SAMUEL, GEORGE
GEORGE , se penchant vers Samuel.
Rassurez-vous, mon père, vous paîrez, vous paîrez et vous ne mourrez pas, je l'espère. Nous ne serons peut-être pas toujours aussi malheureux. Reprenez courage ! moi , je me fie à des temps meilleurs : vous savez que j'ai de l'ambition , quelque capacité. Eh bien ! dans les longues journées de loisir, dans les longues nuits d'insomnie passées à l'hôpital, j'ai médité, réiléchi, inventé... et , par l'éducation que vous m'avez donnée généreusement , mon père, je suis devenu mieux qu'un serrurier, un mécanicien... Dès que j'aurai gagné quelques avances , je sens que je ferai fortune et que je reconnaîtrai , enfin , tous vos sacrifices et vos bienfaits... Demain , oui, demain, j'irai travailler... SAMUEL, à part.
Demain! Ils viendront aujourd'hui. (Entendant frapper.) Eux, déjà!
GEORGE
Mon père , vous pfdisscz !.. et Paul qui ne revient pas...
(Il va vers la porte avec inquiétude.)