SCÈNE IV BURL, seul
Voyons un peu ma Providence , maintenant que je suis seul avec loi , ce que tu me conseilles de faire ! causons là sérieusement! Si je tiens Murray par la crainte qu'il a que je ne remette le testament à George , il me lient aussi par la crainte que j'ai d'être pendu. Il a dit vrai , il me sait par cœur; je suis à jour; il pourrait écrire mes mémoires ; je n'ai plus la moindre chance d'être un héritier, un Hospur; mais puisque je ne puis avoir tout le rosbiff, tâchons du moins d'en attraper une bonne tranche. C'est égal... ce que ce diable d'homme exige de moi me coupe l'appétit. Si George n'était pas un ancien ami... mais au fait, ne suis-je pas encore plus mon ami que le sien... et charité bien ordonnée... Ce satan de la banque qui vient me causer potence. Allons, c'est dit, George n'échappera pas , on me met le marché à la main , on me met... le couteau sur sa gorge... il faut qu'il disparaisse... Et les camarades qui ne viennent pas... c'est comme un fait exprès, parce que j'ai besoin d'eux. Je leur avais cependant bien dit : A la taverne du Serpent pour ce soir!.. Ils n'ont pas plus de nez... Il est vrai que la lune n'est pas encore complaisante... Allons à leur rencontre!.. (Il sort.)