‹ Les deux reines operacomique en un acteChapitre 15 sur 29 · KOLLER , MARGUERITE · texte numérisé non relu

KOLLER , MARGUERITE

KOLLER. Ecoutez-moi. . . et soyez sincère. . . je le serai moi, mademoiselle.

MARGUERITE. Mademoiselle... pourquoi ne dites-vous plus Marguerite.

koller. Il me semble que je n’ose plus.

LE MAGASIN TÙlfkAL.

lü

marguerite , « pari. Du respect...

mais cela devient inquiétant. (Haut.) Osez . . .

KOLLER. Eli bien! donc, Marguerite. ..

je vous ai reçue chez moi. . . sans m'informer d’où vous veniez. . . sans hésiter un moment.

MARGUERITE. Et je vous en remercie.

KOLLER. Une indiscrétion du gouverneur vous a appris mon histoire.

MARGUERITE. Vous me la rappelez...

on vous a fait une injustice. , . elle sera réparée.

kOLLER. Peu m'importe. . . à présent , j’ai renoncé à la mer. . . i mon avenir de fortune.

MARGUERITE. Ce n’est pas sans retour ...

kOLLER. Sans retour.

H AH GUERITE. C’est un parti pris bien soudainement.

kOLLER. C’est ainsi que j’ai toujours agi. . . Il y a dans les premiers mouvemens du cœur un instinct qui vous avertit de ce qui vous sera heureux ou malheureux. . . eh hienl lorsque vousêtes arrivée dans ma misérable maison... quelque chose aussi , m’a dit , voilà du bonheur qui te vient

MARGueniTE, touriant. Et j’espère que vous avez eu raison.

kOLLER. Puis, vous m’avez avoué que vous étiez sans amis.

Marguerite, à pari. C’est peut-être plus vrai qu’on ne pense.

kOLLER. Sans famille.

Marguerite, d part. On n’en a pas à ma place.

KOLLER. Enfin que vous vous appeliez . . .

MARGUERITE. Marguerite.

KOLLER. Un nom que je n’ai jamaisprononcé sans avoir les larmes aux yeux, sans me sentir le cœur serré.

MARGUERITE. Vous avez aitpé une fe mme de ce nom?

kollbr. Cétait celui de ma mère. . . et j’ai pensé que je voudrais bien. . . que ce fût aussi celui do ma femme.

MARGUERITE. De votre femme. . . (A part.) J’en étais sûre... et je l’ai laissé parler. .. c’est bien mal.

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