‹ Les deux soeurs de charité (volume 2)Chapitre 12 sur 18 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

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Dans une enceinte lumineuse formée jjij t

de ciel et d'eau, le beau navire Le Vainqueur giissail sur la mer du Nord. Ses flancs étalent couveris d'écussons et de trophées d'armes de la plus éclatante

180 LUS DIUX SOEURS

dorure; ses fioes voiles, ses légers agrès le couronnaient d'une blanche et transparente auréole. Au. centre de ce cadre radieux, au pied du grand mât du vaisseau, on voyait un groupe composé des principaux passagers du bâtiment. C'étaient des officiers supérieurs des armées anglaises et des femmes de riche et belle apparence : un cercle d'écujers, de page» et de suivantes entourait les nobles voyageurs.

Assez loin de là, tout à l'arrière du bâtiment, était une tente formée, comme sur le champ de bataille, do quelques fusils croisés couverts d'une toile grise. Par moments on entendait sortir de acs-

Di: CUAUITÈ ISl

sous celle toile de faibles plaintes ou de rapides bruissements de chaînes; une sentinelle promenait a l'entour ses pas monotones.

Parmi les personnes réunies sur le pont du navire, se faisait remarquer une jeune femme qui, sous son manteau de fourrure, son chapeau et son voile de voyage, conservait encore le bouquet blanc d'une mariée. Debout, près d'elle, était un homme qui dominait tous les autres par sa haute taille et par l'air de commandement empreint sur ses traits.

Paré de Tuniforme d'ordonnance et de tousses insignes d'honneur, il rappelait ainsi l'appareil d'une grande cérémonie.

182 LES DEUX SORURS

— Je vous plains beaucoup, duc de Marlboroiiffb, dit un vieux général en s'adressant a ce seigneur, d'avoir été obligé de metîre à la voile le jour même de voire mariage, sans avoir le temps de

'Vider la coupe des noces (Sans lé poft âe Mlddlebourg.

— Les ordres de la reine étaient précis, répondit le duc. Rappelé subitement de Flandre et attendu à Londres à jour fixe, j'aî traversé' a la hâte l'île de Walchcrên où m'attendait ma belle Régina, celle ch* re fille de notre Angleterre transplantée depuis trop longtemps sur un sol étranger; je n'ai eu que qneîqués heures pour prendre le lilfe de son

DE CHAFîTK

éfJoBt; él il a fallu passer de l'autel Notre-Dame siùt le vaisseau "le Le Vainqueur.

~ '^oiiFrâit-on se plaine 'è de toyager ■pàf \îii fei beau tem|)S, dit Régina, la jeune femme ati boiiquel blanc; lé ciM est si s'orëin et la mer si belle! nous 'tKâveràbns une enceinte d'azur.

'''^*iil*t!ela est vrai, mon bel ange, répondit le duc de'ffài-lbôrough; mais il est une autre enceinte d'azur que j'âitnerais

'ërilèore davantage : c'est la chafnbre bleue qui nous attend.

ny cMC' Qu'est-ce que la chambre bleue ?

^'à'àlMnàé' le VîeVi'x gdn^i^al Wilmolh.

**"J^— "^C'eil' a lu'oV "d'expliquer ceci,' si

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