‹ Les deux soeurs: drame en trois [i.e. 4] actes avec une préfaceChapitre 13 sur 108 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

que je viens d'indiquer, mesure où le concours du collaborateur rectifie et fortifie l'œuvre et ne la dénature pas, il m'eût été probablement continué pour les Deux Sœiirs, qui, à leur tour, eussent aussi gagné à cette association de l'art et de l'idée.

Le pardon ayant occupé la première place dans cette série d'études dramatiques qui ont pour objet et pour sujet la question du mariage^ le duel eût occupé la seconde, et l'article 32A la troisième.

Lorsque le mari, à tort ou à raison, met la pureté de son honneur dans la fidélité de sa femme, le duel est-il une réparation de l'outrage, et l'amant, sans encourir les justes sévérités de la conscience publique, peut-il se battre à outrance contre le mari? Je dis à outrance^ car ce dernier ne permettra certainement pas que celui qui n'a point épargijé son honneur épargne sa vie.

Si l'indignation et l'irritation du mari sont au comble et qu'elles aillent jusqu'à la provocation la plus extrême, la plus offensante, que devra faire l'amant à son tour outragé? Se contiendra-t-il jusqu'à l'héroïsme et poussera-t-il jusqu'au sacrifice de sa propre vie le respect de la vie du mari? ou se démentira-t-il en finissant par accepter la provocation qu'il avait com-

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