‹ Les deux masques (volume 2)Chapitre 55 sur 94 · SOGRATK ET LES SOPHISTES · texte numérisé non relu

SOGRATK ET LES SOPHISTES

[ 1. — Aristophane acquitté de la mort de Socrate. il. — Athènes envahie et pervertie par les Sophistes. — Périls

qa*ils lui faisaient courir. — Réactions religieuses. --

Changement des points de vue.

ni. — Aristophane excusé de la méprise des Nuées. — Laidear et

sordidité de Socrate. >- Son embauchage philosophique.

— Sa dialectique cauteleuse. — La pèche aux thons. —

Socrate, mauvais citoyen d'Athènes. — Son patriotisme

jugé par ses disciples.

Autant que les démagogues, Aristophane haïssait et poursuivait les Sophistes, perturbateurs des i Jées et corrupteurs des intelligences. L'abîme appelle Tablme ; Athènes était prise Bntre ce double gouffre. De là cette comédie des Nuées qui assombrit la mémoire du poète, et qui lui imprime le rictus d*un génie méchant. Aristophane a passé longtemps pour le véritable meurtrier de Socrale, et la postérité ne Ta pas encore acquitté du crime d'avoir broyé, sur la scène, la ciguë qu'on fil boire à ce philosophe.

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