‹ Les deux mèresChapitre 58 sur 130 · L'HABIT BLEU ET L'ABATOOUR · texte numérisé non relu

L'HABIT BLEU ET L'ABATOOUR

Après la fuite précipitée de M. le baron d'Osser, le provincial demeura étendu sur la banquelle, immobile et comme mort.

Au bout de quelques minutes, un garçon qui vint à l'apercevoir, s'approcha de lui, sans manilesler aucune surprise et le releva, de façon à l'adosser commodément au lambris.

Le profit et la gloire d'un café, ce sont ses habitués.

Les consommateurs de passage sont de pures et simples aubaines et ne peuvent mériter le nom honorable de clà'nis de rétablissement.

Car ce vieux mot romain de client a tourné autour de l'axe de sa signification première, au point d'exprimer l'opposé de son sens primitif.

A coup sêr Calon, César ou Lucullus étaient les patrons des plébéiens qui coupaient le cuir de leurs sandales.

Ue nos jours Lucullus, César ou Calon seraient les clii-nts de leurs bottiers.

L'habitué du café a droit à toutes sortes d'égards.

On lui réserve, autant que possible, son coin fa-

UNE PÉCHERESSE

vori ol lc'|0!ère où il aiir.c à prendre son cliapcaii; les garçons gardent pour lui leurs plus respectueux sourires.

Il est de iradilion que l'Iiabilué ne parle point.

On devance ses ordres.

Ccriains clablissenicnts ne changent jamais de garçons dans la crainte qu'un nouveau venu ne fasse h 1 habitué l'injure grave de lui demander ce qu'd veut.

[,'liabiluc ne supporlerail pas cet affront.

Il se làf-lic pour moins que cola.

Il y avait au café Lcuiblin un monsieur qui s'asseyait tous les jours, à trois liemes précises, depuis viiigl-lrois ans, à la pelito lablu qui fait face au comptoir.

On lui prenait son chapeau et sa canne; on lui donnait une groseille glacée et la Gazette des Tribunaux, pliée à revers, alin qii'il tombal tout de suite sur les causes de police correclionnelle.

Un jour q Til arrivait h l'heure accoutumée, le garçon l'accueillit avec nn sourire d'habilude, et la dame de comptoir lui adressa un salut d'élite. On lui s( rvit sa groseille, on lui mit en main la GazHlc des Tribunaux.

Mais la Gazelledes Tribunaux venait d'augmenter son format de quatre doigts en tous sens.

[.c monsieur crut qu'on le mystiliail et ne rcvml plus.

C'est surtout dans les cafés du Palais-Royal ol de SCS environs que prend racine ce genre mystérieux, taciturne, exigeant, qui veut Kuniformité avant tout et regarde son coin comme sa propriété légitime.

Il a plus de défauts que de qualités, mais il constitue au profit de l'établissement une rente fixe.

Il fait partie du fonds.

On le vend avec les cafetières ei le reste.

Aussi eherche-t-on à tourner en liabiiuo tout consommateur nomade dont l'aspect honnête et posé semble" indiquer le bois dont on fait les clients.

M. Chose possédait au plus haut degré cette enviable tournure.

Seulement ses boucles d'oreilles donnaient à craindre qu'il ne s'envolât un jour vers la province, sa patrie.

Mais dans le doute un café no s'abiîticnt pas; il redouble, au contraire, de séductions et de caresses.

M. Chose était, du reste, un habitué peu exigeant, mais fort singulier.

Une fois ou deux par semaine on le voyait arriver tout à coup, chancelant comme un homme ivre et prêt à tomber do sommeil.

C'est à peine si les garçons avaient le temps de le guider jusqu'à son coin, où il s'affaissait aussitôt dans un complet engourdissement.

Cel engourdissement ou, si l'on veut, ce sonnncil profond, tenace, insensible à tout bruil, durait une heure et demie au moins, deux au plus...

Quelques minutes avant son réveil, qui s'annonçait par dus soubresauts nerveuxet des tiraillements, on mettait devant lui une l.iavaroisc au café.

En s'évcillaut, il avalait sa bavaroise, payait et sortait.

Jamais on ne l'avait vu parler k personne.

Ou l'appelait l'Habit bleu, parce qu'il faut bien un nom pour désigner chacun.

