PIRON
J*ai ri ; me Toilà désarmé 1
Voilà de vos arrêts, messieurs les gens de goût I
Que peut, contre le roc, une vague animée ?
Malheur aux écrirains qui viendront après moi I
Ils ont dit, il est Yrai^ presque tout ce qu^on pense ; Leurs écrits sont des vols qu'ils nous ont faits. . . d'avance 1
Le serpent derenvie a sifflé dans son coeur.
La mère en proscrira la lecture à sa fllle !
Ce sont là des vers, maintenant un peu démonétisés par Fusage, mais dont la valeur intrinsèque n'a pas diminué, et qui, autrefois, servaient, comme d'argent de poche, dans les conversations entre gens d'esprit.
Il faut se garder, surtout, de surfaire ce joyeux
compère, qui, de son vivant, jeta tant d*esprit par les
fenêtres, qu'il en a peu laissé dans ses livres. Grimm
le jugeait bien lorsqu'il l'appelait « une machine à
saillies et à épigrammes»: « En l'examinant de près »
— écrit-il d'une plume qui creuse dans le caractère,
comme le pouce de Caffieri dans l'argile, — « on
voyait que les traits s'entre-choquaient dans sa tête,
partaient involontairement, se poussaient, pêle-mêle,
sur ses lèvres, et qu'il ne lui était pas plus possible
de ne pas dire de bons mots, de ne pas faire des
épigrammes par douzaines, que de ne pas respirer, in. 36
net LE THÉÂTRE MODERNE.
Piron était donc un vrai speclacle, pour un philosophe, et un des plus singuliers que j'aie vus. Son air aveugle lui donnait la physionomie d'un inspiré, qui débite des oracles satiriques, non de son cru, mais par quelque suggestion étrangère. Celait, dans ce genre de combats à coups de langue, l'athlète le plus fort qui eût jamais existé nulle part. Il était sûr d'avoir les rieurs de son côté. Personne n'était en état de soutenir un assaut avec lui. II avait la repartie terrassante, prompte comme l'éclair, et plus terrible que l'attaque... Les gens de [lettres avaient peu de liaison avec Piron; ils craignaient son mordant... Lorsqu'il était quelque part, tout était fini pour les autres; il n'avait point de conversation, il n'avait que des traits. »
Des traits I tel est, en effet, l'unique talent de Piron. Il n'eut qu'un carquois, mais bourré de flèches. On pourrait dire, de lui, ce que le vieux marquis de Mirabeau disait à son fils : « C'est un hérisson tout en pointes, avec très peu de corps. » Ses œuvres écrites composent un maigre bagage : la Métromanie à pari, ce n'est qu'un fatras de tragédies illisibles et de facéties surannées. Hais son œuvre orale est restée. Comme ces « mots de gueule » que Pantagruel entendit crever ou crépiter en pleine mer, les saillies et les boutades de Piron flottent encore en l'air, et entretiennent autour de sa mémoire un joyeux tapage
L'ESPRIT DE PIftON. 563
li chassait de race, il sentait son fruit, étant né, en pleine vendange bourguignonne, d'un père, grand faiseur de noëls et chansonnier patoisant. La boutique d'apothicaire du bonhomme était le grenier à sel de Dijon : toutes les raies de la ville venaient s'y désopiler. L'enfant, élevé à si bonne école, commença de bonne heure à a éternuer », comme il disait lui-même, des bons mots et des impromptus. Un jour, le vieux Piron^, qui s'était fait rude avec l'âge, le poursuivait, une canne à la main ; il se jette dans l'escalier, en saule quatre marches, et se retournant: « Halte-là ! mon père : vous savez qu'après » le quatrième degré, on n*est plus rien! » On cite de lui, dès ce temps-là, des mots qui sentent le fagot, et qu'il devait expier plus tard, par une mort édifiante et de mauvaisvers.il portait la croix, dans une procession; une grosse pluie disperse le cortège; le petit Piron, resté seul, jette la croix à terre : (c Tiens, dit-il, puisque tu as fait la sauce, bois -lai » — Plus tard, surpris, ivre et flageolant sur ses jambes, un jour de Vendredi-Saint, il répond à ceux que scandalise la rencontre : <c Quand la Divinité suc- » combe, l'Humanité peut bien chanceler. »
Mais^ il faut le dire, cette sorte d'esprit, « hardi contre Dieu même », est rare chez Piron. Le plus souvent, ce n'est pas dans la poche à fiel, c'est dans an pot à moutarde du terroir, qu'il trempe ses saillies.
