‹ Les deux ménages, comédie en trois actes et en proseChapitre 15 sur 58 · MADAME DORSAL, MADAME BOURDEUIL · texte numérisé non relu

MADAME DORSAL, MADAME BOURDEUIL

MADAME BOURDEUIL.

Eh bien , ma chère amie ?

Eh bien , ma chère ?

MADAME BOURDEUIL.

Quand je vous disais tout à l'heure que les femmes ne devaient jamais se fier à leurs maris , avais- je tort ?

MADAME DORSAL

Un moment ; jusqu'à présent , ce n'est encore que le bavardage d'une revendeuse à la toilette , et je ne vois que des apparences très-légères.

MADAME BOURDEUIL.

Ah ! vous appelez cela des apparences ! Expliquezmoi donc comment il se fait que cette dame de la rue Chantereine achète une garniture et la paie avec un bon signé de monsieur Bourdeuil.

MADAME DORSAL

Rien de plus simple et de plus naturel : monsieur Bourdeuil , qui a seul la signature dans notre maison de commerce , a émis beaucoup de bons sur la place • ces billets , en passant de main en main , ont dû entrer dans beaucoup de fortunes particulières, et il

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