Les joueurs de trie-lrac et de dominos amenaient parfois leurs amis pour le regarder dormir.

Armand était sorli du café vers six heures et cdmie.

Au coup de sept heure», la table qui faisait face à celle où dormait l'Habit bleu fui occupée par un haliitué pur sang; cheveux giis, légèrement poudrés, frac noir, poudré davantage et râpé, culotte^ courtes noisette et bas de colon jaspes bleu cl blanc.

Les gens du café ignoraient également le nom de ce pei'sonnage ; il était même plus mystérieux encore que l'Habit bleu, car on ne connaissait de son visage qu'une Ijouehc fiélrie, ridée, pincée et un menton couleur de uarchemin.

Le reste élail caché par un garde-vue vert, combiné avec ua système de lunettes à quadruples lentilles.

('et appareil lui avait fait donner le sobriquet de : i Abat-jour.

Il venait tous les soirs, sans exception, sept heures sonnant.

Il savourait une demi-tasse de café, en espaçant lesgorgéi^s avec un tel art, que cet exercice le conduisait jus(|u'au coup de neuf heures.

Il faut ajouter qu'il li.-ait p.cndant ce temps les quatre pages de VÈlnite, journal du soir.

Pent-étie que l'Abat-jour eU'Ilabit bleu s'étaient rencontrés déjà au café.

Mais ils n'avaient fuit nulle attention l'un à l'autre

L'Abal-jour, immobile toujours durant sa staùon de deux heures cl partageant exactement son temps c;ilie VEloUe et sa tasse de café, ne regardait jamais pci-sonne.

L'ilabii bleu dormait.

Qu'ils se fussent ou non trouvés ensemble déjà, lcsde?ux faisaient évidemment la paire.

Immobiles, chacun dans son coin, ils formaient une couple do pondants, symétriquement dis|iosés, et contribuaient pour une large part au pittoresque de la salle.

A sept heures et demie, un garçon remarqua chez rilaliil bleu des symptômes de réveil prochain.

Il courut sur-le-champ k l'office et apporta la bavaroise au ca c.

Quelques minutes après, M. Chose bâilla lentement et se frotta les yeux.

Son somme était achevé.

11 se servit un verre de bavaroise.

Tandis qu'il buvait à petites gorgées, ses yeux avaient ce regard vague et fixe des gens qui viennent de s'éveiller et qu'alourdit encore l'arriére-faix du sommeil.

Mais, avant qu'il eût achevé son verre, ses sourcils se froncèrent et ses lèvres eurent un léger tressaillement.

11 venait de reprendre possession de ses pensées, et la scène récente du Palais-Royal se représentait vivement à son esprit.

— J'ai rêvé cela ! se dit-il d'abord.

Il porta vivement ses deux mains à son cou et ressentit une douleur assez intense aux endroits meurtris par les doigts dn baron.

— Iinprudonl! murmura-t-il en pâlissant; imprudent el fou !.... Je mériterais bien d'avoir eu le cou tordu comme un oison !... Oh! oh ! monsieur le baron, vous êtes un bien pauvre joueur, puisque je vous ai gagné cette partie... Mais du diable si je me découvrirai ainsi désormais!... Je veux revêtir, dès ce soir, une armure à l'épreuve...

11 posa sa main devant ses yeux comme pour s'isoler.

— Oui, oui, poursuivit-il ; — c'est clair comme le jour... j'accule cet homme, je le pousse, je le déses-

UNF, PÉrHEHESKË.

pf'i'c, il fliiii ng-ir en dé-psporé ! Il mo-faMt une sauvpi;anlfi, STiisqiioi, d'un inonicnl h l'aiilre, avec ma daiiinahle inliinnié. jl- puis me Irouver "a sa nici'i i.... Son rôle est évidcnimciit de me liicr coiiiiiie un eliieu, pai loiilnù il me reiicoiilrci'a....elil paraît comprendre assoz pa-salileuiL'nl son rôlel

M. Ch )se lii j lucr les iniiscles de son cou ei ne put relcîuir nne grimace de soulfrance.

— D'ail eurs, couiinna-l-il, en suivant le cours de

SOS idées. — il n'esi pas le plus a craindre Je

joue seul ronlre drux H me (aul, une ét,'ido...

c'est une d lii ionse p.titc^ fiMiinic, mais elle a de la Icle... de la tiUe et du cœur, ma foi!... et, si je ne pren:iis pas les dcvMnts, je pourrais bien m'éveiller

quelque jonr à [{lei'ire' .Miséricorde! avoir

fait nn .-i bi'au n've et rctoml)er pins lias que jamais!