Il en lança, dru comme grêle, dans la petite guerre de couplets et de satires que Dijon engagea avec la ville de Beaune, sa voisine. Cette Batrachomyomacbie locale trouva, en lui, son archer et son boute-entrain. — On le rencontre, dans la banlieue de Beaune, tranchant, avec sa canne, des têtes de chardons : a Que faites-vous là? » — « Vous le voyez, je suis » en guerre avec les Beaunois; je leur coupe les » vivres. » — Il entre au théâtre, et demande à un indigène quelle est la pièce que les comédiens vont donner. — « Les Fttreurs de Scapin^ » lui répond le Beaunois.' — u Ah! merci, riposte Piron, je croyais » que c'étaient les Fourberies cTOreste. » — La toile se lève ; la pièce commence; au milieu des éclats de rire qu'elle soulève, un spectateur se lève et s^écrie: « Paix là , messieurs ! on n'entend rien !» — « Ce n'est ï> pas faute d'oreilles! » repart Piron, qui faillit payer des siennes son lazzi.
Mais, lorsqu'on le menaçait de la vengeance des BeaunoiS; il répondait en prenant le ton d'un Cid héroï-comique :
Allez, Je ne crains point leur impuissant courroux; Et quand je serais seul, Je les baierais tous !
Il y a des esprits de province, qui, comme certains vins, ne savent pas voyager. Arrivés à l'octroi de Paris, ils deviennent plats et leur bouquet s'évapore«
L'esprit de Piron résista à Tatmosphère parisienne ; il eut bientôt ses chalands et sa renommée : on le servait, comme un riche cru de Bourgogne, aux soupers du Caveau, de la rue de Bussi. Sa physionomie, gauloise et locale, tranchait, au milieu des figures mondaines de la société littéraire du temps. C'était un petit-neveu de Rabelais, égaré parmi les fils de Voltaire. Les récits contemporains et ses lettres nous le montrent prolongeant, sur le pavé de Paris, ses farces et ses gaietés dijonnaises. Il avait formé, avec Collé, Gallet, Crébillon fils et quelques autres, une Abbaye de Thélème, dont l'abbé Legendre était le Frère Jean des Enlommeures en petit rabat. Cet abbé, goinfre émérite et « buveur très précieux », lui donnait « la bâfre et la torche hebdomadaires!», comme il dit. Une de ses lettres nous peint au vif ce cénacle de bombance et de chère-lie. « Je crois pourtant, Iîevere?ide Prior, qu'après avoir harpouillé le tiers et le quart, cassé un verre, renversé sa chaise, et fait baiser son derrière au plancher ou à l'escalier, je crois, dis-je, après tout cela, qu'un honnête homme peut, raisonnablement, quitter une aussi sage compagnie que la vôtre, sans être taxé d'ingratitude. »
Entre deux vins, ce diable-à -quatre faisait, cahin caha, son chemin au théâtre, rebondissant des tréteaux de la Foire aux planches de la Comédie française. Son Callisthène était sifflé, mais son Gustave
Wasa était mis au-dessus à^Athalie, k la première représentation. Ce fut le triomphe de celle tragédie qui ramena dans le carrosse des comédiens, à Fontainebleau, pendant le séjour qu'y fit le roi en Tautomne de 1732. C^estde là qu'il écrivit à Tabbé Legendre cette lettre, belle de rudesse et de francparler populaire :
ce Les jours se suivent e( se ressemblent. Tous les jours, la chasse; plus de chenils que de maisons, des aboiements de chiens et des cors, de La pluie, du vent et de la boue, voilà le pain quotidien. V^oici le pain hebdomadaire : le lundi, concert ; le mardi, tragédie ; le mercredi, coDcert ; le jeudi, comédie française ; le vendredi, salut ; le samedi, comédie italienDe ; le dimanche, grand'messe. Tout maadils que Je tiens les plaisirs périodiques, cette semaine est encore plus riante que celle de TADglaîs dont on pirie dans la Gazette de lioUande. Sa femme tomba malade le lundi, mourut le mardi, fut enterrée le mercredi ; il &£ remaria le Jeudi, eut un enfant de sa seconde femme te vendredi, et se pendit le samedi. Voilà de la variété et cdt n'est pas revenu à VInglische aussi régulîèrement^ae nous reviennent les plaisirs que je viens de dire.
