CLAIRVILLE, DUPARC
DUPARC, sortant de chez lui.
Déjà ici, mon cher Clau'ville? vous venez prendre ces dames?
CLAIRVILLE
Je viens les prier de ne pas m'attendre.
DUPARC
Comment !
ACTEI, SCÈNE VII. ^^
CLAlPuVlLLE.
DUPARC
C est comme moi.
CLAIRVILLE
Les affaires avant les plaisirs,
DUPARC
C'est cela mon cher; les femmes sont bien heureuses-
nh;r'^:ner:r;r::^:r^' "^"^^^"^•"^"^^^- ^« ^'-^-
CLAIRVILLE
Ce n'est pas vous que l'avenir doit inquiéter.
'DUPARC
Quand votre petite sera en âge d'être mariée vous sau rez ce que c'est qae les embarral d'un père de famille!
CLAIRVILLE
Cela fait une belle dot.
DUPARC
Qui rendra moins oxigeon. sur celle ,„e je e„n,p.ais
donner ; uuiis vous sentez qu'il n'y a pas de temps a pei'dre, car il faut que la place soit remplie , et si je tarde à proposer un sujet au duc, il en prendra un de la main d'un autre, qui a peut-être aussi une fille à marier. Or, vous savez que mn belle-mère a imaginé de donner des bals à Paris et à la campagne , prétendant que plus d'un» mère avait trouvé de la sorte un mari pour sa fille.
CLAinVILLE.
Oui , cela se pratique ainsi dans beaucoup d'honnêtes maisons.
DUPARC
Et cela léusslt.
Quelquefois.
CLAIRVILLE
DUPARC
Eli bien ! nous venons de passer en revue tous les jeunes gens de notre connaissance , et nous n'en voyons pas un seul qui réunisse toutes les qualités... 11 y a bien noire cousin Pastoureau , que je crois amoureux de Sophie.
CLAIRVILLE
Le tendre faiseur d'élégies , mon fournisseur de romances , le grand joueur de boston et de billard.
DUPARC
Il a quelque fortune , il est avocat , il plaide peu ; mais ma belle-mère veut une inclination réciproque , et moimême , si je pouvais trouver mieux.... Parbleu , mon ami, vous qui donnez des leçons aux jeunes gens des meilleures familles , vous devriez bien me chercher mon affaire parmi vos écoliers.
CLAIRVILLE
Moi!
DUPARC
Oui, vous. 11 faut au duc un homme actif, intelligent, instruit ; il faut à ma fille un jeune bomme aimable , sensible. Moi , je veux un gendre d'une humeur égale , facile. Delà probité, des bonnes mœurs, cela va sans dire. Trouvez-nous cela , mou clier ami : je donne au jeune homme unefoi'tune assez considérable après moi, et dès à présent