Il passa rapidement la main sur son front.

Sa physionomie, d'ordinaire si suurianic et placide, avait eoniplritement elianKC d'aspecl.

Ses sourcils se rapprochaient; son front avait des rides.

Il y avait dans son regard une fermelé indomptable, mèlec à une exlraordin lire finesse.

A-surément, c nx q d l'eussent e.vaminé en ce moment nanraieni point songé à le comparer an pauvre monsieur, coille d nn f;arde-vne vert, qnc nous lui avons donné pojr pendant, ni même a aucun des autrc.N assistants.

Mais il étendait sa main comme un voi'e entre le publie et sa méditation, et nul ne pouvait vo r en ce niomeni sa prunelle rayonner énergiquement i'inlclligen.'c. l'aud ce et la volonté.

Il poiirsuivat son travail mi'ulal.

— J'ai mon idée, se disait-il ; — elle est souveraine,

e le est complète elle pare ses coups, à lui, ce

qui n'est pas dfllcile; — si;s coups, à elle, qui n'a pas besoin d user de violence et qui peut me peidre d'ni) mol!

Il s'arrô:a el parut réfléchir.

Puis il reprit:

— Mais il me faut un homme un homme en

qui le puisse avoir foi enlière Ah! voiln le pro-

bL-ne! ai prcmii'r mol de ma cjnfes^ioi, louie

personne honnêlc me repoussera et je ne puis

aller mettre ma vie entre li;s mains d'un coquin!...

Vers ce momenl. on enleudit un son argentin dans le coin de l'Abat-jour.

Toutes les personnes présentes tournèrent à la fois la tôle; car, de mémoire de joueur de domin;is, jamaisaucun bruit quelconque u'ciait parlidece coin, 0 enpé par l'Abat-jour.

Ou crut d'abord qu'il faisait au garçon une largesse inusitée el jeiail lib^'raleincnt un gros sou sur la table.

On se trompait.

C'était tout simplement l'un des verres de son système d ' lu.ettes, qui, perdant l'appui de sa monture dessoudée, venait de tomber sur le marbre.

L'Abat jour lança ses do vis jaunes h la poursuite du verre fuj;itif, et le raitrapi iiu moment où, la table manquant, ce verre ail it rouler sur le carreau.

L'Abat-jour l'essuya minulieuscm uit avec le coin de son foulard de citon et l'iniioduisil sons son !,'ar le-vue vert alin de reconnaître sans doute s il Il avait point subi qnc ipie avarie.

— Je eoinais cette main là! murmura M. Chose.

— Ou diable l'ai je vue ?...

Il si; lil une rumeur dans le ea'é.

Tous les visages prirent un aspect 'de cmioiiié alientive.

C'est q le, eji effet, un grave événement se préparait.

L'AI)al-ioiir, aires avoir reconnu que 'Son venedo lunettes é:ait inlvt, détacha lentemeut et avec précautioi le 10 ir de soie dj son garde-vue. montrant ainsi, — C3 que nul d.nslecafe ne pouvait se vanter d'avoir vu jamais :

Son front ridj eniniiiî uno ponme de reiuclte. et la ligne inégale, dentelée, appauvrie, de la naissance de ses cheveux.

Ou lût dit qur'ce brave homme portait au-dessus du front une bande de lourrure grise où la dent rongeuse des rais avait exercé de nombreux ravages.

— C'eU que je reconnais ce front-la aussi ! se dit M. Chose.

L'Abat-jour. insensible h rallention dont il éiait l'objet, mit le garde-vnc sur la table et se prit à détacher, avec u I redoublement de précautions, b^s liens de son système de luncUcs.

L'appareil tomba.

On vit au-de-sous du front une paire de sourcils indigents et deini-pel'S. recouvrant des yeux l'urmés,' Itlessés, éblouis, qui se cachaient au fond d'orbites dé nesnremeiit ereu>és.

L'Abat-jour ressemblait à une pétrification de chathuaiit.

