ACTE DEUXIÈME
MAX
Sans monuments.
PERRI CH ON.
Et le tribunal?
MAX
Je ne l’ai pas remarqué.
PERRICHON
El nos manufactures de draps. .. La mienne, surtout... c’est admirable !
MAX
Je voulais dire que le pays...
PERRICHON
Que lui trouvez-vous au pays?
MAX
Je le trouve laid, aride, poudreux... Tout est brûlé...
PERRICHON
Tout est brûlé?... Nous avons des plantes aquatiques... Avez-vous vu le nénuphar de Vilalis ?
MAX
Non.
Si vous n’avez rien vu, mon cher 1...
CLAIRE, rianl*.
Ail! ah 1 mon pauvre oncle! (a Max.) quand on n’admire pas son Lodève, on ne «e fait pas bien venir de lui, je vous en préviens.
• Max, Claire, Pi'i i iclioii, ina.laiiie -le (àmir.il.
MAX, riant.
Je radinirerai, mademoiselle*. (a Pcrriciion.) J’irai mêmevoir,si vous y tenez, le nénuphar de Viialis.
PERRICHON
Riez!... riez!... Les voilà bien, ces Parisiens!... ils neconnaisser^l rien et se moquent de tout.
MADAME DE COÜRVAL, à Perrichon.
Comme vous toussez!
PERRICHON
C’est le cigare de ce jeune homme.
CLAIRE, assise snr le canapé.
Ah! M. Edmond a fume?
Il fume encore, et nous l’avons laissé, au milieu d’un brouillard épais, avec sa demi-tasse et son cognac...
MAX, à part.
Cognac!
PERRICHON
Qu’il dégustait amoureusement.
, MAX, & part.
Ce diable d’homme est-il commun !
PERRICHON
Charmant garçon d’ailleurs... un peu sceptique peut-être.
MAX, à mi-voix “.
Ohl oui.
^ Claire, Max, Perriclion, madame de Courval. •• Claire, Perrichon, Max, madame de Courval.