‹ Les deux noblesses: comédie en trois actesChapitre 87 sur 89 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

HENRI

Oui, mon roman!... Victime du vôtre! Cet argent que vous avez gagné, ce nom que vous avez inventé... ces deux belles trouvailles dont vous êtes si fier, voilà les deux seuls obstacles au bonheur de votre fils, qui, si vous l'aviez laissé d'Aurec, occuperait la position sociale à laquelle il a droit, et pourrait épouser la femme de son rang, pauvre comme lui, qu'il aime et dont il est aimé... Non, non, voyez-vous, toutes vos belles raisons morales sur les temps nouveaux et les prétendus devoirs des nobles à notre époque, ne me convaincront jamais I En dépit de tout, le nom est une chose sacrée que Dieu seul donne avec la vie, qu'il reprend avec la mort ; les honmies n'ont pas le droit d'y toucher ! Mais aiguiller, comme vous l'avez fait pour moi, toute une vie humaine dans une direction nouvelle et fausse, transformer un descendant de connétable en un marchand d'huiles, et remplacer un nom illustre qui était le sien par le premier nom venu cueilli dans le Bottin... cela c'est pire qu'une substitution de personne, c'est un crime, c'est comme si j'étais un enfant volé !

ROCHE

Tu t'oublies !

HENRI

Non pas. Je me retrouve I Je m'appelle Henri d'Aurec, duc de Talais, et je vais le crier partout l

ROCHE

Crie-le, si tu veux !

SCEXE X

Les Mêmes, le MARQUIS, MADAME DURIEU, SUZANNE.

BENRI.

Certamement ! (ipacemt le Bafqaii.) Et tout de suite ! Vous n'êtes peut-être pas, monsieur le marquis, sans avoir entendu parler du prince Dominique d*Aurec ?

Madame Onnea, ft ee bob, pftUt et porte la Baia é ioo eaemr, nm que penonne s*ea apercof Te pontaoL

LE MARQUIS

Je crois bien I

TroaUe croimnt de madamf Dnrieii qoi Cul na oa deux pas. ROCHE, an marqois tamâ émotion.

Vous l'avez connu?

LEMARQUIS.

Beaucoup! J'étais là, quand on l'a pincé, trichant au jeu.

ROCHE, prenant le marqnii à la gorge.

Vous mentez I

LE MARQUIS, letant la mala tor Roche, mais empéthé par Henri.

Monsieur 1

ROCHE

C'était mon père.

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