M. Chose fit un geste de joyeuse surprise, se leva vivement et alla s'asseoir sur un tabouret, de l'autre côté de la table de l'Abat-jour.

L'assistanci' se prit y rire comme un seul homme; en voyant les deux pendants se rapprocher ainsi

— Lhl bonjour, mou pauvre Popelin I dit l'Habit bleu.

L'Abat-jour ne répondit point et n'ouvrit point les yeux.

Seulement, il rattacha prestement son garde-vue.

— L'Abat-joiirsenouime M. Popelin ! murmuraient les joueurs de dominos; comment s'appelle t'ilabit bleu ?

Quelques paris furent ouverts sur la question do savoir si l'opc'in dirait le nom de l'Habit bleu.

iMais rires et gageures allaientdiscreteineniet tout bas, comme cela doit être entre joueurs de dominos qui ont il coeui la prosp rite de leurcalé et qui savent tout le re>pecl dû à deux eohabitués.

L'Abat-jour. cependant, ayaat mis ses yeux d'oiseau nocturne à 1 abri derrière la soie •verte de son garde-vue, risqua probablLinient un regard.

On le vit en clfet rejeter la tôle en ar, ière. Ce fut tout. ■

— Tu ne me reconnais pas, Popelin î dit l'Habit bleu.

L'Abat-jour occupait ses doigts jaunes "a rajusti;r son syst>.mc de lu, jettes et gardait un profond silence.

— Popelin ne reconnaît pas l'Habit bleu, dit à demi-voix uii plaisant.

— Popelin Cal lier, ajouta un autre plaisant.

— Je suis humilié pour l'Habit bleu, dit un troisième plaisant.

(Jar tous bs joueirs de dominos, sans exception, bout très-pl isants.

L'Abat-joir ayant fini son travail, lira de sa poche un nionslrueiix eliii en cuir iioiiâtrc> et y iuscra son système de Innetics.

L'Il.iliil bleu mit inr pièce de cinq francs sur le cuinpioir.

UNB PÉCHERESSE.

J — Une demi lasse et une bavaroise, dil-il.

1 « Je |iaie pjiii' ino.isiuui'. »

: On Vit la bouclii; ridée de l'Abat- jour s'entr'ouvrir

' cil un ii-cb-.ilaiii sourire.

— L'IlaJjit bleu est géuéreuxl reprirent les joueurs l'a^/rlieux.

— l'.l Popelin reconnaissant!

Le garçon rap|iurla la monnaie.

i.'lliibit bleu se leva; l'Abal-jour fit je môme, cl les duu.t peuJanli soi tirent bras dessus, bras des- I sous.

Alors les joueurs de dominos se regardèrent. ' Ils uc riaient plus.

Le colo Miystiricux do celte petite aventure leur

. a;)paraissait tout'a coup, et c.i voi.aillL'CcJti'Coniique.

(ju'elaieiit ees deux liommes, lous deux cxiiioordi-

niiires assurenu iii, et qui veuaient de se rapproclier

Ue cc-ite cirange l'ai;ou .'

Les liabitucs du cal' de la Cour des Fontuines se firen cette c|Uc;stiou bien des lois, mais nul ii y savait I janiiiis lepo.mre.

I Avant, la lin Je la soirée, l'Habit bleu el l'Abat-

joui avaient poi du pour les joueurs !■ ur aspect yrj-

I lesque, el s enluuriiieui de ce piesiigc que tout niys-

tue aniéuo iné.il..bifineiil après .-oi. ! Cip nduni Pupuliu cl M. Lbosc avaient traversé i la Cour des l'uutjaiea et pris l.i rue iMonlusqniuu.

— lu u'cs pùs plus bavai U qu'autrelois, dit M. Chose.

( — ton! lit Popelin.

j — l.t ta 11 as pa.s l'air beauconp plus riche!

I — lieu ! soupua r.Vbaljoiii'.

j. — byu! Iiuu!... soiado.ic plusaimable, Popelin!,..

j Tel que lu me vois, j'aurais donué djx louis tout à

I l'heure pour le ieiicomri.r...

— Uuiiiiu/., dii Po,)eliu.

— l'uiie.ice! il pourquoi dialilc ne m'as-lu pas l'épondu au cale y

i — Un a mis dans VÉioie voire histoire de Brest ' avec le garde.