« Je m'ennuierais beaucoup à la cour, sans une encoignare de fenêtre dans la galerie où Je me poste quelques heares, la lorgnette à la main, et Dieu sait le plaisir que J'ai devoir les allants et venants. Ah ! les masques I Si vousvoyiei comme les gens de votre robe ont l'air édifiant ! comine les gens de cour Font important I comme les autres l'ont altéré de crainte ou d'espoir! et surtout comme ces airs-là pour la plupart, sont faux à des yeux clairvoyants! C'est uoe merveille. Je n'y vois rien de vrai que la physionomie des Suisses ; ce sont les seuls philosophes de la cour; avec leur hallebarde sur l'épaule, leurs grosses moustaches, leur air tranquillei on dirait qu'ils regardent tous ces alTamés de
fortune, comme des gens qui courent après ce qu'eux, pauvres Suisses qu'ils sont, ont attrapé depuis longtemps. « J'aTais, à cet égard, Tair assez Suisse, et je regardais ei^ core, hier, fort à mon aise, Voltaire roulant, comme un petit pois yert, à travers les flots de jean-fesses qui m'amusaient, quand il m'aperçut. — « Ah I bonjour, mon cher Piron ! que venez-vous faire à la cour? J*y suis depuis trois semaines; on y joua, l'autre jour, ma Marianne; on y jouera Zaire. À quand Gustavel Gomment vous portez- vous?... Âh! monsieur le duc, un mot: Je vous cherchais... » — Tout cela dit l'un sur l'autre, et moi, resté planté là pour reverdir, si bien que, ce matin, l'ayant rencontré, je l'ai abordé, en lui disant: — « Fort bien, monsieur, et prêt à vous servir! > Il ne savait ce que je voulais lui dire, et je l'ai fait ressouvenir qu'il m'avait quitté la veille en me demandant comment je me portais, et que je n'avais pas pu lui répondre plus tôt. »
Cette rencontre avec Voltaire n*est qu'une escarmouche, mais bientôt ce fut guerre ouverte. Nous touchons ici le point de sottise de ce vif esprit. Piron se posant en rival de Voltaire, s'acharnant à le huer et à le haïr, croyant le démolir, à coups d*épigramines, devient ridicule. Le Cynique tourne au roquet, lorsqu'il jappe après ce grand homme, dont la ^périorité lui échappe. Il ne mesure même pas la distance qui les séparait déjà de son temps, et qui, dans l'avenir, s'est étendue à perte de vue. C'est très naïvement qu'il se met au-dessus de Voltaire et qu'il dit : « Il travaille en marqueterie; moi, je jette en » bronze I » — Le bronze de Piron n'était que du plâtre, aujourd'hui tombé en plâtras. — C'est de
bonne foi que cet étemueur de bons mots prétend avoir plus d'esprit que TEsprit lui-même, et qu*il compare ses fusées^ tirées dans un cabaret, à cette lumière qui a éclairé et fécondé tout un siècle.
