ACTE TROISIÈME
ROCHE, à Moret.
Oui, je suis millionnaire ! Je le suis avec eux, et ils le sont avec moi ! (aux ouvriers.) Est-ce que je n'ai pas fait pour vous tout ce que peut un patron équitable et généreux? Et si ma part a été plus grande que celle de chacun de vous en particulier, est-ce que ma part de conception, de soucis, de responsabilités, de kbeurs de jour et de nuit n'a pas été plus grande aussi ?BEst-ce que les millions que je vous ai ( consacrés dans ce pays en écoles, en hôpitaux, en habitations confortables, en caisses de secours, en caisse de retraites, en œuvres de tout genre, ne dépassent pas de beaucoup l'argent que j'ai pu garder pour ma propre famille?
LE VIEIL OUVRIER
Ça, c'est vrai..^ .^
ROCHE
Comptez, et vous verrez !
UN AUTRE OUVRIER
Il a tout de même raison, le patron I
Enfin, ceux qui vous excitent, auraient-ils fait mieux? Auraient-ils fait autant?
(.E VIEIL OUVRIER
Pas de danger I Vive le prince!
TOUS, enleyés*
Vive le prince!
ROCHE
11 n'y a plus de prince. Je m'appelle Roche»
Les ourrieri s'achiminenl yen la porte*
UN OUVRIER, à ses camarades.
Eh bien, s'ils étaient tous comme ça, on pourrait s'entendre.
Les ouvriers sont sortis.
ROCHE, à Moret, qui est resté.
Vous, je vous conseille de quitter ce pays au plus tôt, et qu'on ne vous y revoie jamais. Adieu.
MORET
Bah! j'ai le monde.