SOGRATK ET LES SOPHISTES
[ 1. — Aristophane acquitté de la mort de Socrate. il. — Athènes envahie et pervertie par les Sophistes. — Périls
qa*ils lui faisaient courir. — Réactions religieuses. --
Changement des points de vue.
ni. — Aristophane excusé de la méprise des Nuées. — Laidear et
sordidité de Socrate. >- Son embauchage philosophique.
— Sa dialectique cauteleuse. — La pèche aux thons. —
Socrate, mauvais citoyen d'Athènes. — Son patriotisme
jugé par ses disciples.
Autant que les démagogues, Aristophane haïssait et poursuivait les Sophistes, perturbateurs des i Jées et corrupteurs des intelligences. L'abîme appelle Tablme ; Athènes était prise Bntre ce double gouffre. De là cette comédie des Nuées qui assombrit la mémoire du poète, et qui lui imprime le rictus d*un génie méchant. Aristophane a passé longtemps pour le véritable meurtrier de Socrale, et la postérité ne Ta pas encore acquitté du crime d'avoir broyé, sur la scène, la ciguë qu'on fil boire à ce philosophe.