On a, de lui, une lettre, datée de Bruxelles, où il raconte, en faisant la roue, les coups de bec qu'il a lancés à Voltaire, dans un petit souper. Il se Tante de l'avoir peloté, criblé, mystifié. C'est d'une vanité misérable et presque burlesque. — « Lisez la fable » du Lion et le Moucheron, et vous lirez notre his- » toire, » dit-il, en terminant son chant de triomphe. Piron ne croyait pas si bien dire I
Piron perdit, d'ailleurs, dans cette lutte inégale, ses grimaces et ses pétarades. Voltaire ne lui fit pas l'honneur de prendre au sérieux son hostilité. Il ea parle rarement, dans sa Correspondance, et toujours de haut en bas» sans morgue, pourtant, et sans amertume, mais avec une négligence méprisante. — « Je n'ai point eu le courage, » — écrit-il à Laharpe, — « de faire venir le fatras de ce Gilles, nommé Piron. On ne peut, à mon âge, souffrir les plaisanteries de la Foire. Je vous sais bon gré de n'être jamais descendu à la plaisanterie bouffonne. Vous avez toujours été fait pour le noble et pour Télégant; c'est votre caractère. La bouffonnerie l'aurait dégradé. » — Ailleurs, il parle de Piron simplement, comme d'un « drôle de corps y>. Enfin, lorsque Pû*on meorfi
Voltaire, au courant d'une lettre, jette sur lui cetle oraison funèbre, qui le remet à sa place et qui maintient les distances : — <c Mes amis m*ont toujours assuré que, dans la seule bonne pièce que nous ayons de lui, il m'avait fait jouer un rôle fort ridicule. J'aurais bien pu le lui rendre ; j'étais aussi malin que lui ;m ais j'étais plus occupé. Il a passé sa vie à boire, à chanter, à dire des bons mots, à faire des priapées et à ne rien faire de bien utile. Le temps et les talents, quand on en a, doivent, ce me semble, être mieux employés. On en meurt plus content. » Mais Piron reprend tous ses avantages, lorsque, visant plus bas, à sa portée et sur son terrain, il fire sur les cuistres et les grimauds de la basse-cour littéraire. Ici, chacun de ses coups porte, emporte pièce et fait trou. ^- L'abbé Desfontaines reste cloué, sous ses épigrammes, comme un hibou à la porte d'un collège.
Cet écrivain, fameux par cent libelles, Croit que sa plume est la lance d'Argail. Au haut du Pinde, entre les neuf pucelles, Il est planté comme un épouvantail.
Que fait le bouc, en si Joli bercail ? S*y plairait-il ? Penserait-il y plaire ? Non. — C'est Teunaquo au milieu du sérail : Il n*y fait rien et nuit à qui veut faire I
Une autre fois, il fait, de lui, un portrait sanglant et fouillé comme un écorché de Marsyas :
Je ferai peindre un satyre bien gras, Nez aplati, front sans pudeur aucune, Queue au derrière, oreilles de Blidas, De Cerbérus les trois gueules en une, Mordant partout, aboyant à la lune.
