IL LB FAUT
Prends (tarde! Ta ne sois pas tout ce qu’une femme peut trouver do force dans son désespoir.
Alboitt.
— Tu le vois bien, Giuseppe, ils vont se battre ! O mon Dieu, mon Dieu, ayez pitié de moi!
Et l'infortunée se lamentait, les mains noyées dans scs cheveux.
— N’y a-t-il pas moyen d’empêchor cette fatale rencontre? .Ma tôle s égare... Puisqu’il ne m’a pas écoutée, Giuseppe, il faut que je parlo à Pietro.
— Défendu de sortir, madame.
—.Que m’importe!.., vois- tu... Ne t’y oppose pas, ce serait inutile ; je suis forte, je sortirais malgré loi ; ces deux hommes ne doivent pas se battre: c’est Joch qui a tout fait.
Une étincelle d'inquiétude et de surprise traversa l’œil de Giuseppe.
— U’eSt bien affreux pour une pauvre femme d'être réduite à faire à un homme de pareils aveux; mais puisque lu m y forces, je vais tout te dire: Eh bien! Joch a voulu me déshonorer... 11 avait surpris une lettre...
— Une lettre I
— - Je ne la connaissais pas, jo ne l'avais jamais vue... Avec celle lettre, il se croyait maître de moi; et parce que j ai opposé mou courngo à son audace, mon honneur à son infamie, il a voulu me perdre : il in’a accusée; avec des mensonges, il a causé tous ces malheurs.
— Mille démons! s’écria le vieux Corso en serrant sa lêle entre scs deux poings fermés.
— Tu vois bien que ceia ne peut pas se passer ainsi ; que nous devons arrêter ces deux hommes qu'il pousse dans l abîme ; car lu disuis bien ce malin, Giuseppe, Joch trompe mon mari, il se venge; hier, c'était à son honneur; Biijouro nnt, il s’en prend à sa vie. Il faut que Pietro le sache; si lu lardes encore, il ne sera pins temps. Partons vite...
— Où sont-ils? reprit vivement le vieux serviteur, qui venait d oublier sa consigne.
XUII