— hl tu croya s ?...

j — Oui, dit l'opelin, on a mis cela. Un gardeehionrme... des coups de couteaux dans la ligure... Ç^i m'amusa.

— Merci! grommela M. Chose. — Il y avait do i|uui:.. AJuaiiià mol, cela m'anuisairès-muderoineiit... lU as pu L'iileiidie pailcr, i.uiit.iiuj-t-.l luut haut, dos malheurs qui m ont assailli a Cula.s'?...

I — LEtuUe en a puile dans le temps, lepliqiia Po I pcliu.

— il paraît que tu fais une grande consommation de journaux?

— Je lis l'Éloitc... Ah!... toute l'Étoi'e...

— l'.t que lais-lu |iour vivre, Po|ieliu ?

— Ileul... rcpoudil lAbal-jOUr; — je ne vis guère...

— On no végole même pas gratis Que fais-lii?

— Je vends ue» uluines taillées... des pains à caclielcr...

— Cl lu n'as pas songé à tirer parti de ta belle écriture?

— Ah ! dit Populin. qui sembla larmoyer sous son ta.de-vue, — ii. m tn parlez pus. pairuii !... le inclicr est perdu I... les co.ilurieies savoni écrire et lus ■\uveigna s appreniienl à melli e l'orlhograiilicl J'eiais écrivain public... J'ai encore niuu établissement en lac • du pui lad de Saiiil-liustache... Mais !i.'s pratiques... Luh!

L'Abal-jour devenait décidément plus commun! • catir.

Le premier mot lui avait co'^té singuliërcmcnl a pioïKiiicer, lu second un peu moins, les autres avaii ut pas é sans ell'oit.

Celle l'ois, M. Chose fut obligé de riiilnrroniprc ;

— Pauvre garçon I dil-il. je suis sûr que lu rcgreltrs anièi cii.ciil Ion Ijuii lai tj''il de cuir, tcn lx'.i pupitre du iiiaroiiuiii, louies les aises d'aulicrois

Popelin, par un mouvement invoioniairL', s'éluigna de son conipagnuii et le regarda avec déliauie pardessu.- SMii gaide-vue.

— Pau on, ie|i iqua-til, je vous aimais asi^cz, moi; ou était bien cliuic vous. . iiiaiSjC ne regrette rici) de ce leiiips-là... je suis un lioiinite lioninie!

Malgré son ext rieur i.e>.essileux etiU même Icnips ridicule, l'Abiil-jour eut un muuvcuieut de d.iL'iiitè vraie eu pionouçoui ces derniers mots.

— Je sais cela, Po. eliu, je tais c<!l8, repr.t iM. Chuse ; si j'avais suivi les conseils, tu n'aurais po 11: \\x 1110.1 nom dans les jomnuux... et c'est jnsle. ineal parce que je le sais huiinève boiiime, quej uvais SI buiineeiiv e d^- le reneoulrer I... Je te deuiauueasde da.is lu bauliqnc pour cetie nuit.

— Ueboui, ou y lient deux, lépondit l'Abal-jour, mais couelic...

— .Niais nous ne nous coucherons pas, Popelin.

— C'csi que je ue veil e jamais.

— 'lu veilleras pour gagner Oix lou" S.

— Popelin s tjljigiia de nouveau el lorgna iM. Chose en dessous.

— Deux cents francs 1 murmura-l-jl, pour le travail d'une nuill

— beux cents francs, Popelin!

— Je... jc.jesuis un boiiiiele homme, balbutia l'écrivain publie, navre de refuser une pareille aubuine.

— Lu honnête homme, mon garçon, je le proclame!... nueu- comme l'acier, discret comme uu bloc de pierre. Je t'auiais choisi entre mille I

— Oui. |.o iro.i... t tsl tiCo-iiiCu, uiais...»il s'agit de... de .--iriiuti res...

— ï'\ donc! i, s'..git de revenir à Ion anci.n métier, l'op. lin ; il s'agit o'écrire uu l siaïueni ei de recevoir uu depôi.

— Alii... ii.ais j,' n'a pjint qudiie lég.ile...

— rs'iiuporle! je le lais ii.on iiol ire! a, sois tranquille, le ie.>taiiic ul dont je le ^arle ue 3,.ra pas ailuque pour viccsde forme...

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