‹ Les deux noblesses: comédie en trois actesChapitre 23 sur 89 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

d'arnac.

Alors vous ne m'entendrez pas. •

ROCHE

Vous devez parler à la Chambre?

d'arnac.

Non, il s'agit de Tout à la joie, la revue qu'on donne le dix-huit chez la duchesse de Beauvais.

ROCHE

Vous y jouez?

Je fais le compère.

En ce cas nous resteroas ! Oh ! nous resterons ! (a d'Amac. ) Je ne vous ai entendu à la tribune qu'une fois... sur les céréales...

ROCHE, â part.

Son discours annuel.

LA MARQUISE

Vous m'avez fait un plaisir! Vous jouez si bien la comédie! Vous étiez là comme chez vous î

ROCHE, arec bonhomie.

11 sera encore mieux dans le compère; vous verrez!

D'aRNAC, confus.

Oh! — Mais souflrez que je vous quitte. D'ici à ce soir, de grosses questions ouvrières...

MADAME ROCHE

Faites donc, monsieur.

d'aRNÀG, & Roche.

J'aurai même quelques renseignements à vous demander, cher monsieur, sur la misère dans cette région, les conditions dans lesquelles on pourrait la soulager, théoriquement.

ROCHE

Tout à vous. Nous allons sortir ensemble.

d'aRNAC, saluant.

Mesdames, (a la marquis j.) A ce soir.

LA MARQUISE

Je ne veux plus voyager avec vous. Quand on est un aussi vilain radical, on devrait aller en troisième classe, comme le peuple.

ROCHE, & part.

Prends-y garde !

D'ARNAC, à Suzanne.

Mademoiselle... Et ne dites pas de mal de la bicyclette. Vous y mordrez peut-être un jour.

Il sort arec Roche.

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