SCÈNE VIII
DUPARC, PHILIBERT cadet.
PHILIBERT cadet , parlant de la coulisse.
Je suis beau joueur, INI. Pastoureau, et je ne m'en irai pas sans vous donner votre revanche.
Le billard a donc bien de l'attrait pour vous , jeune homme?
PHILIBERT cadet.
Beaucoup d'attrait, je ne m'en caclie pas. Avcz-vous vu comme j'ai lestement gagné cette première partie.^ Je pourrais céder des points à l'élève du café Turc. Laissons cela. Vous avez désire me parler.
DUPARC
Oui, Monsieur.
PHILIBERT cadet.
Moi-même , j'ai de grands projets à vous confier.
DUPARC
Eh bien! Monsieur, causons.
PHILIBERT cadet.
Causons.
DUPARC
C'est d'après le témoignage de plusieurs de vos amis que nous avons cherché à faire connaissance avec vous.
PHILIBERT cadet.
De plusieurs de mes amis!
DUPARC
Oui.
PHILIBERT rade t.
C'est possible. J'ai cru qu'il n'y en avait qu'un j tant mieux s'il y en a plus.
Tous m'ont vanté vos excellentes qualités.
PHILIBERT cadet.
Monsieur , ces amis-là sont bien bons , et je leur ai beaucoup d'obligation.
DUPARC
Mais pour que nous vous accordions tout-à-fait notre estime , ii est bon que vous vous fassiez connaître par vousmême.
PHILIBERT cadet.
C'est juste. .Te vous dirai d'abord , Monsieur, pour vous rendre votre politesse , qu'on m'a parlé de vous comme d'un homme pleiii de probité, fort habile, et qui , ayant la confiance de plusieurs très-riclies j.articullers, pomaitetre ti'ès-utile aux jeunes gens qui voulaient faire des affaires.
DUPARC
Plaît-il , Monsieur ?