Cette lecture est confirmée par Teetampage
comme « et de mes jours [on honore et on glorifie] dans mon pays (à compléter p[lXD]) »*.
Après le premier 3^3^, je lis n[l]^[p] « et la stèle de la ville »; après le second, je suppose une faute de lapicide qui a écrit ^mi au lieu de ^IDî « ma mention », c'est-à-dire la stèle qui porte mon nom.
Une forme ^VDD n'étant pas possible, j'arrête le mot au premier ^, bien que le point séparatif ne soit pas visible.
^D3i' ^22 semble équivalent a Thébreu 'ïSS b^S (Psaumes, ix,
17) « œuvre de mes mains ».
La possibilité de lire en un seul mot D^n^l « et changera » paraît exclue à cause du point de séparation qui précède le n, et comme, d'autre part, un vocable ^1 ne semble pas de mise ici, je suppose que c'est une erreur (du lacipide?) pour^T, et je vois dans 2^n ' ^T une autre distraction pour dbîV ' V « celui qui changera »*; le mot effacé qui complète le verbe peut bien être nniZ^N (voir ci-après) « sa place »^
Ligne 11. Le verbe np^ « prendra », qui termine la ligne précédente, exprime la conséquence du délit; il a pour sujet les dieux nominalement énumérésdans la suite, et pour complément les deux premiers mots de cette ligne. Le premier niZ^N, à ponctuer "lltl^X, est Tappellatif "lU^N qui est la source
de Taraméen Xinx « Heu, endroit, place » ; l'hébreu Ta remplacé par le phénicien DpO = D^pD et n'a conservé que le verbe "il£fX « diriger vers le bon endroit, féliciter ». A remarquer la forme hébraïque du suffixe-, Taraméen dirait ^HIltZ^N. Le second mot, si l'on peut se fier aux traces visibles sur le fac-similé, serait quelque chose comme nDnD== héb. HOnS
« avec colère ».
1. L^estampage laisse voir un espace occupé par un point entre le le 1 et le 3 ; j'incline k compléter y\2V « o" mentionne », ce qui ne change pas essentiellement le sens que je viens de supposer.
2. Dans l'estampage je crois apercevoir un groupe uuique iSnTI ^^ sSïTTI « ©t celui qui changera ».
3. L'estampage semble ofifrir les traces du groupe ^nt3tt^ * ^^^ ordre » ou « mes ordres ».
Parmi les dieux énumérés on retrouve Hadad, El, Rekoubel et Semés ; ce qui suit est transcrit C]2^1 • plXI (A. S., p. 51 , 1 1) ; ma copie, faite trop rapidement, donnait ftU^n ' HXT ; de là à prendre IX pour un nom divin, il n'y avait qu'un pas, et ce pas a été fait dans ma traduction provisoire « et Or et Resef ». Le fac-similé donne clairement pHX suivi d'un point de séparation, et le contexte rend cette lecture très acceptable. En effet, les mots ^b ' njn: • M2D^ ' ^tJri • pliO offrent un sens très satisfaisant : <ic Et quant au pays, c'est Resef ainsi que ses... qui me Ta donné (Hinj) ». Cependant, il faut avouer que la
mention du pays après les détails qui précèdent ne laisse pas d'être mal à propos ici^ Le seul mot obscur est 113DT dont le sens possible de « et ses honorés (HDDI) compagnons »
serait assez bizarre. Si on lit 1 au lieu de 1, on obtient le sens excellent de « et ses grands », c'est-k-dire les chefs des génies qui l'accompagnent'. Dans ce cas nous aurions ici pour la première fois la mention de ces fameux Cabires dont le culte était très répandu en Grèce. L'origine phénicienne des Cabires a été reconnue par les anciens, mais jusqu'à ce jour on n'avait pas réussi à les signaler dans un texte phénico-syrien.
La nouvelle phrase (1. 1 1-12) se lit sans doute ^^2' mD ' |DW> bien que sur le fac-similé le D, contrairement à la transcription (A. S., 51, 11), fasse voir un J; la lettre finale du premier mot, notée dans la transcription^ comme un D douteux, se reconnaît comme un 3 sur le fac-similé^. Je ne crois pas faire fausse route en voyant dans l'expression hétéenne |DN PDD l'équivalent exact de l'hébreu HJDN rn3 (Néhémie, x, 1),
qui constitue un suppléant moins matériel de l'idée de l'ancien
n^13 rrO « contracter une alliance » ; je traduis donc : « Et ■ : ~T
1. L'estampage donne raison à ma copie ; après ^i.^*^ il y a un point qui suit immédiatement le <] de tVQjy ^existence du <] est prouvée par l'inclinaison de son jambage vers la gauche, tandis que le jambage du p penche du côté droit. Ceci établi, le sujet du verbe reste toujours le dieu Besef et le suffixe se rapporte à ^ott^D « ordre ».
2. La partie inférieure du jambage qui est effacée se prolongeait jusqu'à la ligne 12 où elle a laissé une trace encore assez visible sur Pestampagc.