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Comment! M. de Bracy, vous êtes mauvais joueur. — Page ^8, col. 1'
salua liuiuiiquisede ces mets: «Iînn|oui',rna inère.»
Mais la marquise considéra, silencieuse, le jeune homme : elle éi.iit très-pàle, et son sein se soulevait par bonds inégaux.
— Qu'avez-vous, madame? fit Léopold avec empressement. M"'- de Bracy hésita un instant; enlin elle répondit d'un Ion brusque :
—J'espérais, monsieur, que vous n'aviez pas de secrets pour moi?
—Des secrets! inadame?jcnevouscomprcn ■spa'?!
— Vraiment ! Dites-moi donc alors quelle est cetle Louise dont vous ne m'avez jamais piirié, et à laquelle vous écrivez. ..«que si la mort vous surprend, ce sera en pensant à elle?»
En s'exprimant ainsi, M°" de Bracy plaça sous les yeux du blessé un papier... et Léopold reconnut sa lettre à Louise. A Cftte vue la rougeur lui monta à la ligure. La colère, l'indisnaiion le sulfoquèrent.
— Quoi ! madame, halbutla-t-il, vous avez lu celle lettre?... Quoi ! vous avez ouvert la cassette qui la renlermait... Oh! madame.
Celle exclamation de npioche fit rougir, à son tour, la marquise: néanmoins elle leprit'vjvement:
—.Mais cetle femme .. elle habite l'aris... vous la connaissiez dans votre pays... Pourquoi ne me l'avoir pas appris?
—Parce que j'ai été ingrat vis-à-vis d'elle, madame, parce que je l'ai laissée s'éloigner du moi qu.'ind, en agissant de la sorte, je la savais malheureuse...
Et que cela m'aurait coiité do vous apprendre ce que je considèie comme um» mauvaise action.
Oui, elle habite Paris... je n'ai ipi'un pas à faire pour la serrer dans mesbra*;... et j'ai reculé devant ce bonheur... Oui, ce buiilieur! J'ai reculé... car je sais qu'il m'est interdit désormais de reconnaître les
gens au.\qiiels ji' disais aulrelois : «Je vous aimel »
.Mais, près d'aller risquer ma vie pour venger une insulle laiie à voire nom, madame, j'ai pensé, en même temps qu'à ma mère, à la pauvre Louise, qui pleure sans doute sur mon ingratitude! Je me suis dit : "Je puis mourir bientôt, » et j'ai voulu adresser cet adirn à Louise...
Él;iii- e à vous, madame, de blâmer ce qui n'est que l'accomplissement d'un devoir? et en vous consacrant mon avenir tout entier, peut-éire, aij(^ donc piis encore rengagement de briser sans pitié avec mes souvenirs les plus chers?
La marquise détourna les yeux aux sévères accents de son fils.
—Pardon nez-moi, Léopold, murmura-t-elle. J'ai eu tort, je le reconnais... j'ai cru que... que, celte jeune fille, vous l'aviez revue à Paris. J'ai craint que vous ne compronussiez nos intérèls! Mon indiscrétion est bien coupable, je le reconnais; mais... mon amitié seule pour vous en est la cause.
Léopold déchira sa leltre à Louise, sans répondre.
Un éclair de joie brilla dans les yeux de W"' de Bracy. Elle prit la main du jeune homme :
—Me pardonnez-vnus? lui dit-elle.
—Pauvre Louise ! fit Léopold, répondant distraitement à sa pensée etnnn à la marquise.
M°""de Bracy tressaillit.
—Oui, oui... madame , reprit aussitôt Léopold, désolé de sa préoccupation, tout est oublié, vous le voyez, et je veux...
—C'est bien ! c'est bien ! interrompit d'un ton bref la mar(piise, je vous remercie, monsieur.
El elle s'cloigna Ini-sant Léopold tout interdit de celte trusque sortie et de la manière dont ^i"»-- de Biacy venait de s'exprimer.
iJ.S DEUX MERES.
nidis je SUIS folle thrislian — Page Jb col 1'