‹ Les deux soeurs; drame en quatre actesChapitre 37 sur 92 · ACTE ItEUXlE.VIl · texte numérisé non relu

ACTE ItEUXlE.VIl

Il lie me reste plus que le choix entre raudace ou l'Iiypoerisie. Je préfère l'audace.

CÉCII.E.

Mais cette audace peut le porter à toutes les extrémités! Elle peut le rendre fou de douleur!

V ALEXTI X E.

. Il n'y a qu'au théâtre et dans les romans qu'on perd ainsi lu raison. Robert aura un violent chagrin ; mais ce nuage passera comme passent tous les nuages. Ce ne sera pas le premier mari qui aura cessée d’ètre aimé par sa femme et qui s'en sera consolé.

CÉCILE

Jamais Robert n’acceptera cette situation.

VVLEXTIXE.

Eh bien, s'il ne l'accepte pas, nous nous séparerons. CÉCILE.

Te séparer de ton mari ! Comment une telle pensée a-t-elle pu te venir à l’esprit ?

V ALENTIRK.

Tout... plutôt que de renoncer à Armand !

CÉCILE

Ce serait le scandale.

VALENTINK.

Ce serait la liberté !

Le inonde dira de toi que tu as été aussi mauvaise mère que mauvaise épouse.

VALEIITISE.

Oui, pendant huit jours, jusqu'à ce qu’une autre histoire lui fasse oublier la précédente.

CÉCILE

Mais, violent comme il est, si Robert provoque en duel le duc de Beaulieu 7...

VALENTINE

Sachant que le duc de Beaulieu ne pourrait accepter, Robert ne le provoquera pas.

CÉCILE

Tout est possible, tout est à craindre. .\rrôte-toi, je t'eu conjure, sur le bord du précipice où je vois que tu vas tomber. Faut-il pour te retenir que je me jette à tes genoux..., je m’y jetterai !

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