d'a¥oine » (?), Bar. 9,

pTTi C^-i ar. >^) <t fegot »j H. 27,

IIDn (l^'T *^'' ^^^» IQtli *^ rameauj bSton b; aram, Kiun * bâton, iteptrc », H. 3, 9, i5,'20, 2&,

HD^n <^ sagesse » j nnODH ff ^ «^^ gesse », Bar. 11.

nilSn Oi") ^ majeatc » (?), H* 3, îï.

— Avec suff. inizSn * ^* ™*~ jesté ÇO, H. 13,

DDH (héb. çQrj) « violence», H. 20.

pr7 « traiter gracieusement, avantager, privilégier »\ pastîé nNiH w l'a privilégié », Bar. 12.

pn (h.) « prier » ; nMJH « j'ai prié j>, H. 13-

ijn (11.; cf. bébr. n:n)t voyez n:nD*

HDn {^' =^ ^^3. Au^u a tige »)

« massue » (?}, H. 33.

ppn (ïî^ = héb. ppn « gTa?cr »),

— n^S" pnn « tu le couperas en morceaux (?] », H. 34*

^■in (lï'^b.l^^) ^ colère i>, H. 23.

2in « ^P^e », H, 9, 2&; Bar. 5,

nin ('=béb .|(|-|q) d évacuations {^)», H, 28,

llHi »4î^ « détruit, ruiné ». — nTp n^in -^ vill^is détruîtee », Bar. 4.

nn^ V, <t piquer ^ ■ t^ni^ H- ^^î-

□^Hi V, « interdire, anéantir »; Din^ H. 22.

tZnHï V' (ïi- ^ laeb, irin^ forger »), participe ^j^^^^ « qui forge, fomente i>, Bar. 7.

inn (tî^ t <^f^ béb. ninna) « ft"*se 3^,

''TN1' u.pr. de lieu. H. 1, 15; Ikr,

Sni» V. (aa. uabbil^ ar, SsO» porter, apporter, amener x^, Bar

\^ (hÉb. ^3?ii) a ruisseau i^^Bar. 21,

71 <î main a» H. 4; avec saff* 17%

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