SCÈNE XI
Le MÊwe, GEQRGE, rentrant pâle.
SAMUEL
Viens donc, George, l'enfant a faim!
GEORGE
Ah ! que ne puis-je le nourrir de mon sang ? (il Jette son paquet d'outils sur une chaise.) Plus d'espoir ! père, plus d'espoir I SAMUEL , voyant quelques gouttes de sang au bras de George. Qu'ya-t-il?
GEORGE
Plus d'espoir, vous dis-je , je suis allé d'ici chez mon ancien patron, le maître Muller... le maître Muller est mort. Je me suis adressé ensuite à d'autres qui m'ont tous refusé ; ceux-ci , parce qu'ils avaient déjà trop d'ouvriers , ceux-là , parce qu'ils n'avaient pas assez d'ouvrage; ceux-ci, ne me connaissant pas , ceux-là, me trouvant trop faible pour travailler... J'ai voulu prouver ce que je savais, ce que je pouvais faire...
Et ta blessure s'est r'ouverte, pauvre George!..
GEORGE
Et personne n'a voulu m'avancer un schelling à compte sur mon labeur!., je ne sais plus que devenir !
SAMUEL
Tout est dit! mon Dieu ! je courbe la tête sur ta volonté. (A part.) Je me sens plus mal! (Haut.) George, aide-moi à rentrer dans ma chambre, (a part.) Est-ce ma vie qui s'échappe? GEORGE, effrayé.
Mon père!., quelle faiblesse!
SAMUEL
Oui... un peu de fatigue... (George veut le conduire vers sa chambre.) Au berceau, d'abord, (il embrasse l'enfant et le bénit.) Viens!. (George le conduit ensuite jusqu'à la porte.) Laisse-moi , maintenant !..
(Il entre seul dans sa chambre.)