‹ Les deux reines operacomique en un acteChapitre 17 sur 29 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les mêmes, MAGNUS.

hagaus, à part en entrant. Encore une circonstance à laquelle je ne comprends rien. . .Madame, des chevaux vous attendent. . .mais, voici une lettre.

MARGUERITE. Pour moi...

MAGXUS. Pour vous.. .un courrier arrivé à franc étrier vient de l'apporter.

MARGUERITE. Donnez!... qui peut m’écrire?

MAGSUS. Et il m’a recommandé de vous

If

la remettre à l'instant... sans doute , il ■vient tous chercher.

MARGUERITE .Elle ouvre la lettre . il/ a gnns cherche d lire pardeteut son (poule. Marguerite s'en aperçoit. Comment?. ■

magnus. Pardon... c’est une habitude.

KOLLER, d part. Que disent-ils donc ensemble?. . aurais-je été joué?, .si je le savais!...

marguerite, Usant. La lettre est du premier ministre. « Madame, malgré tous « mes efforts, la guerre vient d’être déci- « déc contre la Suède. La reine Christine,

« A qui nous devons tous nos malheurs, a « mis le pied sur un territoire ennemi...

« Le courrier qui voua apportera cette lct- « tre ne précédera que de quelques heures « les ordres expédiés aux agens du gou- « vernement, pour la retenir prisonnière « partout ml on la trouvera... Je vous ré- « vêle les secrets de l’état pour que votre « majesté évite les dangers qui peuvent o accompagner une telle arrestation. Signé Hunstcin. Il y a de dangers ici que pour elle... Il faut qu’elle s'éloigne... Monsieur le gouverneur... Je ne pars pas.

MAGNUS. Ah !...

MARGUERITE. S’il vous arrive des depêchesA votre nom, vous mo les remettrez avant de les ouvrir.

magnus. Mais...

MARGUERITE. Ah! prenez garde de désobéir...

KOLLERdparf . lis son l d’intelligence. . .ce n’est pas douteux. Et ce petit monsieur de Dohna est, sans doute, de la partie... qu’ils prennent garde!

marguerite. Monsieur Koller, le comte de Dohna ne devait se reposer qu’une heure... il doit être temps de le prévenir... s’il veut s'éloigner.

KOLLER. Ah ! vous avez bien envie de le revoir ... n’est-ce pas?... le comte de Dohna s'éloigne, et vous, Marguerite, vous quittez aussi cette maison.

marguerite. Oui.

magnus. Eh bien! elle vient de me dire le contraire.

marguerite. Je n’y peux plus demeurer après...,

KOLLER. Après lui... bien ! bien !... Je vois ce que c’est. J’ai été joué. (A part.) Je ne peux pas me venger sur elle.. . mais je voudrais trouver quelqu’un. ( Regardant Magnus. ) Pardieu ! voici mon homme, que venez-vous faire ici?

magnus. Ma foi! vous me feriez plaisir de mel’apprendrc.

KOLLER. Venez-vous surveiller les in" trigues dont vous êtes le complaisant ?

MAGNUS. pialt-il?

koller. Permis A vous de jouer ce rôlela ... mais une autre fois, ne choisissez pas ma maison pour y ménager des rendezvous d’ainour entre un jeune fat et une coquette.

magnus. Comment. Madame?... (d part) Eh bien! je m’en suis toujours douté !...

c’est incroyable ce que j’ai de pénétration.

MARGUERITE. Vous êtes fou M. Koller.

KOLLER. Ah! laissez-moi!

marguerite. Si vous saviez. . .

koller. Je ne veux rien savoir... je n’écouta rien... vous voulez partir...

eh! bien que ce soit tout de suite.

Marguerite. Un moment!

koller. Ah !... c’est juste !... il n'est pas encore prêt, je vous conseille de l’éveiller...

(Il frappe avec une cliaijr contre la porte delà chambre oh cat entrée Christine.)

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