‹ Les deux Mina: Chronique Espagnole du siècle, Volume 1Chapitre 18 sur 45 · SCÈNE IL LES PRiïcfoENTS, LE CAPITAINE · texte numérisé non relu

SCÈNE IL LES PRiïcfoENTS, LE CAPITAINE

LB GAPITAIim.

Eh bien ! que se passe-t-il donc ici ? on se dispute.

LE TAMBOUR

Mon capitaine , c'est ce malotru

LB CAPITAINS.

Silence! je t'ai déjà dit que je ne voulais pas qu'on eût la moindre querelle avec les habitants. Si cela t'arrive encore, je te punirai de manière à t'en faire souvenir.

LE TAMBOUR

Je ne lui ai rien fait, moi, à ce picaro (i) : je lui demaude seulement une goutte de vinaigre,

(i) Coquin, maroufle»

et à la place il m'apporte de l'huile, exprès pour détériorer votre dîner. Voyez-vous, mon capitaine, vous êles trop bon; vous ne connaissez pas les gens de ce pays; ce sont tous des traîtres et des sournois.

LE CAPITAINE

Allons, tais -toi, imbécile! on ne t'aura pas compris; tu parles si bien l'espagnol!

LE TAMBOUR

Pour ce qui est de ça, mon capitaine, je me suis parfaitement expliqué. J'ai été assez longtemps en Italie pour savoir que le vinaigre s'appelle aceto.

LE CAPITAINE, qui ne peul s'empêcher de soarire.

Oui , en Italie ; mais ici aceyte c'est de l'huile, et vinagre du vinaigre, nigaud! et si, comme je le vois, tu as cassé la bouteille de ce brave homme , il a eu raison de s'en fâcher. {Lui dannant un papier.) Porte cet ordre au lieutenant Raoul.

IM ÙEVX MINA. lis

LB TAMBOUR

Oui; BKm capitaine! {Ens'enaUanU) Àcmée rhwte> à présent ! maudit baragouin du diable !

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