Bref, en carré, deux morceaux de linon, Je ferai pendre au cou du compagnon, L'ourlet bien blanc et la toile bien bleue. De prime abord, à ce portrait mignon, Je. gage, abbé, que ton chien battra queue I
C'est à ce même abbé Desfontaines, qu'il décocha celte rispote à brûle-pourpoint, — c'est le mot. — L'abbé, le voyant entrer, en bel habit brodé, au café Procope, s'écria : « Quel habit pour un tel homme I » Et Piron de répliquer, en prenant Tabbé au rabat : — * « Quel homme pour un tel habit! » — Il faut citer encore, parmi ses meilleurs impromptus, l'épitaphe en un vers qu'il improvisa, sur la nouvelle que le maréchal de Belle-Isle devait être inhumé à Saint- Denis, auprès du tombeau de Turenne :
Gi-glt le glorieux, à côté de la gloire I
La vieillesse de Piron fut triste et infirme. Il avait épousé, à cinquante ans, une vieille commère d'antichambre, qui devint folle et qui le battait. Piron la soigna jusqu'à la fin, et se laissa battre. Ce fut la discipline de sa pénitence, car Piron finit par se convertir. Son incrédulité n'était que licence, et ne tint pas contre les premières menaces de la mort. Le poète de Y Ode à Priape rima des Psaumes
dans ses vieux jours. Cette ode, qu'il avait improvisée, à vingt ans, dans la fumée d'un souper, pesa durement sur sa vie. Partout il retrouvait l'Hermès impudique qu'il avait sculpté, se dressant contre lui et lui barrant le passage. Il n'avait été qu'un instant l'enfant de chœur du dieu de Lampsa* que : bon gré, inalgré» on l'en fit le prêtre, et, quoique de mœurs assez décentes pour le temps, sa réputation exhala toujours une odeur de bouc.
Les hommes de lettres et les philosophes se moquèrent fort de la conversion de Piron. Diderot en éclate, dans une de ses lettres sur le Salon de 1765.
« Ceci me rappelle une aventure de la jeunesse de Piron, car, aujourd'hui, ce vieux fou se frappe la poitrine et se fesse, devant Dieu, de tous les mots plaisants qu'il a dits, de toutes les drôles de sottises qu'il a faites. Pardieul mon ami, cet atome qu'on appeUe un homme a de la vanité plus gros que lui. Un malheureux, méchant petit poète, qui s'imagine qu'il a fâché l'Éternel, qu'il le réjouit, et qu'il est en son pouvoir de faire rire et pleurer Dieu, à son gré, comme un idiot de parterre. •
Piron laissa rire la galerie et tempêter Diderot. Sa conversion était sincère, et n'avait pas dû nécessiter un miracle. Son impiété n'avait jamais ressemblé, en rien, à celle d'un Fréret ou d'un d'Âlembert, faite de triangles, de chiffres, de démonstrations anatomiques, de science étroite, mais profonde, d'arguments vicieux, mais tenaces et rigoureusement enchaînés. La
sienne n'était que bravades et propos de tables. Il y a un Dieu pour les ivrognes, pour ceux qui pèchent par les sens plus que par l'esprit : tôt ou tard ils tombent ou ils roulent sur le chemin de Damas.
La cécité qui, dans ses dernières années, vint frapper Piron, fut peut-être son coup de foudre. Ce farceur eut rhonneur de vieillir aveugle, comme Milton. Il parle, dans une lettre, de ses yeux fermés, avec une résignation bien touchante :
<c récris, sans voir si j'écris; j'ouvre inutilement deux grands yeux qui, par cela môme, achèvent de se crever. Ma nièce est là pour m'avertir, quand il n*y a plus d'encre à ma plume : sans cela, j'irais toujours. Quand votre lettre m'est. arrivée, je me suis jeté avec ferveur aux pieds du Fils de David, qui a mis de sa salive sur la visière du pauvre Quinze-Vingt, et je profite, aussi vite que je puis, du topique, avant qu'il se sèche» »
C'est moins sublime, mais presque aussi touchant, dans sa plaisanterie douloureuse, que les paroles de Milton : — « Dieu, » — disait-il, — « doit me regarder » avec plus de tendresse et de compassion, parce que » je ne puis plus voir que lui. C'est l'ombre de ses » ailes qui produit en moi ces ténèbres. »
A tant de distance intellectuelle, d'un siècle k l'autre, le grand aveugle anglais, l'Homère sacré, et le rimeur profane, le Quinze-Vingt du Caveau, sous l'atteinte du même malheur, semblent se rencontrer et se donner la main, dans la nuit.