‹ Les deux PhilibertChapitre 14 sur 82 · CLAIRVILLE, DUPARC · texte numérisé non relu

CLAIRVILLE, DUPARC

DUPARC, sortant de chez lui.

Déjà ici, mon cher Clau'ville? vous venez prendre ces dames?

CLAIRVILLE

Je viens les prier de ne pas m'attendre.

DUPARC

Comment !

ACTEI, SCÈNE VII. ^^

CLAlPuVlLLE.

DUPARC

C est comme moi.

CLAIRVILLE

Les affaires avant les plaisirs,

DUPARC

C'est cela mon cher; les femmes sont bien heureuses-

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CLAIRVILLE

Ce n'est pas vous que l'avenir doit inquiéter.

'DUPARC

Quand votre petite sera en âge d'être mariée vous sau rez ce que c'est qae les embarral d'un père de famille!

CLAIRVILLE

Cela fait une belle dot.

DUPARC

Qui rendra moins oxigeon. sur celle ,„e je e„n,p.ais

donner ; uuiis vous sentez qu'il n'y a pas de temps a pei'dre, car il faut que la place soit remplie , et si je tarde à proposer un sujet au duc, il en prendra un de la main d'un autre, qui a peut-être aussi une fille à marier. Or, vous savez que mn belle-mère a imaginé de donner des bals à Paris et à la campagne , prétendant que plus d'un» mère avait trouvé de la sorte un mari pour sa fille.

CLAinVILLE.

Oui , cela se pratique ainsi dans beaucoup d'honnêtes maisons.

DUPARC

Et cela léusslt.

Quelquefois.

CLAIRVILLE

DUPARC

Eli bien ! nous venons de passer en revue tous les jeunes gens de notre connaissance , et nous n'en voyons pas un seul qui réunisse toutes les qualités... 11 y a bien noire cousin Pastoureau , que je crois amoureux de Sophie.

CLAIRVILLE

Le tendre faiseur d'élégies , mon fournisseur de romances , le grand joueur de boston et de billard.

DUPARC

Il a quelque fortune , il est avocat , il plaide peu ; mais ma belle-mère veut une inclination réciproque , et moimême , si je pouvais trouver mieux.... Parbleu , mon ami, vous qui donnez des leçons aux jeunes gens des meilleures familles , vous devriez bien me chercher mon affaire parmi vos écoliers.

CLAIRVILLE

Moi!

DUPARC

Oui, vous. 11 faut au duc un homme actif, intelligent, instruit ; il faut à ma fille un jeune bomme aimable , sensible. Moi , je veux un gendre d'une humeur égale , facile. Delà probité, des bonnes mœurs, cela va sans dire. Trouvez-nous cela , mou clier ami : je donne au jeune homme unefoi'tune assez considérable après moi, et dès à présent

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